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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année a

2021-B-Mc 7, 14-23- mercredi 5e semaine ORDINAIRE-pour vivre heureux, reste caché

Les plongeurs font l’expérience de voir que sous l’eau se cache un monde magnifique, coloré, lumineux comme un paradis. Qui n’est pas émerveillé de voir la beauté des rocailles sous l’eau ? La vie est plus que ce que l’on voit. Elle est recherche de ce quelque chose de plus cachée sous la surface.

Aujourd’hui, alors que l’écran digital envahit tous les aspects de notre vie et qu’il a pour fonction soit de nous distraire de la réalité soit de nous en protéger, l’appel à vivre ou revivre par l’intérieur nous engage sur une toute autre voie, celle d’éduquer notre regard sur un autre écran, plus essentiel que l’instantanée.

2020-B-Lc 1, 5-25 - samedi 3e semaine AVENT- thérapie d'appréciation

Durant cette neuvaine de Noël débutée jeudi dernier, la liturgie est riche de textes, tous orientés pour nourrir notre attente d’une naissance qui a marqué l’histoire des croyants et des non-croyants; celle du Créateur qui se fait créature, enveloppée de langes et couchée dans une pauvre mangeoire (cf. Lc 2, 13-14). Béni soit celui qui vient visiter son peuple. Ce chant ouvre chaque matin la prière de l’Église. Il prend en ces jours préparatoires une connotation différente.

2020-A-Lc 21, 12-19 - mercredi 34e semaine ordinaire - tout n'est jamais fini

Faites attention, ne vous laissez pas tromper. Cette mise en garde se trouve dans un verset précédant la lecture de l’évangile. Ne nous laissons pas tromper sur le sens de la «collapsologie» que rapporte ce passage de Luc.

C’est la science qui étudie l’effondrement des espèces, la disparition des lieux humides, l’inquiétude soulevée par la disparition des abeilles. La récente pandémie a été vécue comme un temps d’effondrement. Lors de la crise financière des années 2009, on s’inquiétait de la «collapsologie» des économies, mais peu des pauvres qui se voyaient appauvrir davantage. Beyrouth est l’exemple d’une ville où conduit l’irresponsabilité d’un État.

2020-A-Lc 21, 34-36 - samedi 34e semaine ordinaire- y-a-t-il deux mondes ?

Le contexte de l’extrait de l’évangile oriente notre regard sur une vision du temps qui semble hors du temps. Le lecteur y dégage facilement un environnement de peur. L’envahisseur romain crée beaucoup d’incertitude. Les tensions religieuses (esséniens, zélotes, pharisiens) et sociales sont nombreuses. L’avenir apparait incertain, l’inquiétude se lit dans toutes les classes de la société. Un climat de désenchantement, de mécontentement domine. L’anticipation de la fin du monde est dans toutes les conversations.

2020-A-Lc 20, 27-40- samedi 33e semaine ordinaire- marcher ou s'arrêter

Lisons correctement cette page et non pas avec un regard voilé. Pour la comprendre, il faut un regard dévoilé, un regard décollé des mots, ce que ne faisaient pas les sadducéens pour qui la mort empêchait la vie de vivre.

Cette page apporte un nouveau regard sur la vie, celui de Jésus pour qui la vie n’est pas renfermée dans une loi. Jésus savait comprendre la profondeur de la vie. Il percevait qu’au plus profond de chaque personne retentit une voix, pourquoi pas une foi en la vie. En chaque humain dort une autre vie que la mort réveille, une vie qui appelle la vie à vivre, qui débouche sur celle du Dieu de la vie et non des morts.

2020-A- Lc 19,11-28- mercredi 33e semaine ordinaire- cessons de ne rien faire

Cette parabole est une petite bombe qui explose quand rien ne se fait. Le troisième serviteur n’a rien fait de mal. Il ne désirait pas garder ce qu’il a reçu du maître à son départ. Il a simplement privilégié le principe de préservation. Et voilà bien l’explosion. Parce qu’il n’a rien fait, il a fait perdre le sang froid de son maître. Serviteur mauvais. Rares sont ceux qui s’accusent ou reconnaissent n’avoir rien fait. Pourtant, dans cette parabole, se cache toute l’aventure chrétienne.

2020-A-Luc 18, 1-8- samedi 32e semaine ordinaire-J'étouffe

Il y a le cri de Moïse (Ex 17, 8-13) qui n’en pouvait plus de porter le bâton de la prière, de tenir les mains en l’air. Quand il baissait les bras, l’ennemi gagnait du terrain.
Il y a le cri de Bartimée qui crie à tue-tête, à pleine gueule : Jésus, fils de David, aie pitié de moi (Mc 10,47). Jésus l’appelle : maître, faîtes que je voie (Mc 10, 52).
Il y a le cri in extremis du larron crucifié avec Jésus (cf. Lc 23, 43). Aujourd’hui, tu seras avec moi au paradis.
Il y a le cri de la Cananéenne qui refuse de ne pas être écoutée par Jésus (cf. Mt 15, 21-28).
Il y a le cri de Paul pour qui la création tout entière gémit, passe par les douleurs d’un enfantement (Rm 8, 22).

2020-A- Lc 17, 11-19 -mercredi 32e semaine ordinaire- dire merci, c'est s'ouvrir aux autres

Nous sommes tous des lépreux, des faibles, des vulnérables. Nous portons tous un trésor dans des vases d’argile (2 Co 4,7). Le trésor nous le portons dans nos fragilités. La vie nous la portons dans nos fragilités. Il ne s’agit pas de le savoir, mais de bien vivre avec nos fragilités.

Le geste étonnant de Jésus n’est pas celui qui nous voyons. Jésus ouvre les lépreux sur autre chose qu’eux-mêmes, sur autre chose qu’une vie recroquevillée sur elle-même, sur autre chose que leur péché, mot presque imprononçable aujourd'hui. Alors que leur vie est toute centrée sur l’exclusion, Jésus leur montre qu’ils sont des humains capables malgré leur maladie d’entrer en relation avec les autres.

2020-A- Lc 15, 1-10- jeudi 31e semaine ordinaire- un geste aux allures d'aposthasie

Ce regard de Jésus allant vers une personne égarée est très humain. Son geste est la «révélation» de l’énergie avec laquelle il s’engage pour libérer les mal foutus de la vie. La priorité de Jésus est de libérer la puissance de vie dans les mal foutus. La brebis égarée est mal foutue. Dans la société très rigide de son temps étouffant la vie, Jésus va chercher la vie qui se cache derrière un comportement d’égaré pour lui insuffler un puissant souffle de vie.

2020-A-Lc 16, 9-15- samedi 31e semaine ordinaire - fidèle dans les petites choses

Celui qui est fidèle dans les petites choses. Vous le savez, la véritable joie est souvent cachée derrière les petites choses du quotidien et ne repose aucunement sur des richesses trompeuses. Quand on est imprégné de l’évangile, les petits gestes tout simples, presque banals, obtiennent autant d’importance sinon plus que les gestes d’éclats. Saint Ignace disait qu’il faut trouver Dieu en toute chose. Thérèse de Lisieux vécut cela parfaitement.

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