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Textes récents

2018-B-Lc 12, 8-12 -samedi 28e semaine - se déclarer pour Jésus

Dieu nous a élus en lui (Ep 1,4). Dieu nous a élus justement parce que nous étions ces Barrabas que la foule réclamait de libérer. Élus jusqu’à nous épouser, dit le prophète Osée (Os 1, 2), pour marcher et mener une vie de louange tout en se tenant dans une fournaise en feu qu’est notre monde, sans qu’elle nous brûle vif (cf. Dn 3, 88). Si ce choix-là ne nous étonne pas, nous ne comprendrons jamais une telle prodigalité, une telle inconcevable générosité de Dieu.

2018-B-Lc 11, 5-13- jeudi 27e - ne menons pas une vie de schizophrène

Nous aimons évoquer nos racines chrétiennes; nous aimons nous en réclamer et, du même souffle, nous les récusons facilement ou les nions tout simplement quand elles exigent de nous des comportements «hors normes», des comportements aux odeurs évangéliques. Paul vient d’exprimer la même chose aux Galates : nous demandons l’Esprit-Saint […] et nous finissons par un [esprit] de chair. Aux Corinthiens (1 Co 5, 1-8), il écrivait qu’on entend dire partout qu’il y a chez vous un cas d’inconduite, une inconduite telle qu’on n’en voit même pas chez les païens […]. Vraiment, vous n’avez pas de quoi être fiers.

2018-B-Lc 10, 38-42 - mardi 26e semaine ordinaire -Marthe et Marie

Deux femmes ordinaires que tout le monde peut imiter. L’une s’agite, tourne sur elle-même, agit comme la cigale; l’autre est calme, généreuse de son temps, toute intérieure; elle agit comme la fourmi. Les deux étaient des amoureuses de Jésus, désireuses de bien le recevoir à leur table. Les deux consacraient tout leur temps à Jésus qui appréciait autant le travail de l’une à lui préparer une bonne table que l’émerveillement de l’autre à l’écouter. Aucunement question d’y voir de l’agacement ou de l’impatience de la part de Jésus. Aucune préférence, non plus, en faveur de Marie.

2018-B-Lc 12, 49-53 - jeudi 29e semaine ordinaire- le feu sur la terre

Jésus n’est pas de tout repos. Là où il entre, là où il passe, il sème la zizanie, non pas une mauvaise herbe, mais un feu qui brûle toute mauvaise herbe. Ceux qui ont l’habitude de projeter sur Jésus une image douceâtre d’un Jésus suave et bienveillant, plein de clémence et de mansuétude, effacent de leur mémoire plus de la moitié et même les trois quarts de l’évangile.

2018-B-Lc 11, 42-46 mercredi 28e semaine ordinaire-transparence évangélique

Si vous vous laissez conduire par l’Esprit, vous n’êtes pas soumis à la loi. C’est un refrain dans tout l’évangile que sans l’Esprit de Dieu, sans sa présence en nous, nous risquons de nous comporter bizarrement. Paul autant que Luc nous donnent des exemples concrets de comportements bizarres. Idolâtrie, haine, rivalité (Ga 5,19).Vous payez la dîme sur toutes les plantes du jardin, mais vous oubliez la charité [….] Vous parlez en maître, mais vous évitez de porter le fardeau des autres (Lc 11, 44-45). Difficile d’être plus concret que cela.

2018-B-Lc 13,1-9- samedi 29e semaine ordinaire- Jésus n'a pas dit

Nous nous souvenons des attentats de Paris de janvier 2015, de ceux du 11 septembre 2011 et de tant d’autres qui hantent encore nos mémoires. Cette scène de l’évangile ressemble à celles dont nos mémoires sont remplies. Le tragique ne doit pas détourner notre regard pour ne plus voir le souffle de vie qui n’est pas tuable et que nous prêchons.

2018-B-Lc 10, 17-24 -samedi 26e semaine - la joie du disciple

Réjouissez-vous. C’est un tonus protéiné dans un monde pessimiste où la complainte est un chant quotidien. Mais il ne faut pas nous tromper de joie.

En écoutant les disciples raconter leur réussite (ils voyaient les démons leur être soumis), une question surgit : leur joie est-elle une vraie joie ? À bien lire Luc, leur joie semble surgir de leur gloriole, celle d’avoir bien réussi la mission que Jésus leur a donnée. Elle repose sur leur émerveillement, voire leur surprise d’avoir réussi à anéantir les démons. C’est une fausse joie. La réaction de Jésus les invite à une autre joie.

2018-B-Lc 11,27-28 -samedi 27e semaine- ontologiquement fraternel

Qui fait partie de la parenté de Jésus ? Bien des parents à observer leur fils agir comme Jésus, se poseraient des questions sur la santé mentale d’un fils si extraordinaire, voire si extravagant. Et nous, quel regard portons-nous sur ce fils ?

C’est celui d’une double fraternité. Il y a celle de sang qui nous identifie à un père, une mère, à une famille. Il y a une autre fraternité qui n’exclut personne. Elle est dite universelle. Charles de Foucauld se présente comme frère universel. Sans rejeter les siens, Jésus s’identifie à la seconde fraternité, celle qui est toujours à construire, jamais réalisée.

LE PARI DE LA FRATERNITÉ

On rapporte, dans l’histoire, que revenant en Espagne après la découverte de l’Amérique, de jeunes dominicains interrogèrent l’un des plus grands théologiens de l’époque, Francisco de Victoria pour lui demander : pourquoi ne pouvons-nous pas faire des miracles, comme les Apôtres ? Si nous en faisions, les Indiens nous écouteraient, ils croiraient en l’Évangile, et tout serait plus simple. Alors pourquoi Dieu ne nous donne-t-il pas ce pouvoir ? Victoria répondit simplement : vivez la vie commune, vivez ensemble sans vous diviser, et ce sera un véritable miracle, qui convertira les Indiens.

2018-B-Jn15, 1-8; 1 Jn 5, 1-5- Mère Marie Rose, humble servante de Dieu

Voilà une belle surprise de Dieu: cette femme que Dieu par la voix de l’évêque de Montréal, a sortie d’un presbytère pour répondre à un urgent besoin, celui de prendre en charge l’éducation des enfants ! Quel cadeau inestimable Dieu a-t-il donné à notre Église en suscitant, dans le cœur d’une femme tout simple, l’appel à fonder une communauté vouée à l’enseignement des enfants ! Pas n’importe lesquels. Les plus démunis.

2018-B-Mc 9, 38-43,45 - dimanche vingt sixième - certificat de conformité

Maître, nous avons vu quelqu’un chasser des esprits mauvais en ton nom (Mc 9,38). Si ton œil t’entraîne au péché, arrache-le (9,47). L’Évangile de ce jour commence par le regard et se termine par le regard. D’abord un regard de jugement, puis un regard de convoitise.

La question que pose saint Marc est simple : quel regard avons-nous sur les autres ? Jusqu’où va notre ouverture aux autres ? Notre acceptabilité des autres ? Ressemblons-nous à Jésus pour qui la valeur de chaque personne ne fait aucun doute ?

2018-B-Mt 25,14-30 ; 10,5- samedi 18e semaine ordinaire- l'évangile au travail

La première réflexion qui monte en moi est celle de rendre grâce pour les talents que nous avons reçus. C’est la vie elle-même. C’est la communauté que vous formez. C’est l’Église qu’ensemble nous formons. Rendre grâce parce que nous avons trouvé le Messie ; parce qu’appelés à faire connaître Jésus. Rendre grâce pour cette vocation à vivre selon le saint Évangile, à faire circuler entre nous la Parole pour qu’elle grandisse, à la semer aussi dans les cœurs plutôt que de l’enfouir par peur d’en diminuer sa beauté.

2018-B-Mt 19, 12-15 - samedi 19e semaine ordinaire-vision de la noisette

Quelle est la surprise que ressort de ce bref passage ? Qu’est-ce qui étonne dans ce regard de Jésus sur les petits ? Le message est clair. Celui qui ne s’appuie que sur ses propres forces ne grandira jamais. C’est une réalité incontournable : ne s’appuyer que sur soi-même conduit à une vie sans issue. Nous sommes des êtres faits pour la relation aux autres.

2018-B-Mt 23, 1-12- samedi 21e semaine ordinaire - ne pas être des comédiens de la Parole

Être beau parleur soit pour se faire remarquer, soit par intérêt personnel en faisant de belles promesses, sans s’engager à les réaliser, voilà le danger qui mine notre vie, celle de notre Église, de nos gouvernants. Qu’il est fréquent de rencontrer des gens qui se contentent de dire haut et fort ce qu’il faut faire pour se donner bonne conscience puis ils ne font rien ou si peu, observait le pape dans son entretien avec le journaliste Dominique Wolton (Politique et société, p. 73).

2018u-B-Mt 23, 1-12-samedi 20e semaine ordinaire- ne pasêtre des comédiens de la Parole

Être beau parleur soit pour se faire remarquer, soit par intérêt personnel en faisant de belles promesses, sans s’engager à les réaliser, voilà le danger qui mine notre vie, celle de notre Église, de nos gouvernants. Qu’il est fréquent de rencontrer des gens qui se contentent de dire haut et fort ce qu’il faut faire pour se donner bonne conscience puis ils ne font rien ou si peu, observait le pape dans son entretien avec le journaliste Dominique Wolton (Politique et société, p. 73).