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Textes récents

2022-C-Lc 17-5-10- dimanche de la 27e semaine ORDINAIRE- plus ou moins la foi

Qu’est-ce qu’on dit ? C’est l’intervention des parents quand un enfant demande ou reçoit quelque chose. Quand j’entends augmente en nous la foi (Lc 17, 5-10), il n’y a pas le moindre s’il te plaît. Le texte ne précise pas s’il s’agit d’une demande ou d’un ordre parce que la foi n’est pas une histoire de plus ou moins, d’augmentation ou de diminution, reddition de compte. Dieu ne sait pas compter.

2022-C-Lc 16, 19-31 -dimanche de la 26e semaine ORDINAIRE- notre ego divin

Aujourd’hui, c’est la journée mondiale des migrants. Il y en a beaucoup sous la figure de Lazare. Ce sont les migrants du chemin Roxam. Ce sont les gens sans logis. Ce sont les gens affamés de drogues. Jamais nous ne parlons de ces gens comme notre planche de salut. L’évangile vient de nous dire que les Lazare sont notre planche de salut. J’avais faim et vous ne m’as pas donné à manger, j’avais soif et vous ne m’avez pas donné à boire, j’étais […] nu et vous ne m’avez pas habillé (Mt 25,42-43). Ignorer les pauvres, c’est mépriser Dieu. L’important est de ne pas ignorer Dieu qui, par tous les Lazare, frappe à notre porte. Notre monde est rempli de signes qui nous font voir Dieu.

2022-C-Lc 10, 17-24 -samedi de la 26e semaine ORDINAIRE-la foi au ras de sol

Heureux les yeux qui voient. Heureux ceux qui entendent. L’œil n’a jamais fini de voir, l’oreille d’entendre (cf. Sg 1,6). Dans les versets précédents, Jésus envoie ses disciples en avant de lui. Avec réalisme, il les prévient que toutes les portes ne s’ouvriront pas devant eux. Vous ne serez pas les bienvenus partout. Je vous envoie comme des agneaux parmi des loups. Jésus reconnaît qu’il y aura toujours des ennemis de la paix. Vous laisserez jusqu’à la poussière du sol. Ils demandent à ses disciples de vivre comme des agneaux. Ailleurs, il dira comme des colombes.

2022-C-Lc 9, 57-62 -mercredi de la 26e semaine ORDINAIRE- trois impasses

Il faudrait se demander ce matin : avons-nous bien entendu et écouté ce que veut dire Jésus ? Jésus s’est-il mal exprimé ou avons-nous mal compris ? Avons-nous assez d’humilité pour dire que nous ne comprenons pas grand-chose de ces trois affirmations : ne pas avoir d’endroit où reposer la tête (v.58), de laisser les mots s’enterrer eux-mêmes (60) ou que celui qui regarde en arrière n’est pas fait pour le royaume des cieux (v.62).

2022-C-Mt 25, 31-40-bienheureuse Émilie Tavernier-Gamelin- une terre de rencontre

Quelle est la beauté de la vie, si l’on ne va pas en profondeur se demande le poète Abai, cité par le pape lors de sa rencontre avec les chefs religieux du monde en septembre dernier[1]. C’est une question perpétuelle à se poser. Une question dont une réponse surgit dans la vie d’une femme géante de l’histoire du Québec.

2022-C-Mt 9, 9-13-mercredi de la 25e semaine ORDINAIRE- ouf, me voilà chrétien.

e suis toujours étonné d’observer que le contemplatif Jésus ne porte jamais un regard d’accusation sur les personnes qu’il rencontre. Son attitude confirme qu’un vrai contemplatif n’est jamais un moralisateur. Le fruit de toute contemplation, de celle de Jésus dans ses moments de prière, est de porter un regard de gentillesse, de regarder en profondeur plutôt que de s’arrêter à la surface des comportements. Jésus ne se souciait pas du péché, mais de la souffrance. Aux yeux de ses contemporains, une telle attitude sonnait comme une révolution des valeurs (Jose Arregi).

2022-C-Lc 8, 4-15- samedi de la 24e semaine ORDINAIRE- une terre enceinte de Dieu

Mon regard sur ce semeur peut étonner ce matin. Il est tout franciscain. À travers cette image, Jésus nous parle que notre monde, que toutes les terres de ce monde sont enceintes de Dieu.

Thomas de Célano, biographe de François, écrit : champs et vignes, rochers et bois, et toutes les beautés des champs, sources qui coulent et jardins fleuris, terre et feu, air et vent : (en) tout cela, François les exhorte à aimer Dieu et à servir volontairement. François est amoureux de Dieu à travers les belles choses de la création.

2022-C-Lc 9, 23-26-Stigmates de saint François- un autre Christ

Toute ma beauté, sais-tu, elle est pour toi. Voilà ce qu’a éprouvé François deux ans avant sa mort sur le mont Alverne. Pendant qu’il priait […] il vit descendre des hauteurs célestes un séraphin attaché à une croix, ayant six ailes de feu toutes resplendissantes. Et Bonaventure ajoute le saint demeura dans un étonnement indéfinissable, et son cœur éprouva un sentiment de joie mêlée de tristesse. Il comprit […] que c’était, non par le martyre de son corps, mais par un embrasement sans réserve de son âme, qu’il devait se transformer en la ressemblance du Sauveur crucifié.

2022-C- Exaltation de la sainte-croix- entrons dans la sagesse de Dieu

Qu’exaltons-nous ce matin ? Certainement plus que la découverte de la Croix vers 326. Certainement plus que la souffrance. Nous soulignons l’exaltation d’un chemin qui nous fait bien vivre. Il ne s’agit pas seulement de se débrouiller avec la vie, il s’agit de bien vivre. Nous ne sommes pas en paix avec nous-mêmes tant que nous ne prenons pas ce chemin. Nous célébrons une sortie de l’homme ancien à l’homme nouveau. Une libération, une déconnexion de l’esclavage de l’ego pour accéder à la plénitude de la vie.

2022-C--Lc 6, 43-49 -samedi de la 23e semaine ORDINAIRE- hommes de sable?

Il y a quelques années, Catherine Ternynck, docteure en psychologie, psychanalyste, publiait l’homme de sable. Elle observait que le sol s’appauvrit, qu’il devient friable, inconsistant, qu’il se vide de son humus. Elle posait cette question : serions-nous en train de devenir des hommes et des femmes de sable ? Sommes-nous en train de devenir une société, une Église liquide […], sans points fixes [...], privés de références solides et stables, dans une culture du jetable[1], se demande le pape François ?

2022-C-Lc 6, 20-26 -mercredi de la 23e semaine ORDINAIRE- au bonheur, je t'invite

Il n’y a pas si longtemps, on rêvait à l’avènement d’une société des loisirs, où le travail n’occuperait qu’une place secondaire dans nos vies. Et pourtant, on dort moins et on fait plus de choses en même temps. On croyait sauver du temps en communiquant par texto, voilà qu’Il nous manque du temps pour y répondre. Dernièrement, quelqu’un m’exprimait s’être déconnecté des textos parce qu’il n’avait plus de temps pour autre chose.

2021-C-Lc 14, 25-33- dimanche de la 23e semaine ORDINAIRE- joie de donner

Je vous offre une image. La TV nous montre des foules dans les aéroports avec des tonnes de valises. On apporte souvent trop de choses en voyage au cas où ? L’évangile appelle à discerner pour emporter ce qui est essentiel. L’essentiel est de ne pas rechercher ses propres intérêts. Qui peut comprendre les chemins du Seigneur (Sg 9, 13) ?

2022-C-Lc 6, 1-5 - samedi de la 22e semaine ORDINAIRE - la philosophie de Jésus

J’ouvre cette réflexion par un slogan que nous entendrons souvent durant cette période électorale : changeons d’ère. Voilà ce que fut Jésus. Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé (Cf. Lc 12, 49). Jésus est une flamme puissante qui agit comme un feu dévorant (Dt 4, 24 ; He 12, 29). L’évangéliste Jean préfère, lui, le regarder comme une braise, celle près du lac de Galilée (Cf. Jn 21, 9-14) qui réchauffe les cœurs.

2022-C-Mt 25, 14-30 -samedi de la 21e semaine ORDINAIRE- prendre soin de Jésus

Alors que nos yeux se focalisent sur des statistiques sur la baisse de la pratique religieuse, cette parabole voit plus large. Elle élargit nos regards. Elle affirme dans les mots d’un jeune philippin de 17 ans, Darwin Ramos, reconnu comme serviteur de Dieu, qu’un chrétien, c’est celui qui prend soin de Jésus. Deux serviteurs sur trois prennent soin de Jésus. Deux sur trois s’occupent des intérêts de Jésus, de son rêve audacieux. Le maître s’empresse de les honorer, de les remercier.

2022-C-Jn 1, 45-51-mercredi de la 21e semaine ORDINAIRE-dans la splendeur de la nuit

L’image qui monte en moi quand je rencontre Nathanaël est celle de la nuit. Il était là, songeur, assis sous le figuier à l’ombre de la lumière. Il vivait de ces ténèbres éblouissantes (Julienne de Norwich), ce paradoxe qui pointe vers une réalité commune à tous les chercheurs de Dieu. Ce passage nous fait entrer comme par effraction dans la nuit de Nathanaël, dans son intimité, son rêve de comprendre. Nous y découvrons la splendeur de sa nuit de foi. De toute vie de foi. Il voit tout sans rien voir. Il sait tout sans rien savoir.