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Jean 16

2020-A-Jn 16, 23b-28- samedi 6e semaine de Pâques- heureux départ

Durant la semaine où nous célébrons l’Ascension, la liturgie nous invite à entrer dans la vie divine, à entrer dans une relation d’union au Christ. En s’élevant vers le Père, Jésus nous entraîne avec lui dans son intimité. Pour nous expliquer cela, Jean donne l’exemple de la vigne (Jn 15, 1-10), élément central dans le discours d’adieu de Jésus.

Désormais et pour toujours, tout repose sur la profondeur de notre union à Jésus, sur notre attachement à la vigne. Je suis la vigne. Vous êtes les sarments. Cela veut dire que nous faisons partie de la vigne. Circule en nous, en nos veines, la même sève quand dans le cep. Ensemble, Jésus et nous, nous formons un seul vivant.

2020-A-Jn 16, 12-15 - mercredi 6e semaine de Pâques- annoncer un Dieu inconnu

Cette page des Actes relatant l’arrivée de Paul à Athènes elle est très actuelle. Il se sait un étranger venant d’une autre culture et parlant une autre langue. Une grande question l’habite : comment une parole venant de Jérusalem peut-elle s’insérer dans une culture étrangère ? Comment lui, étranger, parlant une langue étrangère peut-il irriguer, infuser l’évangile dans la culture de l’Aréopage?

2019-C-Jn 16, 12-15- mercredi 6e semaine de Pâques- Impossible de penser Dieu sans l'humain

J’ai encore beaucoup de choses à vous dire. En quelques mots, Jésus exprime que nous n’aurons jamais fini de saisir Dieu. À l’heure où Jésus passe de ce monde à son Père, il aborde un aspect de son identité qui ne sera jamais complètement saisissable. Il parle de sa relation avec son Père. Relation, ce mot cache une intensité indéfrichable. Pour nous en approcher, Jésus s’engage à nous assurer de l’Esprit qui nous introduit dans le mystère de cette relation.

2019-C-Jn 16, 23b-28- samedi 6e semaine de Pâques- on est rendu là

Jésus n’a pas fermé le dossier de sa vie. Il ne voulait pas mourir dans le cœur de ses disciples. Quelque chose de plus fort que la mort l’animait, ce quelque chose, Christiane Singer, confrontée à une terrible maladie, l’appelle congédier en nous le vieillard amer […] pour renaître[1]. Jésus nous laisse une œuvre à parachever. Nous sommes faits pour vivre. Nous sommes tous des créateurs, des artistes d’une œuvre nommée vie, toujours à créer. L’ascension est la fête de la vie. La fête du renoncement à mariner ce qui est amer dans la vie,[2]écrivait un homme en soin palliatif.

2018-B-Jn 16, 12-15 - mercredi 6e semaine de Pâques- Dieu chez lui chez nous

Qui es-tu, douce lumière qui me comble et illumines mon cœur ? Et Édith Stein, carmélite, offre des jalons de réponses. Tu es l’espace qui m’enveloppe […], plus proche de moi que moi […], plus intime que le tréfonds de mon âme […] et cependant insaisissable. Cela rejoint Augustin qui écrivait d’expérience dans ses Confessions que Jésus est plus intime à lui-même que lui-même. Si je comprends bien, cela signifie que nous possédons le ciel en nous. C’est tellement insaisissable que Jean précise que vous ne pouvez pas comprendre cela maintenant (v. 12).

2016-C-Jn 16, 23b-28 -samedi 6e semaine pascale- quoi demander ?

Quoi demander au Seigneur ? Que l’Évangile que nous proclamons soit vraiment l’Évangile de l'ouverture aux autres. De l'accueil des autres dans leur différence. Jésus n'a cessé de prodiguer en gestes et en paroles, par sa proximité avec les rejetés, par son attention aux blessés, une ouverture aux autres. Il a œuvré à la disparition des frontières. Jésus s'est fait le promoteur d'un mot qui aujourd'hui est sur toutes les tribunes : ouverture

2015-B-Jn 16, 23b-28 - samedi 6e semaine de Pâques- un départ qui en dit long sur nous

Quand je prie ce passage de Jean, monte en moi ce geste de Pierre et de Jean qui, à l'entrée de la Belle Porte, relève au Nom de Jésus un infirme leur tendant la main pour subvenir à ses besoins. Sachez-le bien, c’est par le Nom de Jésus, le Nazaréen, que cet homme se trouve là, devant vous, guéri… Son Nom, donné aux hommes, est le seul qui puisse nous sauver (Ac 4, 10. 12). Ce geste au Nom de Jésus, pourtant empreint de compassion, a tellement soulevé de réactions que les autorités religieuses leur interdirent de le prononcer à nouveau.

2015-B-Jn 16, 5-11-mardi 6e semaine de Pâques- je pars vers vous

Avec ce départ de Jésus s'ouvre devant nous la porte de la miséricorde du Père. Quiconque, dit la bulle annonçant l'année sainte de la miséricorde, y entrera pourra faire l'expérience de l'amour de ce Dieu qui console, pardonne, et donne l'espérance (# 3). Dans un geste de miséricorde, Dieu est venu à notre rencontre (# 2). En nous quittant, Jésus nous dit que non seulement dans l’histoire, mais aussi dans l’éternité, l’homme sera toujours sous le regard miséricordieux du Père (# 7).

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