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Textes récents

2019-C- Mt 9,9-13 - Matthieu, apôtre- qui suit qui ?

Suis-moi. Cette demande s’adresse à chacun de nous. La demande de Jésus ne s’appuie pas sur nos qualités, sur notre dignité. Avec quelqu’un qui se sait meilleur que les autres, Jésus ne peut pas faire grand-chose. Il ne peut pas accomplir des prodiges en lui. Jésus n’est pas attiré par nos talents. Il cherche des personnes qui ne se suffisent pas à elles-mêmes, transparentes de fragilité et qui ressentent un besoin d’être accompagné dans leur vie. Cet appel à Lévi fait résonner en moi une question, rarement posée : qui suit qui ? Est-ce moi qui suis Jésus ou est-ce Jésus qui me suit ?

2019-C- Lc 9, 1-6 -mercredi 25e semaine ordinaire- une grand-mère à préserver

La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n’est pas moins de vie, ce n’est pas une basse intensité de vie, mais tout le contraire : car, en réalité, ceux qui jouissent plus et vivent mieux chaque moment sont ceux qui cessent de picorer ici et là en cherchant toujours ce qu’ils n’ont pas […] Ils ont ainsi moins de besoins insatisfaits et sont moins fatigués et moins tourmentés.

2019-C-Lc 9,43-45- samedi 25e semaine ordinaire- le «grand-dire» de l’Être

Comme on dit chez nous, Jésus vient de les perdre. Il vient de parler pour rien. C’est comme s’il n’avait rien dit.
Ses paroles passent par une oreille et sortent par l’autre. Les disciples en avaient tellement plein les yeux des prodiges quotidiens que Jésus accomplissait qu’ils n’entendaient rien. On disait cela des foules en présence de Jean-Paul 11. On s’émerveillait de cet homme, mais entendait-on ce qu’il disait ?

2019-C-Lc 7,31-35-mercredi 24e semaine ordinaire-vivre notre foi hors les murs

l y a beaucoup de profondeur dans cette scène du gamin qui joue de la flûte. S’y cache un mouvement de vivre notre joie dehors, sur les places publiques. Se profile tout le rêve de Dieu, tout son projet messianique, d’implanter sa tente au cœur de monde. Dieu, le Dieu de nos origines, veut que tous les humains soient sauvés par la joie. La bonne nouvelle que ce mois missionnaire d’octobre annonce, c’est la joie.

2019-C-Lc 4, 38-44- mercredi 22e semaine ordinaire- prendre soin de Jésus

Quelle est cette grâce et [cette] paix dont parle Paul? Et il donne lui-même cette réponse : c’est connaître Jésus. Connaitre Jésus pacifie, réconcilie et conduit à être animé de son amour, à ne jamais prononcer un mot qui sert à diviser, jamais un mot qui apporte la guerre, de petites guerres, jamais [de] bavardages[1]. Cette grâce et cette paix ne consistent pas à résoudre tous les problèmes, mais bien à entrer au cœur des problèmes pour les voir de l’intérieur.

2019-C-Lc 6,1-5 - samedi 22e semaine ordinaire - nouvelle constitution évangélique

e jour de sabbat apporte un langage éminemment symbolique. Luc, comme les autres évangélistes, ne transcrit pas les paroles de Jésus. Jésus n’a rien écrit. Il interprète, après s’être renseigné, ce qu’il a cru entendre de ce qu’on lui a dit de Jésus. Jean Yves Leloup, analysant le Cantique des cantiques, affirme que nous ne sommes pas les gens du Livre, mais les gens de l’interprétation[1]. Jésus ne livre jamais des recettes toutes faites. Il nous invite, dois-je dire, il nous condamne à le comprendre.

2019-C-Lc 6, 20-26 - mercredi 23e semaine ordinaire- pour qui vivons-nous?

Jésus soulève une question de grande importance. Pour qui vivons-nous ? Non pas pourquoi, mais pour qui vivons-nous ? On peut bien vivre sans «pourquoi», mais peut-on vivre sans «pour qui» ? Corollaire à cette question, une autre est à soulever : de qui suis-je responsable ? C’est dans la réponse à ces deux questions que nous nous trouvons ou pas sur le chemin des béatitudes énoncées par Jésus. Non pas arrivés, mais en chemin.

2019-C- Jn 3,13-17 - la croix glorieuse

Voilà un signe où l’on apprend bien plus que l’on voudrait savoir. Cette croix est un miroir. La croix comme miroir. En la regardant, chacun y voit quelque chose. Le miroir a le pouvoir de démasquer les faussetés. Devant la croix, chacun se voit à découvert, dans toute sa vérité, sa nudité. Certains en rougissent. D’autres se frottent les yeux en se demandant s’ils ont bien vu. D’autres s’empressent de s’éloigner du miroir.

2019_C-Mt 9,9-13 - samedi 24e semaine ordinaire- Matthieu, qui suit qui ?

Suis-moi. Cette demande s’adresse à chacun de nous. La demande de Jésus ne s’appuie pas sur nos qualités, sur notre dignité. Avec quelqu’un qui se sait meilleur que les autres, Jésus ne peut pas faire grand-chose. Il ne peut pas accomplir des prodiges en lui. Jésus n’est pas attiré par nos talents. Il cherche des personnes qui ne se suffisent pas à elles-mêmes, transparentes de fragilité et qui ressentent un besoin d’être accompagné dans leur vie. Cet appel à Lévi fait résonner en moi une question, rarement posée : qui suit qui ? Est-ce moi qui suis Jésus ou est-ce Jésus qui me suit ?

2019-C-Lc 7,31-35- mercredi 24e semaine ordinaire - vivre notre foi hors les murs

Il y a beaucoup de profondeur dans cette scène du gamin qui joue de la flûte. S’y cache un mouvement de vivre notre joie dehors, sur les places publiques. Se profile tout le rêve de Dieu, tout son projet messianique, d’implanter sa tente au cœur de monde. Dieu, le Dieu de nos origines, veut que tous les humains soient sauvés par la joie. La bonne nouvelle que ce mois missionnaire d’octobre annonce, c’est la joie.

2019-C-Mt 18, 15-20 -mercredi 19e semaine ordinaire - beauté de faire Église

i le baptême nous ordonne au service de la Résurrection du monde (Mgr Roméro), vivre ensemble est une « ordination » au service de la charité. Au service de la rédemption de nos conflits. La communauté est une véritable école, un atelier de pratique de la beauté de Dieu. Ce comportement nouveau prend forme en nous quand nous sommes séduits par la beauté de l’agir de Jésus.

2019-C-Mt 20, 1-16 -mercredi 20e semaine ordinaire- histoire de jalousie

On dit souvent aux enfants que ce n’est pas beau d’être jaloux. Il faudrait aussi le dire aux adultes que nous sommes. L’histoire racontée par Jésus, dans laquelle on va travailler à la vigne à la première comme à la dernière heure du jour, en est une où la jalousie pousse ceux de la première heure à vouloir plus que ceux de la dernière heure. Cette histoire nous colle à la peau jusqu’à notre mort.

2019-Jn 1, 45-51-samedi 20e semaine ordinaire- Barthélemy- évangéliser par amitié

Quelle belle histoire d’amitié ! Philippe et Nathanaël étaient proches l’un de l’autre. Philippe posait sur Nathanaël un regard de bienveillance, un regard qui lui disait comment il était important dans sa vie. Ce regard ouvre sur des échanges en profondeur. C’est la conclusion que l’on peut tirer de la relation entre Philippe qui s’empressa de faire connaître à son ami Barthélémy ou Nathanaël ce qui lui arrivait. Celui dont il est écrit dans la loi de Moïse et chez les Prophètes, nous l’avons trouvé : c’est Jésus, fils de Joseph, de Nazareth.

2019-C-Mt 25,14-30- samedi 21e semaine ordinaire- aucune consigne

Friedrich Hölderlin écrivait: Dieu crée le monde comme la mer crée la plage : en se retirant. Jésus confirme cela dans la parabole du maître qui part en voyage. Jean Paul II a dit un jour que Dieu travaille à huis clos. Quel entrepreneur aujourd’hui accepterait de s’éloigner de ses affaires pour les confier à d’autres ? À des étrangers ?

Le regard que nous portons sur cette parabole offre autre chose à contempler que la générosité du maître qui distribue selon les capacités de chacun. Autre chose aussi que sa sainte colère devant la politique de l’autruche adoptée par le troisième serviteur pour qui la peur de tout perdre lui a fait tout perdre.

2019-C-Mt 19,13-15- samedi 19e semaine ordinaire- programme du chrétien: voir

On ne peut certes pas accuser Jésus de favoriser une société où l’exclusion est la règle. En invitant les enfants à venir à lui, Jésus appelle à une coexistence pacifique. Il confirme qu’il n’exclut personne dans sa vie. Il est créature nouvelle. Le monde ancien s'en est allé (2 Co 5, 17). Sa demande lance un appel à bâtir une société, dirions-nous aujourd’hui, inclusive. Notre comportement est la véritable écriture, la lettre du Christ (2 Co 3, 3) la plus parlante aujourd’hui.