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Jean 6

2019-C- Jn 6, 35-40- homélie pour funérailles- tu es éternel

Chacun d’entre nous avons un regard différent sur la célébration qui nous réunit ensemble. Pierre lui-même avait son propre regard sur les événements.

Je vous partage mon regard sur le sens de notre rassemblement. Un autre porterait un regard différent. Il y a plusieurs regards sur un même événement.

D’abord, une affirmation : au souviens-toi que tu es poussière, on doit ajouter : souviens-toi que tu es éternel. Grégoire le Grand affirmait: tu es terre et tu es monté au Ciel avec le Christ. La foi chrétienne est un vaccin contre la mort. Elle nous fait voir la mort avec les yeux de Jésus et non avec les nôtres, avec des yeux projetés vers l’avenir, des yeux de Pâques. Jésus le confirme avec une phrase explosive : celui qui vient à moi, je ne vais pas le jeter dehors (Jn 6, 37-40).

2019-C-Jn 6,35-40 mercredi 3e semaine de Pâques- je ne suis plus ce que j'étais

Toute aventure humaine qui gravite autour de son petit moi risque d’être une aventure stérile. Comment s’enthousiasmer à se regarder une vie durant? Comment se satisfaire d’une vie toute centrée sur soi ? Ce qui fait que la vie humaine est chose si grande, si pathétique, écrit Maurice Zundel, c’est que dans cette vie se joue une tragédie divine.

2019-C-Jn 6, 60-69 -samedi 3e semaine de Pâques-pourquoi je demeure chrétien ?

Qu'est-ce que Jésus a pu dire pour susciter une telle réaction ? Souvenons-nous que Jésus, avec quelques pains et quelques poissons, avait donné à manger à une foule de plus de cinq mille personnes ! Ce n'est pas rien, mais les réactions ne furent pas aussi vives que ce matin. Plutôt que de le quitter pour ce geste étonnant, la foule voulait le faire roi.

2018-B- Jn 6, 37-40- commémoration des défunts- la mort, un début d'un moi déployé

Toute vie humaine constitue une sorte d’itinéraire de Paris à Jérusalem, pour reprendre le titre de Chateaubriand. Toute vie est un itinéraire vers la Jérusalem de joie et de paix que chante le psaume 121. Toute vie est comme ramassée dans l’appel de Jésus devant le tombeau de Lazare : viens dehors. Viens à la vie. Ce cri résonne comme un «réveil matinal» lucide sur la vie. Il appelle à sortir progressivement des tombeaux de nos peurs de toutes sortes, de nos vies en forme de mort, pour entrer dans la plénitude de la vie.

2018-B-Jn 6, 35-40- mercredi 3e semaine de Pâques - la grandeur de Dieu

Il nous arrive quelquefois, écrit Maurice Zundel (Ton visage, ma lumière, Mame, Paris, 2011, pp.125-126), que nous devenons conscients de cette chose incroyable où toute la grandeur de Dieu, toute sa puissance, toute sa sainteté, tout cela [se trouve] dans une miette de pain !

Oui, quelle grandeur il y a dans ce pain descendu du ciel ! Cette grandeur ne repose pas sur l’opinion d’autrui. Elle n’est pas artificiellement fabriquée en attirant l’attention des autres sur lui. Elle est révélation discrète d’une présence infinie, totalement donnée.

2018-B-Jn 6, 60-69- samedi 3e semaine de Pâques- une «base de donnée» pour connaître Jésus

Je commence cette réflexion par ces mots d’Angèle de Foligno : l’homme, à force de voir l’ineffable, arrive à la stupeur, et si un prédicateur, au moment de parler, entrait dans cet état, il dirait à la foule : Allez-vous-en, car je suis incapable de parler de Dieu, je suis insuffisant. Qu’ajouter de plus qui ne soit pas insignifiant sur la finale de Jean !

2018-B-Jn 6, 16-21- samedi 2e semaine de Pâques- un Jésus «dévissé» de son prie-Dieu

La question n’est pas de savoir qui est ce Jésus qui marche et affronte des vents contraires. La question est plutôt de se demander où trouver Jésus. Réponse : au milieu de la mer agitée des cœurs. Jésus choisit de rejoindre ceux qui affrontent des tempêtes. Son souci pour l’humain est incompréhensible, même s’il y risque sa vie. Ce ne fut pas une erreur s’il est mis à mort. C’est parce qu’il est dangereux. Jésus se sait dangereux. N’est-ce pas le sens de sa réponse sur la mer : n’ayez pas peur, c’est moi.

2017-A-Jn 6, 16-2 samedi 2e semaine de Pâques-ne pas avoir peur des problèmes.

La priorité des priorités pour les douze, c'est la prière, non l'organisation. Voilà la découverte que firent les douze quand ils convoquèrent l'ensemble des disciples. La seconde priorité, c’est l’annonce de l’Évangile. Pierre dit: et à nous revient la prière et l’annonce de l’Évangile (cf. Ac 6, 4). Je pourrais imaginer le plus grand plan pastoral, l’organisation la plus parfaite, mais sans le levain de la prière, ce sera du pain azyme, sans protéine (Pape François, 02/03/17).

2017-A-Jn 6, 30-35 -mardi 3e semaine de Pâques-soyons des hôpitaux de campagne

Il est impossible de comprendre le signe de la plus belle œuvre de Jésus (Jean de la Croix) qu'est le pain de vie, sans que, comme l'exprime Saint Paul, l'esprit de Dieu, qui a ressuscité Jésus d'entre les morts, habite en nous (Rm 8, 11). Sans cet Esprit nous serions, pour citer le prophète Ézéchiel, des ossements desséchés (Ez 37, 4).

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