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Jean 6

2022-C-Jn 6, 60-69- samedi 3e semaine de Pâques- l’eucharistie comme crise.

Jésus, nous venons de l’entendre, affronte une crise profonde qu’il ne faut pas confondre avec une situation de conflit. Jésus n’est pas en conflit avec ses disciples. Il vit une crise d’incompréhension, de désolidarisation de son équipe pastorale. Trois ans d’efforts pour s’entendre dire cette parole est trop dure. Jésus qui est conscient que de se présenter comme nourriture, comme pain de vie risque de scandaliser. Cela vous scandalise ? (V. 61). Cela peut aussi engendrer une profession de foi : Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle (V. 68).

2022-C-Jn 6, 35-40 -mercredi 3e semaine de PÂQUES- débalconner nos vies

Ce matin, ne nous arrêtons pas sur la mort violente d’Étienne. Arrêtons notre regard sur Celui qu’il contemplait. Étienne fut transfiguré par les œuvres qu’il contemplait en Jésus. Il en fut dynamisé, mieux il s’est laissé dynamiter par les œuvres de Jésus et il devint à sa suite présence réelle de Celui qu’il contemplait. Il a tellement contemplé Jésus qu’il s’est fait nourriture auprès des pauvres. Que peut-on trouver de plus beau qu’être pain de vie ? Sa contemplation lui interdisait de fuir devant les persécutions qui surgissaient à l’encontre de ceux qui s’occupaient des autres. Dans les mots d’aujourd’hui, c’est la culture de la rencontre qui animait sa vie.

2022-C-Jn 6, 16-21 samedi 2e semaine du temps pascal- Une marche bienvenue

Ce matin, nous sommes en présence de deux Jésus. L’image la plus répandue est celle d’un Jésus puissant qui marche sur un lac agité et que même le vent et les flots lui obéissent (Cf. Mc 4, 41) et le Jésus compatissant qui rejoint ses disciples ramant jusqu’à l’épuisement contre les fortes vagues.

Ces deux images courent tout au long des textes bibliques. Les disciples partageaient plutôt la première image. Les pèlerins d’Emmaüs ne disent-ils pas à l’étranger qui s’était joint à eux : nous, nous espérions qu’il serait celui qui allait délivrer Israël (Lc 24, 21). Les disciples pensaient suivre un Messie depuis longtemps attendu qui allait les libérer de la tutelle des Romains et qui allait les inviter à siéger à sa droite en gloire.

2021-B-Jn 6, 60-69 - samedi 3e semaine de PÂQUES- heureuse crise

Jean termine son chapitre sur l’eucharistie sur une crise qui est autre chose qu’un conflit. La crise est une minute de vérité […] qui fait discerner le nécessaire (Maurice Bellet). Dans son message annuel à la Curie, le pape décrit la crise qu’il mentionne 46 fois comme un moment de grâce. Un repère essentiel (Paul Ricoeur) pour progresser, avancer. Un conflit est dévastateur. Il engendre la compétition, engage la recherche d’un coupable et se termine par une victoire ou une défaite.

2021-B-Jn 6, 35-40 -mercredi 3e semaine de PÂQUES- être présences réelles

Vous connaissez le dicton : il ne faut pas se fier aux apparences. De l’extérieur, Jésus a raté sa vie. À le voir agir, on peut affirmer qu’il a même pris la résolution de rater sa vie. De donner sa vie. Force est d’observer durant ce temps pascal que Jésus a échoué à rater sa vie. Tout lui réussit, même ses échecs à faire comprendre aux notables son projet de terre neuve. Jésus a pris la décision d’être heureux quoiqu’il arrive. D’être nourriture quoiqu’il arrive. Je suis le pain de vie. Jésus s’est concentré sur l’essentiel : être plein de vie auprès de ceux qui avaient perdu la joie de vivre.

2021-B-Jn 6, 16-21- samedi 2e semaine de PÂQUES - marcher sur des oeufs

Vous connaissez l’expression marcher sur des œufs. Pas besoin d’être un maître en gastronomie pour savoir qu’un œuf se brise facilement. Un geste trop brusque et tout s’effondre. Nous ne sommes pas, selon une autre expression, sortis de l’auberge tant la vie amène une kyrielle de tempêtes, plus déstabilisantes les unes que les autres.

Nous faisons tous l’expérience de marcher sur des œufs. À tout moment, tout risque de s’effondrer. On parle même de la science de la collapsologie qui étudie l’effondrement de la vie qui est comme un château de cartes

2020-A- Jn 6, 60-69- samedi 3e semaine de PÂQUES - fais de ta maison un ciel

En conclusion de sa longue réflexion sur l’eucharistie, Jean observe que le message de Jésus ne passe tout simplement pas. Plutôt que de susciter l’admiration, Jésus provoque la colère. Il choque. Qui est-il pour nous donner sa chair à manger (Jn 6, 52) ? Cette parole est rude ! Qui peut l’écouter (v.60)? Certains ne croient pas cela (v.64) et beaucoup vont le quitter (v.66). Et vous, nous demande Jésus, voulez-vous partir ?

2020-A-Jn 6, 35-40 - mercredi 3e semaine de PÂQUES- diminuer et croître

Autrefois, Dieu se rendait visible dans la manne qui tombait du ciel. Ce rendez-vous de Dieu avec nous est devenu vérité dans l’étable de Bethléem. Et le verbe s’est fait chair. Maintenant, Dieu se rend visible sous une autre forme. Prenez et mangez, ceci est mon corps. Il ne s’agit pas seulement de savoir cela, mais d’expérimenter que c’est maintenant dans nos étables, nos pauvretés, nos cœurs que le Verbe se fait chair. Et cela change tout.

2019-C- Jn 6, 35-40- homélie pour funérailles- tu es éternel

Chacun d’entre nous avons un regard différent sur la célébration qui nous réunit ensemble. Pierre lui-même avait son propre regard sur les événements.

Je vous partage mon regard sur le sens de notre rassemblement. Un autre porterait un regard différent. Il y a plusieurs regards sur un même événement.

D’abord, une affirmation : au souviens-toi que tu es poussière, on doit ajouter : souviens-toi que tu es éternel. Grégoire le Grand affirmait: tu es terre et tu es monté au Ciel avec le Christ. La foi chrétienne est un vaccin contre la mort. Elle nous fait voir la mort avec les yeux de Jésus et non avec les nôtres, avec des yeux projetés vers l’avenir, des yeux de Pâques. Jésus le confirme avec une phrase explosive : celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors (Jn 6, 37-40).

2019-C-Jn 6,35-40 mercredi 3e semaine de PÂQUES- je ne suis plus ce que j'étais

Toute aventure humaine qui gravite autour de son petit moi risque d’être une aventure stérile. Comment s’enthousiasmer à se regarder une vie durant? Comment se satisfaire d’une vie toute centrée sur soi ? Ce qui fait que la vie humaine est chose si grande, si pathétique, écrit Maurice Zundel, c’est que dans cette vie se joue une tragédie divine.

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