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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Avent

2021-C-Lc 1, 46-56 - mercredi de la 4e semaine de l'AVENT- apprendre à décroître

Nous avons besoin de nouvelles cartes pour découvrir le sens de la vie. Chaque jour des directions nouvelles nous sont offertes. Nous venons d’entendre Marie nous offrir une carte qui a guidé sa vie. Elle contient l’itinéraire pour réussir le développement intégral de la personne humaine, disait le pape Benoît. La pierre d’assise de cette carte s’appuie sur les premiers mots entendus. Mon âme exalte le Seigneur. Il s’est penché sur son humble servante. Louer sera toujours une forme de dépossession de soi-même.

2021-C-Mt 1, 18-24 - samedi de la 3e semaine de l'AVENT- une généalogie dérangeante

Donne-moi un point d’appui et je soulèverai le monde, disait Archimède. Impossible de grandir sans d’abord être ancré sur une terre « mère ». Qu’il s’agisse de la genèse de l’univers, de la naissance d’un enfant, de la création d’une œuvre d’art, de l’amour humain, tout repose sur un point d’appui. De génération en génération. La création n’est pas achevée. Elle est en perpétuelle évolution (Cf. Benoît XV1).

2021-C-Lc 7, 18b-23- mercredi de la 3e semaine de l'AVENT- poètes sociaux demandés

Portons attention à la réponse que donne Jésus à la question de Jean : es-tu celui qui doit venir ? Jésus est tellement hors norme dans ses agissements que Jean s’interroge s’il est vraiment celui qui doit venir. Comme réponse à Jean, Jésus l’invite à observer que les gens sont debout, que les pauvres entendent, que les aveugles voient. Allez annoncer à Jean ce que vous voyez. Cette brève réponse est un véritable discours-programme. Elle résume toute la vie de Jésus et atteste qu’il a conscience d’être plus que Jonas, plus que Salomon, plus que Jean.

2021-C-Lc 3, 1-6 - dimanche de la 2e semaine de l'AVENT- entrepreneur en construction demandé.

Je vous propose une image : voir Jean-Baptiste comme un entrepreneur en construction. Il voyait une terre à défricher. Il voyait des routes à reconstruire. Il offre sa solution qui n’est pas politique, économique. Il offre un retournement des cœurs qui passe par l’élimination d’une vie égoïste. Il offre de voir le salut. De préparer le chemin du Seigneur. Vous verrez le salut.

2021-C-Mt 17, 10-13- samedi de la 2e semaine de l'AVENT- sacrement du silence

La première image qui me vient en parlant d’Élie est celle de la brise légère (1 Roi 19.12). Le Seigneur n’était pas dans le bruit, dans la majesté. Il n’est pas là. Dieu se fait entendre à Élie dans un doux murmure. L’amour est toujours presque inaudible comme le bruit que fait une poussière tombant par terre. Ce fil sonore de silence fait plus d'effet sur lui que toutes les puissances. Ce petit murmure le ressuscite.

2021-C-Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8- samedi première semaine AVENT- encadrés d'invisible.

Je n’en finis jamais d’observer comment Jésus est attentif aux besoins des autres. Il saisit que les gens éprouvent un quelque chose de plus, un quelque chose d’autre que leur besoin de plus que du matériel, de plus que d’une bonne santé, de plus que du pain quotidien. Il sait entendre leur savoir du dedans (Jung), ce qu’ils vivent dans la crypte profonde de leur cœur. Jésus est un « voyant » des profondeurs.

2021-C-Mt 15, 29-37 -mercredi première semaine AVENT- festin de miettes

En ouvrant cette saison de l’Avent, monte en moi cette parabole des invités aux noces. Tout est prêt, venez aux noces (Cf. Mt 24, 42-51). Mais les invités s'excusèrent. Nous devons de toutes nos forces nous arracher à cette exubérance d'activité et de multiplicité pour éviter en célébrant Noël d’entendre le reproche de Jésus : mon ami, comment es-tu entré ici sans l’habit de la vraie charité ?

2020-B- Lc 1, 57-66-mercredi 4e semaine AVENT- joie de l'effacement

Pourquoi entendons-nous ces jours-ci le récit de l’annonce faite à Marie et celle faite à Zacharie ? Une réponse spontanée surgit : pour nous ouvrir à la joie. Toute naissance est source d’émerveillement, de joie. Zacharie est tellement fou de joie d’entendre qu’il sera bientôt père d’un enfant qu’il en perdit la voix. Marie, tellement folle de joie, qu’elle s’est mise à courir l’annoncer à Élisabeth. Deux mouvements de joie : se taire parce que c’est inexprimable ; courir parce que la nouvelle est intenable.

2020-B-Lc 1, 5-25 - samedi 3e semaine AVENT- thérapie d'appréciation

Durant cette neuvaine de Noël débutée jeudi dernier, la liturgie est riche de textes, tous orientés pour nourrir notre attente d’une naissance qui a marqué l’histoire des croyants et des non-croyants; celle du Créateur qui se fait créature, enveloppée de langes et couchée dans une pauvre mangeoire (cf. Lc 2, 13-14). Béni soit celui qui vient visiter son peuple. Ce chant ouvre chaque matin la prière de l’Église. Il prend en ces jours préparatoires une connotation différente.

2020-B-Lc 7, 18b-23 - mercredi 3e semaine AVENT- que voyons-nous ?

Nous voyons que Jésus n’a pas répondu à la question de Jean qui s’interrogeait sur son identité. Il a plutôt réorienté son regard sur les signes qui attestaient son identité. Allez rapporter ce que vous avez vu et entendu. Et Luc énumère les signes de l’arrivée de la bonne nouvelle, longtemps attendue.
La réponse de Jésus déplace le regard de Jean. Jésus invite à voir non pas sa personne, mais son souci de rétablir la dignité de chaque humain. Il se dérobe à définir son identité comme il le fera durant toute sa vie publique. Modeste, effacé, Jésus ne se voit pas comme la bonne nouvelle ni comme le Messie longtemps attendu que Jean prêchait par son baptême de conversion.

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