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Mathieu 25

2020-A-Mt 25, 14-30 -samedi 21e semaine ordinaire- tout donner pour ne rien perdre

L’épidémie récente fut décriée. Elle fut aussi l’occasion de mettre en lumière quelque chose de caché, non la lumière du mal, mais la petite flamme cachée dans les cœurs de personnes dont le travail passait inaperçu. Aujourd’hui, nous ne voyons que l’inaction, que l’égoïsme des uns, la suprématie des autres.

L’épidémie a révélé des petits gestes de solidarité semblables aux miettes de pain et toutes ces personnes, dont la capacité d’engagement au risque de leur vie, est apparue en pleine lumière. Elle a propulsé au premier rang ceux et celles dont le rôle restait invisible quoiqu’indispensable.

2019-C-Mt 25, 31-46 - commémoration des défunts- rien n'est plus clair que le doute

Les éditions Magnificat publiaient récemment un numéro spécial qui a fait figure d’ovni dans les éditions religieuses[1]. L’auteur offre un parcours qui part d’un monde fini et qui débouche sur un univers infini, divin. Venez vivre, écrit l’auteur responsable du Magnificat, dans l’espace divin l’Odyssée de votre raison d’être ! Et notre raison d’être est de passer du souviens-toi que tu es mortel à souviens-toi que tu es éternel. Quelle transformation de nos regards que ce passage d’un souvenir mortel à un souvenir éternel !

2019-C-Mt 25,14-30- samedi 21e semaine ordinaire- aucune consigne

Friedrich Hölderlin écrivait: Dieu crée le monde comme la mer crée la plage : en se retirant. Jésus confirme cela dans la parabole du maître qui part en voyage. Jean Paul II a dit un jour que Dieu travaille à huis clos. Quel entrepreneur aujourd’hui accepterait de s’éloigner de ses affaires pour les confier à d’autres ? À des étrangers ?

Le regard que nous portons sur cette parabole offre autre chose à contempler que la générosité du maître qui distribue selon les capacités de chacun. Autre chose aussi que sa sainte colère devant la politique de l’autruche adoptée par le troisième serviteur pour qui la peur de tout perdre lui a fait tout perdre.

2018-B-Mt 25, 31-40 -samedi 32e semaine ordinaire- Élisabeth de Hongrie

ésus souffrait d’une douleur mentale, pour utiliser le langage de sœur Battista, celle d’être incapable de détacher son regard des rejetés, des mis à part de la société. Dans le dictionnaire DSM des maladies mentales, l’on retrouve cette maladie que l’on appelle la fixation. La personne vit en permanence le regard fixé habituellement sur elle-même. Je me souviens d’avoir reçu en consultation, durant plus de huit mois, une personne qui déplorait mesurer 1,51m. Elle aurait accepté 1,50 m ou 1,52m, mais non 1,51m.

2018-B-Mt 25,14-30-samedi 21e semaine ordinaire- l'évangile au travail

La première réflexion qui monte en moi est celle de rendre grâce pour les talents que nous avons reçus. C’est la vie elle-même. C’est la communauté que vous formez. C’est l’Église qu’ensemble nous formons. Rendre grâce parce que nous avons trouvé le Messie ; parce qu’appelés à faire connaître Jésus. Rendre grâce pour cette vocation à vivre selon le saint Évangile, à faire circuler entre nous la Parole pour qu’elle grandisse, à la semer aussi dans les cœurs plutôt que de l’enfouir par peur d’en diminuer sa beauté.

2017-A-Mt 25, 14-30 -samedi 21e semaine ordinaire- partager, c'est s'enrichir

Ma première réaction devant cette image-parabole de Jésus: qu’avons-nous à offrir à Dieu qui pourrait accroître son domaine ? Tripler, doubler nos talents n’ajoute rien à la richesse du propriétaire. Le propriétaire n’a besoin de rien. Il s’empresse de manifester sa grande générosité envers ceux qui lui sont reconnaissants pour les talents reçus. Le premier, dit saint Jérôme, s’en alla ajouter la connaissance de Dieu aux connaissances qu’il avait déjà. Le second a doublé, à l'école de l'Évangile, ce qu'il avait appris à l'école de la Loi. Le troisième était tellement dévoré par les choses d’en bas qu’il a négligé sa connaissance de Dieu.

2016-C-Mtt 25, 31-40- Bienheureuse Mère Émilie Gamelin

Tout humain, croyant ou pas, soupçonne qu'il a un grand besoin d'aimer, une grande soif d'aimer. Cela s'exprime par différents chemins. Mère Gamelin trouva ce chemin dans sa proximité avec les maganés, les sourds-muets, les vieillards, les malades mentaux. C'est près d'eux qu'elle a planté sa tente (Ap 21, 3). La terre sacrée de l'autre (EG # 32) était sa résidence principale

2016-C-Mtt 25, 14-30- samedi 21e semaine ordinaire -des talents pour faire grandir Dieu dans les coeurs

Quelle belle histoire de confiance ! Celui qui démarre dans la vie sans confiance a déjà perdu la bataille. Matthieu confirme cela. Deux serviteurs se sont souvenus de cette confiance. Tu m'as confié ces talents. L'autre a porté attention sur la préservation des biens du maître. J'ai enfoui ton talent. Jésus, précise Matthieu, et le mot est important, nous confie des talents. On peut regarder l'immensité des talents, mais perdre de vue son innommable confiance.

2016- Mt 25, 31-45- une femme de service

Avec ses mains d’artistes, Dieu a créé une toile qui ne cesse d’émerveiller ceux et celles qui la regardent et l’admirent. Sous un ciel étoilé, il traça la lumière qui donne à la toile un effet de beauté éclatante. Le peintre Dieu y plaça des montagnes jalonnées de cours d’eau, de la verdure qui offre des abris fruitiers aux êtres vivants, bêtes et bestiaux selon leur espèce.

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