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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Pâques

2020-A- Jn 21, 20-25 -samedi 7e semaine de Pâques- Dieu a-t-il des préférences ?

J’ignore les émotions que Pierre vivait quand il a demandé à Jésus et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il? La scène laisse faussement entendre qu’il est un peu jaloux de la place qu’occupe Jean dans le cœur de Jésus. Pierre verbalise son monde intérieur. Il se demande comment être un disciple bien-aimé. Son ami Jean est-il le seul vrai préféré de Jésus ? Jésus l’aime-t-il plus que les autres en insinuant qu’il ne mourra pas ? En conclusion des quatre récits évangéliques, cette question n’est pas anodine.

2020-A-Jn 17, 11b-19 -mercredi 7e semaine de Pâques- déménageons chez Dieu

Joie. C’est la dernière parole de Jésus à ses apôtres. En nous quittant, Jésus nous montre le chemin de sa prière. Le chemin de toute prière. Ce chemin est celui de la joie de nous savoir un avec son Père comme lui est un dans le Père. Sa prière nous fait vivre un grand déménagement. Désormais, nous habitons dans le Père. Dans sa prière, Jésus nous offre un choix de vie : le pari de la vie, de la joie qui est ouverture à Dieu, aux autres ou le fait de rester dans nos tombeaux les yeux fixés sur nos confinements, nos tristesses, nos soucis, nos complaintes, nos attachements déraisonnables à nos biens.

2020-A-Jn 16, 23b-28- samedi 6e semaine de Pâques- heureux départ

Durant la semaine où nous célébrons l’Ascension, la liturgie nous invite à entrer dans la vie divine, à entrer dans une relation d’union au Christ. En s’élevant vers le Père, Jésus nous entraîne avec lui dans son intimité. Pour nous expliquer cela, Jean donne l’exemple de la vigne (Jn 15, 1-10), élément central dans le discours d’adieu de Jésus.

Désormais et pour toujours, tout repose sur la profondeur de notre union à Jésus, sur notre attachement à la vigne. Je suis la vigne. Vous êtes les sarments. Cela veut dire que nous faisons partie de la vigne. Circule en nous, en nos veines, la même sève quand dans le cep. Ensemble, Jésus et nous, nous formons un seul vivant.

2020-A-Jn 16, 12-15 - mercredi 6e semaine de Pâques- annoncer un Dieu inconnu

Cette page des Actes relatant l’arrivée de Paul à Athènes elle est très actuelle. Il se sait un étranger venant d’une autre culture et parlant une autre langue. Une grande question l’habite : comment une parole venant de Jérusalem peut-elle s’insérer dans une culture étrangère ? Comment lui, étranger, parlant une langue étrangère peut-il irriguer, infuser l’évangile dans la culture de l’Aréopage?

2020-A- Jn 10, 1-10-lundi 4e semaine de Pâques- je suis la porte

Je suis la Porte (Jn 10,1.14). Personne dans notre histoire humaine n’ose se présenter ni se présente à nous avec une telle identité. Lorsque Jésus s’est présenté comme le Je suis parce que pour lui rien n’est passé, rien n’est futur, parce que tout n’est qu’un éternel présent, son entourage ne savait pas qu’il parlait de lui-même. Devant une telle et si étonnante présentation, nous répondons dans les mots de ce grand mystique qu’est Guillaume de saint Thierry : Toi qui dis : je suis la porte, je t’en conjure, en ton nom, ouvre-toi devant nous.

2020-A-Jn 15, 18-21 samedi 5e semaine de Pâques - appartenir à Dieu

Pour ceux qui en doutaient, il se dégage de la première lecture un tableau très vivant de l’Église primitive. Nous y voyons que l’évangélisation repose sur des personnes. À l’époque des Actes, l’annonce de Jésus est liée à l’histoire personnelle et fascinante de témoins et non sur des structures presque inexistantes. Les Actes donnent une large part à la figure de Paul. Elle est centrale. Ils présentent aussi d’autres figures comme Barnabé qui fut un intermédiaire auprès des apôtres qui s’interrogeaient sur sa soudaine conversion. Les deux forment une formidable équipe.

2020-A- Jn 15, 1-8- mercredi 5e semaine de Pâques - demeurer dans le Père

Cette semaine, la liturgie est toute centrée sur le Père, sur notre union au Père. Et pour voir le beau fruit que produit cette union, mon regard se porte sur dom Giuseppe Berardelli, prêtre du diocèse de Bergame durement frappé par le COVID 19. Atteint du virus, il est décédé en fin de mars après avoir cédé sa place à une personne plus jeune dans le service de réanimation où il était hospitalisé. Dom Giuseppe est mort comme un prêtre. Je suis profondément bouleversé que, lui, curé de Casnigo, ait renoncé [à sa place à l’urgence] pour la donner à un plus jeune que lui, a-t-on écrit dans le journal local.

2020-A-Jn 14, 7-14- samedi 4e semaine de Pâques- expérimenter et non dire Dieu

Ai-je bien lu ? Entendu ? Quelqu’un, un être de chair, un humain comme moi, me montre quelqu’un d’autre. Chaque fois que je lis et relis ce passage de Jean, une compréhension nouvelle émerge en moi. J’ai beau lire, relire, lire à nouveau, j'ai toujours la même impression : quelqu’un m’apparait différent et chaque fois une forte impression surgit en moi comme si je suis devant un Dieu surgissant (Maurice Bellet).

2020-A- Jn 6, 60-69- samedi 3e semaine de Pâques- fais de ta maison un ciel

En conclusion de sa longue réflexion sur l’eucharistie, Jean observe que le message de Jésus ne passe tout simplement pas. Plutôt que de susciter l’admiration, Jésus provoque la colère. Il choque. Qui est-il pour nous donner sa chair à manger (Jn 6, 52) ? Cette parole est rude ! Qui peut l’écouter (v.60)? Certains ne croient pas cela (v.64) et beaucoup vont le quitter (v.66). Et vous, nous demande Jésus, voulez-vous partir ?

2020-A-Jn 12, 44-50 -mercredi 4e semaine de Pâques- montre-moi ta lumière

Une demande monte en moi à la lecture de l’évangile de ce matin. Montre-moi la lumière. L’écrivain britannique C. S. Lewis raconte l’histoire de Robin, un aveugle de naissance. Une intervention chirurgicale lui redonna la vue. Il déborde de joie de voir la pièce où il se trouve, la table où il mange, la fenestration abondante. On peut lui avoir expliqué auparavant ce qu’est la couleur de la pièce, la dimension de la table, il n’en avait qu’une sensation de beauté et de grandeur.

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