Vous êtes ici

Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Jean 6

2024-B-Jn 6, 16-21 -samedi de la 2e semaine de Pâques- petit colibri

De toute évidence, la journée de travail de Jésus est terminée. Ils s’embarquèrent pour aller se reposer un peu. Ce qui devait être un simple retour à la tranquillité se transforme en cauchemar. Il m’arrivait souvent d’entendre des gens me rapporter que dans leur rêve, ils courraient sans avancer, qu’ils n’allaient nulle part, faisaient du surplace, s’épuisaient sans résultat. Belle image de ce que nous vivons comme croyants présentement.

2023-A- Jn 6, 37-40-Défunts de l'Ordre franciscain - voir l'impossible possible

Tel un brouillard qui se déchire et laisse émerger une cime, ce jour nous découvre, indicible, un autre jour que l’on devine. Ce jour souvenir des défunts nous fait prendre de l’altitude. On les croyait anéantis…aucun de ceux que tu m’as donnés ne sera jeté dehors. Voici, je fais toutes choses nouvelles (Ap 21.5).

2023-A- Jn 6, 51-58 - fête du Corps et du Sang du Christ - des mots dynamites.

Si on laisse ce pain nous nourrir, si on se laisse nourrir par ce pain personnellement, communautairement, dit le père François Cassingena-Trévedy, c’est de la dynamite qui explose dans toutes les directions. Prenez et mangez, c’est une explosion nucléaire qui transforme toute vie. Ne chosifions pas ce geste de Jésus. Ne le matérialisons pas non plus.

2023-A-Jn 6, 60-69 - samedi de la 3e semaine de PÂQUES- rester ou déserter

Ne pensez pas, écrivait Origène au IIIe siècle, qu’il suffit de se renouveler une fois. Il faut renouveler la nouveauté elle-même. Ce matin, renouveler la nouveauté de la question de Pierre. Pourquoi restons-nous dans l’Église ? Pourquoi revenons-nous nous asseoir chaque jour autour de cette table ? Sommes-nous heureux dans cette Église atteinte d’un cancer intérieur qui ronge son énergie ? Sa crédibilité ? Sa Parole ?

2023-A-Jn 6, 16-21-samedi de la 2e semaine de PÂQUES- le fond du baril

Ouvrons les yeux ! À l’heure où les révélations s’enchaînent, dévoilant toujours un peu plus ce que l’humain porte de noirceur en lui, sans savoir si cette marche sur les eaux s’est réellement produite, cette scène fait surgir une cruelle réalité : la vie, toute vie se vit sur une mer agitée. Une expression populaire utilise l’image de marcher sur des œufs. Cela traduit un sentiment d’insécurité. D’autres préfèrent l’expression, on n’est pas sorti du bois.

2022-C-Jn 6, 60-69- samedi 3e semaine de Pâques- l’eucharistie comme crise.

Jésus, nous venons de l’entendre, affronte une crise profonde qu’il ne faut pas confondre avec une situation de conflit. Jésus n’est pas en conflit avec ses disciples. Il vit une crise d’incompréhension, de désolidarisation de son équipe pastorale. Trois ans d’efforts pour s’entendre dire cette parole est trop dure. Jésus qui est conscient que de se présenter comme nourriture, comme pain de vie risque de scandaliser. Cela vous scandalise ? (V. 61). Cela peut aussi engendrer une profession de foi : Seigneur, à qui irions-nous, tu as les paroles de la vie éternelle (V. 68).

2022-C-Jn 6, 35-40 -mercredi 3e semaine de PÂQUES- débalconner nos vies

Ce matin, ne nous arrêtons pas sur la mort violente d’Étienne. Arrêtons notre regard sur Celui qu’il contemplait. Étienne fut transfiguré par les œuvres qu’il contemplait en Jésus. Il en fut dynamisé, mieux il s’est laissé dynamiter par les œuvres de Jésus et il devint à sa suite présence réelle de Celui qu’il contemplait. Il a tellement contemplé Jésus qu’il s’est fait nourriture auprès des pauvres. Que peut-on trouver de plus beau qu’être pain de vie ? Sa contemplation lui interdisait de fuir devant les persécutions qui surgissaient à l’encontre de ceux qui s’occupaient des autres. Dans les mots d’aujourd’hui, c’est la culture de la rencontre qui animait sa vie.

2022-C-Jn 6, 16-21 samedi 2e semaine du temps pascal- Une marche bienvenue

Ce matin, nous sommes en présence de deux Jésus. L’image la plus répandue est celle d’un Jésus puissant qui marche sur un lac agité et que même le vent et les flots lui obéissent (Cf. Mc 4, 41) et le Jésus compatissant qui rejoint ses disciples ramant jusqu’à l’épuisement contre les fortes vagues.

Ces deux images courent tout au long des textes bibliques. Les disciples partageaient plutôt la première image. Les pèlerins d’Emmaüs ne disent-ils pas à l’étranger qui s’était joint à eux : nous, nous espérions qu’il serait celui qui allait délivrer Israël (Lc 24, 21). Les disciples pensaient suivre un Messie depuis longtemps attendu qui allait les libérer de la tutelle des Romains et qui allait les inviter à siéger à sa droite en gloire.

2021-B-Jn 6, 60-69 - samedi 3e semaine de PÂQUES- heureuse crise

Jean termine son chapitre sur l’eucharistie sur une crise qui est autre chose qu’un conflit. La crise est une minute de vérité […] qui fait discerner le nécessaire (Maurice Bellet). Dans son message annuel à la Curie, le pape décrit la crise qu’il mentionne 46 fois comme un moment de grâce. Un repère essentiel (Paul Ricoeur) pour progresser, avancer. Un conflit est dévastateur. Il engendre la compétition, engage la recherche d’un coupable et se termine par une victoire ou une défaite.

2021-B-Jn 6, 35-40 -mercredi 3e semaine de PÂQUES- être présences réelles

Vous connaissez le dicton : il ne faut pas se fier aux apparences. De l’extérieur, Jésus a raté sa vie. À le voir agir, on peut affirmer qu’il a même pris la résolution de rater sa vie. De donner sa vie. Force est d’observer durant ce temps pascal que Jésus a échoué à rater sa vie. Tout lui réussit, même ses échecs à faire comprendre aux notables son projet de terre neuve. Jésus a pris la décision d’être heureux quoiqu’il arrive. D’être nourriture quoiqu’il arrive. Je suis le pain de vie. Jésus s’est concentré sur l’essentiel : être plein de vie auprès de ceux qui avaient perdu la joie de vivre.

Pages

S'abonner à Jean 6