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Textes récents

2019-A-Mt 9, 35;10, 1.5.- samedi 1ière semaine AVENT-attendu et déjà là

vec l’Avent, nous attendons celui qui est déjà présent. Voilà qui résume la saison liturgique que nous commençons. Tout le paradoxe de ce temps liturgique consiste à la fois à attendre et à savoir que le royaume est déjà là, parmi nous (Lc 17,21). Ce temps nous situe dans le présent et se vit au présent.

Il n’est pas l’histoire de récits du passé. Il raconte à travers le regard d’Isaïe, de Jérémie, de Jean-Baptiste, de Matthieu dans sa généalogie, de Luc traçant l’origine de Jésus, l’histoire de guérisons, de découvertes de Jésus, de réponses personnelles qui se produisent aujourd’hui dans nos vies et dans notre monde.

2019-A-Mt 17, 10-13 - samedi 2e semaine AVENT- se lever pour ressusciter

Comme tu es redoutable Élie. Et pourtant Élie a précédemment connu le découragement et la fuite. Il a eu peur de la reine Jézabel, femme cruelle et sans scrupule, qui voulait le tuer parce qu’elle était idolâtre. Il est entré dans une sorte de dépression mortelle. Reprends ma vie : je ne vaux pas mieux que mes pères (1 R 19, 4).

C’est justement dans ce désir de mort, de fuite, de découragement que quelqu’un lui donne à manger, de l’eau à boire parce que la route sera longue. Rejoint par Dieu au milieu de sa détresse, de sa torpeur, de sa lassitude, Élie est devenu un homme à la parole redoutable, à la parole de feu ; un homme en marche non pour sauver sa vie, mais pour aller annoncer une manière de vivre qui donne vie.

2019-A-Lc 1, 39-45 - samedi 3e semaine AVENT- style de Marie ou de Zacharie

l y a, rapporte Luc, l’annonciation à Zacharie. Il y a celle à Marie. L’une fut annoncée dans le temple, dans le Saint des Saints, à un prêtre. L’autre dans une maison perdue dans un petit village éloigné, Nazareth, et de surcroit à une laïque, une femme. Quel contraste entre ces deux annonciations !

Luc, en rapportant ces deux récits, appelle à un changement d’époque, de l’Ancien au Nouveau Testament ; à un changement de style de vie, de pouvoir sacerdotal à serviteur ; à un changement de lieu, du temple à la rue.

2019-A- Mt 2, 13-18 - les saints innocents -vers un comportement christianophobe

Face à Jésus, nous adoptons des attitudes très différentes. Les mages voient une lumière. Hérode, puissant et brutal, ne voit dans l’enfant qu’un danger, qu’une menace pour son pouvoir. Il fera tout son possible pour l’éliminer. En effet, à partir d’un pouvoir oppressif, on ne peut que « crucifier » ceux qui apportent la libération. C’était vrai hier. Aujourd’hui, c’est encore une réalité.

2019-C-Lc 20, 27-40 - samedi 33e semaine ordinaire- l'autre visage de l'éternité

Quel projet ambitieux de Dieu sur chacun d’entre nous ! Ce n’est pas un simple retour à la vie comme ce le fut pour Lazare. Ce n’est pas une réincarnation de mon esprit dans un autre corps, puis un autre corps et cela indéfiniment. Ce n’est pas un «happy end» non plus. C’est quelque chose de merveilleux : notre corps reprendra vie. La dimension terrestre dans laquelle nous vivons n’est pas l’unique dimension[1] de notre vie. Nous manquons d’attraction pour l’éternité, l’autre visage de la vie. Pour annoncer la beauté de l’éternité.

2019-C-Lc 21, 12-19 - mercredi 34e semaine ordinaire- quelqu'un nous défendra

Le temps de l’Avent qui vient nous annoncera qu’une vierge enfantera un fils que l’on nommera Emmanuel, ce Dieu avec nous (Mt 1, 23). Le prophète Isaïe avait déjà annoncé qu’une vierge allait donner naissance à un enfant et cet enfant allait être Dieu avec nous (Is 7. 14). Ce nom signifie qu’un Dieu nous sauve, nous garde, nous instruit, nous donne une sagesse à laquelle nos adversaires ne pourront ni résister ni s’opposer. Voilà l’essentiel de la bonne nouvelle.

2019-C-Mt 4, 18-22 - saint André, apôtre

Ce matin, les lectures nous appellent à un exercice de lucidité. Être lucide, c’est plus qu’être informé. C’est faire preuve de clairvoyance, de voir clairement les choses. C’est être éveillé, voir et comprendre les choses non seulement de l’extérieur, mais de l’intérieur ; non seulement à partir d’une logique rationnelle, mais de la logique du cœur.

2019-C- Jn 6, 35-40- homélie pour funérailles- tu es éternel

Chacun d’entre nous avons un regard différent sur la célébration qui nous réunit ensemble. Pierre lui-même avait son propre regard sur les événements.

Je vous partage mon regard sur le sens de notre rassemblement. Un autre porterait un regard différent. Il y a plusieurs regards sur un même événement.

D’abord, une affirmation : au souviens-toi que tu es poussière, on doit ajouter : souviens-toi que tu es éternel. Grégoire le Grand affirmait: tu es terre et tu es monté au Ciel avec le Christ. La foi chrétienne est un vaccin contre la mort. Elle nous fait voir la mort avec les yeux de Jésus et non avec les nôtres, avec des yeux projetés vers l’avenir, des yeux de Pâques. Jésus le confirme avec une phrase explosive : celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors (Jn 6, 37-40).

2019-C-Jn 2, 13-22 -dédicace du Latran- fais de ta maison un temple

Jésus ne manque pas de précision quand il parle du temple. Il s’appuie sur des textes vénérables, anciens. Il a en mémoire que Dieu était nomade, qu’il campait avec son peuple sous la tente. Quand David voulut bâtir une maison pour le Seigneur, il rencontra sur son chemin Nathan qui lui dit : depuis que Dieu a sauvé son peuple d’Égypte, il a toujours vécu sous une tente et jamais il n’a demandé de temple (2 S 7, 7). Comment peut demeurer dans un temple celui que l’univers ne peut contenir ? Aucun bâtiment ne saurait enfermer Dieu, dit le premier Livre des Rois (1R 8, 27; Es 66, 1). C’est hors du temple que celui qui est temple nouveau offrit sa vie.

2019-C-Lc 18, 1-8 -samedi 32e semaine ordinaire- charisme de la prière

Croyants ou incroyants, nous avons tous en nous ce trésor de la prière. Mais qu’est-ce que la prière ? C’est la question que pose l’évêque de tradition anglicane John Spong, dans son livre Pour un christianisme d’avenir, Golias, 2019.

Quand on lui demande: Monseigneur, priez-vous? sa réponse se fait sèche : non. Après un instant de consternation chez ses auditeurs, il ajoute: si je vous avais répondu par “oui”, vous auriez pensé que j’acceptais votre définition de ce que signifie prier et votre définition de Dieu. Nos prières semblent supposer que Dieu peut changer d’avis […] C’est manipuler Dieu […

2019-C-Lc 19, 11-28 -mercredi 33e semaine ordinaire- être des «coextensifs» de Dieu

En ouvrant le mois missionnaire d’octobre dernier, le pape François invitait à ne pas enfouir la capacité d’imiter la générosité de Dieu. Nous avons, en commun avec Jésus, le talent de faire le bien. Pour utiliser le langage du Père Congar, nous sommes des coextensifs de la générosité de Jésus comme Jésus l’a été de son Père. Jésus n’a rien perdu de ce que le Père lui a donné (cf. Jn 6, 39).

2019-C- Lc 9, 1-6 -mercredi 25e semaine ordinaire- une grand-mère à préserver

La sobriété, qui est vécue avec liberté et de manière consciente, est libératrice. Ce n’est pas moins de vie, ce n’est pas une basse intensité de vie, mais tout le contraire : car, en réalité, ceux qui jouissent plus et vivent mieux chaque moment sont ceux qui cessent de picorer ici et là en cherchant toujours ce qu’ils n’ont pas […] Ils ont ainsi moins de besoins insatisfaits et sont moins fatigués et moins tourmentés.

2019-C-Lc 9,43-45- samedi 25e semaine ordinaire- le «grand-dire» de l’Être

Comme on dit chez nous, Jésus vient de les perdre. Il vient de parler pour rien. C’est comme s’il n’avait rien dit.

Ses paroles passent par une oreille et sorte par l’autre. Les disciples en avaient tellement plein les yeux des prodiges quotidiens que Jésus accomplissait qu’ils n’entendaient plus rien. On disait cela des foules en présence de Jean-Paul II. On s’émerveillait de cet homme, mais entendait-on ce qu’il disait ?

2019-C-Mt 18, 1-5.10 - mercredi 26e semaine ordinaire- petit mais grand

Nous sommes-nous déjà posé cette question ? Pourquoi les petits, les riens, les rejetés prennent-ils tellement de place dans l’évangile ? En leur donnant tant de place, Jésus décrit sa place. Il n’est rien, tellement petit, qu’il finira sa vie sur la croix, là où les riens, les honnis se retrouvent.

Petit. Le mot fait monter en nous les enfants en bas âges. Dans la bouche de Jésus, le mot ne fait pas allusion ni à l’âge ni à la taille, mais à ceux à qui la société ne porte que très peu d’attention.

2019-C-Lc 10, 17-24- samedi 26e semaine ordinaire- vivre Dieu

Il y a quelques semaines, Luc nous présentait la scène du gamin jouant de la flûte sur la place publique. Manière d’annoncer l’évangile de la joie. Ce matin, il récidive en présentant Jésus qui envoie, et Luc est le seul à mentionner cela, soixante-douze disciples, c’est-à-dire tout le monde, hors des chemins battus. Il envoie tout le monde, pas des spécialistes, pour faire connaître Jésus non par des paroles et des discours, mais par leur vie qui devient parole vraie. C’est la vie qui parle. Il envoie chacun avec un talent personnalisé, non pour se lamenter et continuer à dire que tout va mal, non pour faire de la propagande [François], mais pour faire entendre sur la route un magnificat de louange.