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Mathieu 5

2022-C-Mt 5, 17-19 -mercredi de la 10e semaine ORDINAIRE- autrement l'évangile

Une petite phrase est répétée sept fois dans ce chapitre cinq comme pour nous dire que nous sommes durs d’oreille. Moi, je vous dis. Jésus semble insinuer qu’une autre interprétation de la manière de pratiquer la religion puisque c’est de cela qu’il s’agit dans ce discours, est possible. Il est facile de soupçonner que cela a soulevé de vives réactions tant positives que négatives parce que Jésus aborde quelque chose d’intouchable. D’inimaginable. Quelque chose comme un dogme.

2022-C-Mt 5, 17-19- mercredi de la 3e semaine du CARÊME- la « voie» de Jésus

Quel renversement de perspective que l’attitude de Jésus en regard à la loi ! Nous assistons avec cette déclara-tion je suis venu non abolir, mais accomplir à une sortie de la religion (Marcel Gauchet) qui au temps de Jésus était axée sur une sorte de comportement du maquillage. Paul invite les Galates à ne pas se remettre sous le joug de l’esclavage (Cf. Ga 5,1). Commentant l’épître aux Galates, le pape observait que le Christ est venu nous libérer de l’esclavage du légalisme . En répétant par sept fois, vous avez appris, moi, je vous dis, Jésus dicte un chemin d’humanité pour devenir homme nouveau, créature nouvelle. Il trace les contours de ce qu’est l’esprit du christianisme (Joseph Moingt).

2022-C-Mt 5, 43-48- samedi 1er semaine du CARÊME- la philosophie de Jésus : nous tenir en éveil.

Pour être parfait, si cela est possible, il faut que nous soyons absolument vidés de tout ce qui n’est pas humain. Dès qu’il se met en route sur sa terre natale, Jésus appelle ses compatriotes à plus d’humanisme. C’est en descendant de la montagne que Jésus lance une sorte de manifeste (Benoit XV1) des droits inaltérables à être aimé, qu’il édicte sa philosophie de la vie qui l’accompagne sur la route de l’annonce de sa miséricorde et qu’il adresse à tout humain, quelle que soit sa race, sa couleur, sa culture, sa religion.

2021-B-Mt 5, 17-19 -mercredi 10e semaine ORDINAIRE- rebelles à l'Évangile

Il y a une pandémie plus profonde qui devrait nous inquiéter, c’est celle du fondamentalisme, du sectarisme, du populisme qui soumet la foi à une épreuve d’une radicalité sans précédent. C’est un véritable séisme qui fragilise l’inouï de l’actualité de l’Évangile et lui enlève tout son sens. Celui qui se réfugie dans le fondamentalisme a peur de s’engager sur le chemin de la vérité et s’agrippe seulement à la vérité de la loi. Jésus s’est vivement opposé à ceux qui savent ce qu’il faut croire, mais qui n’ont pas la foi[1]

2021-B-Mt 5, 17-19- mercredi 3e semaine CARÊME- quelque chose de neuf commence

Je commence par une affirmation d’un auteur québécois, Hector de Saint Denys Garneau, qui sans porter la signature Jésus en dicte son esprit : le sage n’est pas celui qui s’affranchit des règles, mais celui qui les possède au point de pouvoir les dépasser. Avec Jésus, quelque chose commence qui prend possession de l’avenir (Jean Daniélou). Matthieu dit que Jésus accomplit la loi. Vous avez entendu, moi, je vous dis (Mt 5. 20). La loi nous culpabilise. Jésus nous libère de son esclavage[1].

2021-B-Mt 5, 43-48- samedi 1ière semaine CARÊME- ca suffit

Il y a eu George Floyd, Jack Blake, Samuel Paty, Stephon Clark. La liste de victimes d’idéologie djihadiste, d’organisations terroristes, de califat prononcé par l’État islamique, s’allonge tous les jours. Aucun mouvement comme Black Live Matters ne semble diminuer la propension de la haine, systémique ou pas.

Devant tant de haine religieuse et politique, monte en moi la réponse de Jésus qui, affrontant la haine à son endroit à la veille de sa passion et voyant ses disciples réagir par l’épée leur dit : ça suffit (Lc 22, 38).

2020-A-Mt 5, 33-37 - samedi 10e semaine ordinaire- petit virus

Je suis toujours étonné, voire émerveillé, de comprendre que Jésus nous propose quelque chose de plus élevé que de faire serment comme on le dit sur la tête de ma mère. Le discours sur la montagne en entier incite à pratiquer la justice, à aimer la solidarité, à s’occuper des autres, à ne pas leur donner le dos, à favoriser une cohésion sociale et un environnement fraternel. Jésus pose une question toujours actuelle : les autres ont-ils une place dans ma vie ? Il éveille à quelque chose de plus que de tout relier à soi ou de vivre les yeux levés au ciel.

2020-A-Mt 5, 17-19 - mercredi 10e semaine ordinaire- humain d'abord

Cette page de Matthieu pose la question de la légitimité de Jésus. Qui est ce Nazaréen ? D’où vient-il? Quelle est son origine ? De quelle école sort-il pour parler comme il le fait ? D’où tire-t-il son autorité, ce moi, je vous dis ?

Les évangélistes ne parlent pas de la vie intérieure de Jésus. D’ailleurs, Jésus lui-même n’en fait pas mention. Homme simple, Jésus ne s’attribue pas les titres de maître, de rabbi, de Messie, de fils de l’homme. Ce sont là des titres post mortem qui lui ont été attribués par ses disciples.

2020-A-Mt 5, 17-19 - mercredi 3e semaine Carême- vers un mode de compassion

Nous ne saisirons jamais assez qu’il y a une distance abyssale, presque infranchissable, entre la pratique de la loi enseignée par les professionnels de la religion au temps de Jésus, comme d’ailleurs aujourd’hui, et la manière dont Jésus l’entrevoit.

Il n’est pas venu abroger la loi, mais l’accomplir. Les auteurs modernes affirment qu’il s’agit d’une parole assurément prononcée par Jésus. L’accomplir dit toute sa nouveauté provocatrice. Jésus laisse entendre que la loi est mal pratiquée. La nouveauté est le passage d’une pratique tout extérieure à celle du cœur. Jésus ne propose pas un nouveau code de loi pour régler les problèmes.

2020-A-Mt 5, 43-48-samedi 1iere semaine carême-aimer vos ennemis

Jésus l’a annoncé. Il l’a proclamé : le royaume est arrivé. Mais il faut le définir. Il implique une manière radicalement différente de vivre avec l’autre. Le pardon est son trésor, se réconcilier en est la règle d’or. Le peuple avait une loi pour régir sa relation avec les autres. C’était celle du Lévitique. Dans ce moi je vous dis Jésus récuse une manière de lire la loi qui tolère la violence faite à autrui. Il rehausse le seuil de l’interdit. Il est interdit d’insulter, de laisser la violence engendrer la violence, de mal aimer. Vivre cela, c’est n’être pas loin du royaume de Dieu (Mc 12,34).

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