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Mathieu 5

2019-C-Mt 5,33-37 - samedi 10e semaine ordinaire- qui est ce «moi je vous dis» ?

Moi je vous dis. Mais qui est ce « moi je vous dis»? N’entendons pas cette parole comme un juron, comme «je le jure sur la tête de ma mère». N’entendons pas cette parole comme imposant un chemin, une attitude ou encore ce que nous devons absolument faire. La bonne nouvelle sera toujours exprimée dans des mots humbles, sans l’appuyer sur un autre comme pour lui donner plus de poids. Ce n’est pas en mentionnant le nom de Dieu à temps et à contretemps (2 Tm 4, 2), en donnant de bonnes réponses aux questions sur Jésus que nous donnerons du poids, de la valeur à nos dires.

2019-C-Mt 5, 17-19 -mercredi 10e semaine ordinaire- notre capacité vient de Dieu

Qu’est-ce qui dirige nos vies ? Quelle loi dirige nos vies ? En reprenant le chemin du Temps ordinaire, ces questions reprennent toutes leurs pertinences. Il est temps de savoir où nous voulons nous diriger, si nous désirons vivre une plus grande intimité avec la manière dont Jésus approche la loi ou de dépendre entièrement de la loi. Il ne s’agit plus de retourner à nos affaires comme les disciples retournant à leurs affaires, à leur barque. Il faut demeurer en route, en état de marche parce que c’est en marchant que Jésus nous rejoint.

2019-C-Mt 5, 43-48 -samedi 1ière semaine carême- unifier le divin et l'humain

Frère, tu aimes tes ennemis de telle façon que nul ne discerne quelle différence il y a pour toi entre eux et tes amis. Ces mots sont d’un saint évêque du IVe siècle, Zénon de Vérone. Dit autrement : que personne ne distingue une différence en nous entre aimer Dieu et aimer nos ennemis, nos opposants. Dieu, par sa demande d’aimer nos ennemis, a unifié en nous l’humain et le divin. Voilà le projet de notre carême qui nous est présenté aujourd’hui

2019-C-Mt 5, 17-19- mercredi 3e semaine carême- amendement constitutionnel

Aujourd’hui, Jésus nous invite au dépassement qui inscrit l’infini du désir de Dieu dans le quotidien de nos vies1 pour citer Daniel Marguerat, un exégète protestant. Respecter une loi, mettre en pratique ces ordonnances, les garder [pour qu’elles soient] votre sagesse et votre intelligence aux yeux de tous les peuples (Dt 4, 5), c’est en soi tout un défi. Mais Jésus en rajoute. Il appelle à un changement radical, non à un changement de la loi, mais à un changement de notre relation à la loi.

2018-B-Mt 5, 17-19 -mercredi 10e semaine ordinaire- sois un exemple non un législateur

Sois pour eux un exemple, et non un législateur. C’est la réponse que donne un grand priant du IVe siècle à quelqu’un qui lui demande comment donner des ordres. Il ajoute: garde-toi de les corriger, mais accomplis ce que tu aimerais leur dire […] S’ils veulent vivre, ils verront d’eux-mêmes. Sa réponse semble dire : il verra de lui-même en t’observant comment bien vivre. Ce grand priant, Abba Poemen, ne juge personne, se refuse à condamner et préfère bien vivre ce qu’il a à vivre.

2018-B-Mt 5, 33-37-samedi 10e semaine ordinaire- le pouvoir d'un oui

Il y a des questions toutes simples (qu’est-ce qu’on mange pour souper ?). Il y a des questions qui s’imposent à nous et qui ont le pouvoir de nous déranger: comment dire Dieu, aujourd’hui ? Que signifie rencontrer Dieu? Pourquoi prier ? Il y a des questions fermées qui commencent habituellement par un pourquoi ; des questions ouvertes qui, elles, débutent par un comment.

2018-B- Mt 5, 43-48 samedi 1e semaine carême- une bonne affaire ?

Premier étonnement. Je comprends pour la première fois que Jésus ne nous défend pas de nous faire des ennemis. Il nous demande d’aimer les ennemis que nos comportements peuvent engendrer, jusqu’à leur pardonner de ne pas comprendre. Jésus s’est fait des ennemis qui s’opposaient à sa personne.

Comment ? Par des déclarations incendiaires qui provoquent de vives polémiques : rendez à César ce qui est a César (Lc 20, 25), mon royaume n’est pas de ce monde (Jn 18, 36), tes péchés sont pardonnés (Lc 7, 49), vous ne pouvez servir Dieu et l’argent (Mt 6, 24), heureux les assoiffés de justice (Mt 5, 6).

2018-B-Mt 5, 17-19 - mercredi 3e semaine carême- «ordonné» à un projet d'humanisation

En écoutant ce passage du sermon sur la montagne qui circonscrit le projet Jésus, un premier réflexe est de faire du zapping, de changer de poste parce que l’appel à un dépassement de l’ordinaire nous rebute. Parce que l’appel à éviter un comportement inapproprié semble dépasser nos forces. Peut-être aurions-nous mieux préféré voir Jésus abolir la loi plutôt que de l’accomplir ? Comme dans tous les films, le meilleur se trouve à la fin, comme au dernier verset : soyez parfait comme votre Père du ciel est parfait (Mt 5, 48). Prenons-nous au sérieux ce verset ? Comment ?

2017-A-Mt 5, 13-16 mardi 10e semaine ordinaire- l'obscurité n'éteint pas la lumière

Dans son livre Juste avant l'aube (Éd. Cerf, Paris, 2017), l'auteur Ibrahim Alsabagh, o.f.m. cap., curé d'Alep, affirme que l'obscurité du monde ne peut éteindre la lumière quand elle est alimentée par la foi. Malgré la pauvreté extrême de sa paroisse, les paroissiens gardent le cap, avec des moyens rudimentaires, de «réchauffer» les plus blessés qu'eux. La spiritualité du noir ne conduit pas à la lumière. Elle ne fait qu'aggraver cette mouvance à s'apitoyer sur son sort, à broyer du noir.

2017-A-Mt 5, 33-37- samedi 10e semaine ordinaire- reflet de la vie divine

En ouvrant sa deuxième Lettre aux Corinthiens, Saint Paul leur écrit que Jésus n'est que «oui» et qu'en ce «oui», cet amen, se réalisent toutes les promesses de Dieu (2 Co 1, 20). Il ajoute que Timothée et lui ne sont pas allés chez eux, à la fois «oui» et «non». Ils ont toujours parlé, ils ont pensé avec les paroles de Jésus et ils vivent imprégnés des paroles de Dieu. Leur seule consolation repose, écrit-il, sur leur «oui» intégral au «oui» de Jésus. Il n’y a en eux, fait-il savoir aux Corinthiens, aucune contradiction entre leur manière de vivre et leur annonce de Jésus. Que c'est beau !

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