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Jean 3

2021-B-Jn 3, 16-21- mercredi 2e semaine de PÂQUES - sommes-nous des chauves-souris ?

La jeune poétesse Amanda a impressionné lors de sa prise de parole au terme de la cérémonie d’investiture du président Biden, le 20 janvier dernier en déclarant : nous allons transformer ce monde blessé en un autre, merveilleux. Il y a toujours de la lumière si nous sommes assez courageux pour la voir. Si seulement nous sommes assez courageux pour être lumière. Un autre poète, Fred Pellerin, chante : c’est dans la pénombre que la lumière est belle.

2021-B- Jn 3, 22-30- samedi après l'épiphanie- décroître, mot explosif

Pour terminer ce temps de Noël, un mot qui fait peur. Un «mot obus» (Paul Ariès), explosif ; c'est un mot qui repousse, qui encourage à redécouvrir notre identité profonde ; un mot insoutenable qui fait éclater l’idéologie d’une croissance exponentielle indéfinie de soi ; un mot nuptial qui prépare notre union avec Jésus, un mot qui est un sacrement, dit Maurice Zundel ; un mot qui est à la racine de l’incarnation : décroître. Dieu s’est fait humain.

2020-A-Jn 3, 16-21- mercredi 2e semaine de Pâques- Dieu a envoyé son fils

Dieu a envoyé son fils dans le monde. Réfléchissons un peu. Quand je suis envoyé, j’accepte de délaisser, de me distancer de quelque chose, d'une personne, pour m’approcher d’une autre chose ou de quelqu’un d'autre. Je délaisse un milieu, je quitte une situation pour quelque chose d’autre, temporairement ou en permanence. Le mot implique deux mouvements : celui de sortir et celui d’arriver ailleurs. C’est une sortie de quelque chose pour entrer dans quelque chose. Tout envoyé délaisse une situation ou prend une distance face à quelqu’un. Envoyer quelqu’un ou être envoyé c’est accepter de changer de situation, de sortir d’une situation précise pour aller vers une autre situation.

2020-A- Jn 3, 22-30 - samedi 2e semaine Noël- don de l'écoute

Le texte entendu aujourd’hui, de tous les textes lus ces derniers jours, est celui qui me dérange le plus. Ne rien s’attribuer par soi-même. La lecture précisait : gardez-vous des idoles. Gardez-vous de vous privilégier aux autres. Cela signifie disparaître au profit d’un autre. Il a mis sa propre chair au feu, selon un adage argentin. Tel est ma joie et elle est parfaite, ajoutait Jean à des disciples inquiets de voir que quelqu’un d’autre fascinait les gens plus que lui.

2020-A- Jn 3, 22-30- samedi après Épiphanie- croire, c’est décroître

Le mode de vie de Jean-Baptiste invite à la radicalité vers le bas et à une joyeuse simplicité. Il faut que je décroisse. Émerveillement dans l’humilité de Jean-Baptiste et crainte de devoir le suivre. Jean-Baptiste est le précurseur de la décroissance chrétienne. Pour ceux qui l’entendent avec des oreilles d’aujourd’hui, ces mots résonnent comme des «mots-obus », pour reprendre l’expression de Paul Ariès. Ils cachent pourtant une richesse abyssale, insondable. L’appel à la décroissance fait exploser l’idéologie de «l’égolatrie» (pape François) qui pousse à exploiter son prochain (la terre aussi) et à le(s) traiter comme un pur objet (Laudatio si, no 123).

2019-C- Jn 3,13-17 - la croix glorieuse

Voilà un signe où l’on apprend bien plus que l’on voudrait savoir. Cette croix est un miroir. La croix comme miroir. En la regardant, chacun y voit quelque chose. Le miroir a le pouvoir de démasquer les faussetés. Devant la croix, chacun se voit à découvert, dans toute sa vérité, sa nudité. Certains en rougissent. D’autres se frottent les yeux en se demandant s’ils ont bien vu. D’autres s’empressent de s’éloigner du miroir.

2019-C-Jn 3, 16-21- mercredi 2e semaine de Pâques- vous devriez être jour et vous êtes nuit.

La lumière est venue dans le monde. Si nos yeux ne voient pas cette lumière, ce n’est pas parce qu’elle ne brille pas, mais plutôt parce que nos yeux ne la voient pas. Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, reconnaît l’évangéliste. Hildegarde de Bingen, prophétesse et docteur de l’Église, dans une lettre au clergé de Cologne lui écrivait, et cela vaut aussi pour tout chrétien, vous devriez être jour et vous êtes nuit.

2018-B-Jn 3, 16-21-mercredi 2e semaine de Pâques- réenchanter le monde

Ne jamais se plaindre d’être dans le matériel, car Dieu y est jusqu’au bout. Ces mots d’André Louf (Wright, Charles, Le chemin du cœur, expérience spirituelle d’André Louf, Salvator, 2017, p. 117) reflètent bien l’itinéraire de Jésus. Jésus est intensément avec son Père. Il est intensément jusqu’au cou, dans le monde. Péguy, dans un interminable poème, Ève, de 239 pages, décline l’héritage de l’enfant de la crèche : Il allait hériter d’un monde déjà fait et pourtant il allait tout entier le refaire.

2016-C-Jn 3, 7-15- mardi 2e semaine pascale - Nicodème et nous ?

Vous voulez voir un croyant ambigu. Vous voulez voir quelqu'un qui n’est ni chaud ni froid. Vous voulez voir à quoi ressemble quelqu'un qui n'est pas capable de se brancher. Regardez Nicodème. Il voulait suivre Jésus chez qui il soupçonnait une belle profondeur de sens, mais il ne souhaitait pas s'éloigner de son titre de membre du Sanhédrin. Son cœur brûlait pour Jésus, mais demeurait attaché à l'héritage culturel qui était le sien.

2016-C-Jn 3, 22-30 - samedi après Épiphanie- ministère de l'effacement

our terminer ce temps de Noël, Jean-Baptiste prépare la table pour l'arrivée de Jésus. Pour l'arrivée de l'Époux à qui l'ami Jean est heureux de laisser le champ libre. Mais ses disciples ne l'entendent pas ainsi. Ils voient en Jésus une concurrence déloyale. Une provocation déloyale. Jésus entre en scène à partir du même endroit où Jean-Baptiste baptisait. Comme si ce n'était pas assez, l'évangéliste observe que Jésus connait un plus grand succès que Jean. Tous vont vers lui.

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