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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année c

2019-C-Mc 2,13-17- Samedi 1ère semaine ordinaire- Lévi, touché droit au coeur

Notons d’abord ceci: on ne doit pas penser que celui qui se nomme Lévi, dont il est question ici, est de fait l'évangéliste qu'on nomme Matthieu[1], l’auteur de l’évangile. Les exégètes disent que Matthieu, l’évangéliste, était beaucoup plus instruit que Lévi. Lévi n’était pas un intellectuel. Ni André, ni Pierre (Mt 4, 18-19) ne l’étaient aussi. Il appelle des gens à la notoriété pas tellement noble : des pêcheurs, des collecteurs d’impôt. Il n’appelle pas des parfaits parce qu’il n’en trouve pas sur sa route.

2019-C-Mc 2, 23-28 -mardi 2e semaine ordinaire- Jésus, un laïc pas comme les autres

Devant la réaction des chefs religieux observant le geste illégal des disciples (nous parlerions aujourd’hui de chrétiens) qui arrachent des épis un jour de sabbat et la réponse de Jésus à ses détracteurs, une évidence s’impose : Jésus est un humain, un humain véritablement humain plutôt qu’un humain mode religieux.

Le comportement de Jésus fait ressortir que la bonne nouvelle, la mentalité nouvelle qu’il veut introduire dans les cœurs, bref que son royaume repose non sur des normes religieuses, mais sur le gros bon sens humain. Jésus a dépassé largement la religion quand il a déclaré : le sabbat a été fait pour l`homme, et non l`homme pour le sabbat (Mc 2, 27).

2019-C-Mc 3, 20-21 samedi 2e semaine ordinaire- il a perdu la tête

Qui d'autre que Jésus est atteint d’une douleur profonde, douleur mentale pour chacun de nous, écrit sainte Battista ? Qui d'autre que Jésus a eu tant de soucis pour les blessés et les hors-la-loi ? Qui d'autre que Jésus ne porte ni signes distinctifs ni signes sacerdotaux lui permettant de parler avec autorité dans les chaires des temples ? Qui d'autre que Jésus priorise la dignité à donner aux moins que rien au détriment de sa propre personne ?

2019-C-Jn 1, 43-51- samedi temps de Noël- sommes-nous des Nathanaël ?

Ce temps de Noël est un temps de passage de la nuit à la lumière. Pour nous indiquer comment faire ce passage, la liturgie nous propose de faire la même expérience que Nathanaël.

Comme la plupart d’entre nous, Nathanaël est un croyant ambigu, un chercheur dans l’obscurité. Sa position de maître en Israël, de grand connaisseur de l’Écriture, ne semble pas remplir le vide intérieur qu’il éprouvait. La pratique de la loi qu’il accomplissait avec perfection ne nourrissait pas ce vide. Il vivait une nuit de foi. Une chose lui manquait : rencontrer un vrai maître.

2019-C-Jn 15, 9-15- sainte Marguerite Bourgeois - une bonne tasse de thé

C’est facile de préparer une tasse de thé. Il suffit de faire bouillir de l’eau. Mais une bonne tasse de thé demande du temps et de la patience. Il faut laisser infuser. Marguerite Bourgeois est pour nous une bonne tasse de thé. Elle n’hésite pas à prendre tout le temps nécessaire pour se laisser infuser par la présence de Dieu. Pour vivre en permanence en Dieu. Ce ne fut pas subito presto.

2018-C-Jn 15, 15-17- funérailles- un vie offrande

Il est déjà venu en prenant la condition humaine […]; il reviendra de nouveau pour nous rendre participants de sa divinité. Tel est la foi chrétienne que nous rappelle ce temps de l’avent. Camille ne s’est pas contentée d’entendre ces mots : Jésus est venu, il reviendra. Elle a bâti sa vie sur le roc de cette parole. Dans les mots du pape François, sa foi n’était pas seulement un beau maquillage. Elle transfigurait tous les moments de sa vie, incluant les plus difficiles.

2018-C- Lc 1, 46-56 -samedi 3e semaine Avent - vivre à l'envers

Que peut-on chanter de plus grand que le Magnificat ? Que peut-on annoncer de plus beau que de glorifier le Seigneur par sa langue, par sa vie, par son cœur ? Ce chant ouvre des perspectives inimaginables sur comment bien vivre sa vie. Il profile un chemin pour donner à sa vie un tournant évangélique. Un tournant social aussi.

2018-C-Lc 2, 22-35 -samedi octave de Noël- ne pas garder Jésus pour soi

En cette octave de Noël, la liturgie nous invite à regarder un couple, Marie et Joseph, entrant dans le temple pour poser un geste attestant qu’ils sont fidèles à la loi du Seigneur. Au temple, ils présentent à Dieu avec leur enfant, le sacrifice des pauvres (cf. Lc 2, 24).

En présentant à Dieu leur premier né, ce couple confirme en cela son oui initial au projet de Dieu sur lui au moment de leur annonciation réciproque (cf. Mt 1, 18-25; Lc 1, 24-38). La joie de ce couple a un visage : ne pas retenir pour lui Jésus. Son geste atteste que Jésus se garde en le donnant. Un couple, un jeune couple, éprouve la joie de ne pas étouffer leur enfant en le gardant pour eux tout seul.

2019-C- Jn 2, 1-11- 2e dimanche ordinaire - noces de Cana, une épiphanie de beauté

Reprenons les paroles d'un père de l'Église : ils n'ont pas tout bu le vin, car nous en buvons encore aujourd'hui. Le premier geste-commencement de la vie publique de Jésus se résume à ceci : nous en buvons encore. Nous nous en émerveillons encore. Aujourd'hui, ce matin, ici, formant une communauté nuptiale, nous buvons encore de la compassion de Jésus pour nos manques. Nous buvons encore du vin de sa joie. Nous buvons encore son amour à être une présence signifiante dans nos vies. Nous nous émerveillons de son écoute de sa mère qui observait que la joie manquait. Ce récit trace la trajectoire de Marie et celle de Jésus.

2018-C-Lc 1, 39-48 - Notre-Dame Guadeloupe- Juan Diego

Émerveillement. C’était un 12 décembre 1531, Marie, comme c’est son mode fonctionnement, choisit un inconnu, un non instruit, l'indien Juan Diego, pour qu’on élève ici ma petite maison sacrée. Va au palais de l’Évêque de Mexico, et tu lui diras que je t’envoie pour lui révéler combien je désire qu’en ce lieu il m’offre une maison, qu'il me construise un temple dans la plaine.

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