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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année c

2019-C-Jn 17, 11-19- mercredi 7e semaine de Pâques- comment terminer un mandat pastoral ?

En guise d’adieu à l’Église d’Éphèse, Paul décrit ce qu’il a été pour elle. Ses adieux humains offrent une description de sa manière d’évangéliser cette Église : aucune demande de rémunération, beaucoup de labeurs manuels pour n’être pas un fardeau pour personne, constant souci des plus faibles et bonheur de donner plutôt que de recevoir. Pour annoncer l’évangile, Paul s’est dépouillé de lui-même.

2019-C-Jn 21,20-25-samedi 7e semaine de Pâques- pleine assurance

Nous connaissons bien la question qui précède notre évangile et que Jésus pose à Pierre. M’aimes-tu ? Pourquoi avons-nous toujours besoin de demander : est-ce que tu m’aimes ? Est-ce que tu m’aimes vraiment ? C’est la question posée par les amoureux qui ont toujours peur de n’être pas aimés comme ils aiment. C’est la question des enfants à leurs parents : papa, maman, jusqu’où tu m’aimes ? Et nous entendons cette réponse, copiée-collée de celle de Jésus, tu sais bien que je t’aime.

2019-C-Mt 5,33-37 - samedi 10e semaine ordinaire- qui est ce «moi je vous dis» ?

Moi je vous dis. Mais qui est ce « moi je vous dis»? N’entendons pas cette parole comme un juron, comme «je le jure sur la tête de ma mère». N’entendons pas cette parole comme imposant un chemin, une attitude ou encore ce que nous devons absolument faire. La bonne nouvelle sera toujours exprimée dans des mots humbles, sans l’appuyer sur un autre comme pour lui donner plus de poids. Ce n’est pas en mentionnant le nom de Dieu à temps et à contretemps (2 Tm 4, 2), en donnant de bonnes réponses aux questions sur Jésus que nous donnerons du poids, de la valeur à nos dires.

2019-C-Mt 5, 17-19 -mercredi 10e semaine ordinaire- notre capacité vient de Dieu

Qu’est-ce qui dirige nos vies ? Quelle loi dirige nos vies ? En reprenant le chemin du Temps ordinaire, ces questions reprennent toutes leurs pertinences. Il est temps de savoir où nous voulons nous diriger, si nous désirons vivre une plus grande intimité avec la manière dont Jésus approche la loi ou de dépendre entièrement de la loi. Il ne s’agit plus de retourner à nos affaires comme les disciples retournant à leurs affaires, à leur barque. Il faut demeurer en route, en état de marche parce que c’est en marchant que Jésus nous rejoint.

2019-C-Mt 6, 24-34- samedi 11e semaine ordinaire- le langage de l'échec

Qui d’entre nous se vante avec une certaine jouissance de ses échecs ? C’est pourtant l’expérience de Paul. N’imaginons pas Paul comme un super héros, savourant victoire sur victoire. Paul raconte ce matin l’itinéraire d’une lourde déception, son écharde peut-être, celle de réaliser que la communauté de Corinthe qu’il a fondé, visité à plusieurs reprises, se met à écouter une autre voix que la sienne. Elle est déchirée entre écouter sa parole ou celle de prédicateurs qui vendent des rêves, dirions-nous aujourd’hui. Bref, le schisme n’est pas loin.

2019-C-Mt 6, 1-6.16-18- mercredi 11e semaine ordinaire - générosité: les sourds entendent ce langage

Vous connaissez bien ce chapitre 23 de la première règle de François. Il invite à l’admiration devant la générosité de Dieu. Aimons tous Dieu […]. Il nous a donné et donne à tous les corps, l'âme, la vie; Il nous a créés, rachetés; il nous sauvera par sa seule miséricorde […], il ne nous fait que du bien. François ne cesse de louanger la libéralité, la surabondance, la gratuité de Dieu à son endroit.

2019-C-Jn 15, 1-8- mercredi 5e semaine de Pâques- Dieu s'est uni à lui-même

Si nous acceptons de croire que cet homme [Jésus] est venu de Dieu, comme l’écrit le théologien Joseph Moingt, nous devons conclure en toute logique que l’humanité toute entière a sa place auprès de Dieu. En Dieu, depuis toujours, il y a de la place pour chacun de nous. Dieu en quelque sorte c’est uni à lui-même (Gaudium et Spes no 45, 2). Comment alors ne pas reprendre ces mots d’un très beau chant liturgique : mon Dieu, tu es grand, tu es beau.

2019-C-Jn 16, 12-15- mercredi 6e semaine de Pâques- Impossible de penser Dieu sans l'humain

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire. En quelques mots, Jésus exprime que nous n’aurons jamais fini de saisir Dieu. À l’heure où Jésus passe de ce monde à son Père, il aborde un aspect de son identité qui ne sera jamais complètement saisissable. Il parle de sa relation avec son Père. Relation, ce mot cache une intensité indéfrichable. Pour nous en approcher, Jésus s’engage à nous assurer de l’Esprit qui nous introduit dans le mystère de cette relation.

2019-C-Jn 16, 23b-28- samedi 6e semaine de Pâques- on est rendu là

Jésus n’a pas fermé le dossier de sa vie. Il ne voulait pas mourir dans le cœur de ses disciples. Quelque chose de plus fort que la mort l’animait, ce quelque chose, Christiane Singer, confrontée à une terrible maladie, l’appelle congédier en nous le vieillard amer […] pour renaître[1]. Jésus nous laisse une œuvre à parachever. Nous sommes faits pour vivre. Nous sommes tous des créateurs, des artistes d’une œuvre nommée vie, toujours à créer. L’ascension est la fête de la vie. La fête du renoncement à mariner ce qui est amer dans la vie,[2]écrivait un homme en soin palliatif.

2019-C-Jn 3, 16-21- mercredi 2e semaine de Pâques- vous devriez être jour et vous êtes nuit.

La lumière est venue dans le monde. Si nos yeux ne voient pas cette lumière, ce n’est pas parce qu’elle ne brille pas, mais plutôt parce que nos yeux ne la voient pas. Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, reconnaît l’évangéliste. Hildegarde de Bingen, prophétesse et docteur de l’Église, dans une lettre au clergé de Cologne lui écrivait, et cela vaut aussi pour tout chrétien, vous devriez être jour et vous êtes nuit.

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