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Mathieu 20

2022-C-Mt 20, 1-16 -mercredi de la 20e semaine ORDINAIRE- pour une synodalité de communion

Quand je lis ce passage, je ne peux qu’y voir une grande actualité. Le mouvement synodal actuel soulève les mêmes objections que ceux des ouvriers de la première heure. Nous avons travaillé toute la journée et tu offres le même salaire, le même ciel, à ceux et celles dehors qui, au terme de leur vie, sont invités à s’asseoir à ta table éternelle.

2022-C-Mt 20, 17-28 - mercredi de la 2e semaine du CARÊME- En nous, des métastases de pouvoir

Chacun de nous est habité par la tentation de la prise de pouvoir et de domination. En chacun de nous sommeille, toujours prêt à s’éveiller, le petit « monarque », le petit « prêtre », la petite « sœur », le petit « important », le petit « expert » qui prétendra s’imposer aux autres. Il y a beaucoup de jeu de pouvoir, d’intrigues, de complots dans la société comme dans l’Église pour se frayer ou obtenir promotion et meilleure place.

2021-B-Mt 20, 1-16 -mercredi de la 20e semaine ORDINAIRE- en mission gratitude

En sortant à la recherche d’ouvriers, le maître de la vigne porte un regard qui donne de la dignité à des gens déconsidérés qui n’en ont pas tant ils vivent aux crochets des autres par manque de travail. Pour éviter que sa vigne ne finisse lentement par s’éteindre, mourir d’asphyxie, le maître de la vigne pose un geste inédit : d’aller renipper sa vigne en invitant des gens de mauvaises réputations parce que personne ne les a engagés, des exclus de la société parce que sans papiers ou handicapés, des gens d’origine ethnique désorientés parce que ne comprenant pas la langue du pays. À ses yeux, tous méritent d’être gratifiés d’un regard positif sur eux ; d’un regard qui donne de la dignité aux oisifs des rues en attente d’être considérés.

2021-B-Mt 20, 17-28 - mercredi 2e semaine CARÊME -ne perds pas la route

Il est permis de se demander si cette mère ne répondait pas à une «commande» de la part de ses deux fils. Il n’est pas rare d’observer qu’on se sert souvent d’intermédiaire pour intercéder en notre faveur. Cela est fréquent pour obtenir un poste convoité. Les deux disciples ne manquaient pas d’ambition. Leur mère non plus, elle, qui rêvait d’une bonne position pour ses deux fils. Ne passons-nous pas par Marie nous aussi ?

2020-A-Mt 20, 20-28 -samedi 16e semaine ordinaire- des vases d'argiles

Quand la liturgie invite à faire mémoire d’un apôtre, un apaisement surgit en moi: ces hommes sont vulnérables et sont loin d’être irréprochables. Leur trésor, a dit Paul tantôt, est de s’accepter comme des vases d’argiles. En eux cohabitent de solides certitudes avec des zones de grande fragilisation qui n’épargnent aucun être humain. Paul affirme que sa force est sa faiblesse (2 Co 12, 10). Un homme est bien fort quand il s’avoue sa faiblesse (Honoré de Balzac). La petite Thérèse ne craint pas de dire que se décourager [de sa faiblesse] est un signe d’orgueil.

2020-A-Mt 20, 17-28 -mercredi 2e semaine Carême- la puissance de l'échec

Il faut avoir des oreilles et ne pas les utiliser pour ne pas entendre que l’instinct de grandeur ne se marie absolument pas avec l’esprit de l’évangile. Jésus parle de sa mort, montons à Jérusalem, ses disciples, eux, cherchent à être promus à la première place, à être à droite ou à gauche dans ton royaume.

Jésus parle d’un chemin qui conduit à la résurrection. Les disciples se voient déjà immortalisés. Jésus parle de service, les disciples de privilèges. La liste des tensions entre l’esprit de Jésus et les attentes des disciples est très longue. Détailler cette liste prolongerait indûment le temps consacré à cette réflexion.

2019-C-Mt 20, 1-16 -mercredi 20e semaine ordinaire- histoire de jalousie

On dit souvent aux enfants que ce n’est pas beau d’être jaloux. Il faudrait aussi le dire aux adultes que nous sommes. L’histoire racontée par Jésus, dans laquelle on va travailler à la vigne à la première comme à la dernière heure du jour, en est une où la jalousie pousse ceux de la première heure à vouloir plus que ceux de la dernière heure. Cette histoire nous colle à la peau jusqu’à notre mort.

2019-C-Mt 20, 17-28 mercredi 2e semaine du carême- fatigué de vivre avec soi-même ?

Voici deux fils qui ont quitté leur père sur-le-champ. Leur mère, elle, ne les a pas lâchés. Comme toute mère, elle avait de grands rêves pour ses deux fils. Elle faisait du lobbying. Elle rêvait de voir ses deux enfants chéris en haut de la pyramide, occuper les meilleures places aux côtés de Jésus, l’un à droite et l’autre à gauche (cf. Mt 20, 20-21). Ces deux fils avaient tellement de caractère qu’ils ont même demandé à Jésus de faire descendre le feu du ciel sur un village samaritain inhospitalier (cf. Lc 9, 54). Jésus, lui, les surnomma les fils du tonnerre (cf. Mc 3, 17).

2018-B-Mt 20, 17-28 - mercredi 2e semaine carême-maladie de la rivalité

Il y a la coupe de la gloire, celle que demandait pour ses fils une mère qui a cet égard ressemble à toutes les mères. On peut trouver étonnante cette demande de la mère. On ne sait rien de la réaction des deux fils. Peut-être se réjouissent-ils dans leur for intérieur de l’initiative de leur mère ? Peut-être se sont-ils servis de leur mère pour faire une telle demande ? À lire attentivement ce texte, on comprend que les deux fils ont quitté leur père et sa barque et qu’ils sont demeurés sous l’influence de leur mère.

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