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Timothée

2020-A-Mc 12, 38-44 - samedi 9e semaine ordinaire - anticorps de solidarité

Quand je lis ce passage, je ne peux m’empêcher de songer à la deuxième tentation de Jésus au désert. Donne-toi de l’importance; donne-toi le pouvoir que tu ambitionnes; donne-toi la gloire de la première place, demande le tentateur à Jésus. Une condition : sois en adoration devant toi.

Jésus refuse cette autosuffisance[1]. Il n’éprouve aucun besoin de s’autoproclamer. Pour lui, être dans le Père (cf. Jn 14, 9) était quelque chose de plus fort que de se voir assis sur un trône qui finirait par disparaître.

2020-A- Mc 12, 18-27 -mercredi 9e semaine ordinaire- marcher ou s'arrêter

Le philosophe Emmanuel Levinas fait remarquer qu’il y a deux grandes conceptions de l’existence humaine : celle de l’Antiquité symbolisée par Ulysse qui après bien des pérégrinations, revient au point de départ et celle représentée par Abraham qui marche vers un ailleurs dont il ne connait pas l’endroit. Quitte ton pays et va vers le pays que je t’indiquerai (Gn 12, 1). Abraham se mit en route comme s’il voyait l’invisible (He 11, 27). L’itinéraire chrétien retient cette option de sortir et de se tenir en état de marche.

2019-C-Lc 7,31-35-mercredi 24e semaine ordinaire-vivre notre foi hors les murs

Il y a beaucoup de profondeur dans cette scène du gamin qui joue de la flûte. S’y cache le fait de vivre notre joie dehors, sur les places publiques. Se profile tout le rêve de Dieu, tout son projet messianique d’implanter sa tente au cœur de monde. Dieu, le Dieu de nos origines, veut que tous les humains soient sauvés par la joie. La bonne nouvelle que ce mois missionnaire d’octobre annonce, c’est la joie.

2019-C-Lc 7,31-35- mercredi 24e semaine ordinaire - vivre notre foi hors les murs

Il y a beaucoup de profondeur dans cette scène du gamin qui joue de la flûte. S’y cache un mouvement de vivre notre joie dehors, sur les places publiques. Se profile tout le rêve de Dieu, tout son projet messianique, d’implanter sa tente au cœur de monde. Dieu, le Dieu de nos origines, veut que tous les humains soient sauvés par la joie. La bonne nouvelle que ce mois missionnaire d’octobre annonce, c’est la joie.

2019-C-Mt 25,14-30- samedi 21e semaine ordinaire- aucune consigne

Friedrich Hölderlin écrivait: Dieu crée le monde comme la mer crée la plage : en se retirant. Jésus confirme cela dans la parabole du maître qui part en voyage. Jean Paul II a dit un jour que Dieu travaille à huis clos. Quel entrepreneur aujourd’hui accepterait de s’éloigner de ses affaires pour les confier à d’autres ? À des étrangers ?

Le regard que nous portons sur cette parabole offre autre chose à contempler que la générosité du maître qui distribue selon les capacités de chacun. Autre chose aussi que sa sainte colère devant la politique de l’autruche adoptée par le troisième serviteur pour qui la peur de tout perdre lui a fait tout perdre.

2015-B-Lc 6, 43-49 -samedi 23e semaine ordinaire- comment bâtir sa vie sur le roc ?

Bâtir sa vie sur le roc, porter un bon fruit, écouter et pratiquer, pas si simple que ça. Pour y arriver, le chemin sera toujours indéfini et multiple. Que nous aimerions qu’il n’en soit pas ainsi!

En recevant en 1972 en audience privée le frère Roger de Taizé, le pape Paul VI lui demandait : si vous avez la clé pour comprendre les jeunes, donnez-la moi. Réponse : je voudrais l’avoir, je ne l’ai pas et je ne l’aurai jamais.

2015-B-Lc 8, 4-14- samedi 24e semaine ordinaire- prendre soin de la terre

On croirait relire dans ce texte du semeur tout le message de l’encyclique Loué sois-tu et son appel à garder et cultiver le jardin du monde (# 67). Prendre soin de notre maison commune comme notre sœur avec laquelle nous partageons l’existence et notre mère belle qui nous accueille (# 1), c’est le pourquoi de la création de l’homme. Aucune panique dans ce texte du pape, mais une solide réflexion sur les urgences à nous redonner un regard d’émerveillement et d’étonnement (# 11).

2008-A- Mc 12, 28b-34-Jeudi 9e semaine ordinaire - c’est « dangereux » d’aimer

Si vous avez porté attention, le mot « tu aimeras », ce premier commandement, ne fait pas la une de mes réflexions. S’il y a urgence actuellement, c’est bien celle de redonner aux mots leur sens profond. Il y a des mots tellement utilisés qu’ils se sont vidés de leur sens original. À force d’utiliser sur les cartons de cigarettes : « dangereux », nous n’y portons plus attention. Il en est ainsi des mots. De la Parole de Dieu.

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