Vous êtes ici

Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Luc 11

2022-C-Lc 11, 29-32 -mercredi 1er semaine du CARÊME-montrer un Dieu différent

Il est question d’annonce. Il est question de Jésus. Les gens ne se contentent pas de belles paroles de Jésus, ils veulent des signes. Quand Jésus annonce aux gens que les mauvais ne sont pas mauvais à jamais, c’est tellement inédit qu’il n’est pas croyable. Cela va à l’encontre de la pensée religieuse pour qui les mauvais garderont à jamais leur réputation. Songeons à l’homme tourmenté par un esprit impur (Cf. Lc 4, 31-37) et tant d’autres. Jésus porte sur les gens un regard non défaitiste. Il développe une science de la victoire sur le mal. Il voit que l’humain peut devenir meilleur

2021-B-Lc 11, 42-46 -mercredi de la 28e semaine ordinaire- gens ordinaires

Si nous lisons bien ce texte, il faut en comprendre qu’il est question de pouvoir. Jésus ne prend pas position pour ou contre les pharisiens. Il questionne leur hold-up sur les autres, leur pouvoir écrasant, leur distanciation sociale, leur attitude de regarder les gens de haut. Jésus ne prend pas non plus « parti » pour les marginaux et les exclus de toute sorte. Pour lui, les « petites gens » ont droit de parole, ont droit d’exister comme ils sont.

2021-B-Lc 11, 1-4 - mercredi de la 27e semaine ORDINAIRE- prier sans s'en apercevoir

Demandez à ceux auxquels Dieu donne une oraison contemplative de vous dire à quoi ils pensent quand ils prient. C’est la question que posait l’un des précurseurs de Thérèse d’Avila, Bernardin de Loredo . Ici, disciples de Claire d’Assise, donneriez-vous la réponse que donnait ce convers franciscain : ils vous répondront qu’ils ne pensent à rien […] qu’ils sont tout simplement présent à Dieu qui est là et cela leur suffit. Bien avant lui, Évagre le Pontife écrit, et je suis incapable d’y ajouter ma signature : tant que tu t’apercevras que tu pries, c’est que tu ne pries pas encore.

2021-B-Lc 11, 27-28 -samedi de la 27e semaine ORDINAIRE- familiers de Dieu

Ce passage m’a toujours étonné. Étonnement d’abord de Marie qui doit mendier son droit de rencontrer son fils. Étonnement de l’attitude de Jésus face à sa mère. Il semble se tenir loin d’elle. Étonnement de présenter la foule comme sa véritable mère tant elle manifeste une grande proximité avec lui. Étonnement de Jésus envers ceux qui le laissent entrer en eux.

2021-B-Lc 11, 29-32- mercredi 1ière semaine CARÊME- pépites de beauté

À écouter les conversations des gens, un mot surgit spontanément : effondrement. Effondrement environnemental devant ces feux de forêt (Californie); effondrement devant ces tonnes de nitrate d’ammonium qui explosent dans le port de Beyrouth; effondrement devant les tueries au nom de Dieu; effondrement devant cette jungle de Calais, cette immense zone de non-droit qui annihile toute dignité humaine; effondrement devant la crise des abus sexuels de ministres du Culte; effondrement devant des églises fermées par la pandémie. On ne voit que des scènes d’effondrement, de désolation.

2020-A-Lc 11, 42-46 - mercredi 28e semaine ordinaire- faire de la place à Dieu

Tous les jours, il nous faut constater que chacun s’efforce de s’élever au-dessus de sa propre condition, il recherche une position honorifique, la puissance, la richesse, la domination, une vie tumultueuse et tout ce qui est grand et superbe […] Personne ne veut baisser les yeux là où il n’est que pauvreté, déshonneur, besoin, angoisse et tristesses; tout le monde, au contraire, détourne le regard d’une semblable condition. Chacun fuit les personnes éprouvées. Cette déclaration du XVIe siècle et signée Martin Luther[1] dénonce un comportement millénaire.

2020-A-Lc 11, 27-28-samedi 27e semaine ordinaire-sommes-nous des «made in Jésus» ?

Ce n’est pas anodin de le constater, cette déclaration montre le style Jésus. Contrairement aux rabbins, il reconnaît aux femmes le droit d’être des auditrices, des disciples qui suivent et pratiquent la volonté de Dieu à l’égal des hommes. Pour les femmes dans la foule, c’est une incroyable bonne nouvelle. C’est une réponse révolutionnaire, scandaleuse, choquante pour les rabbins. Jésus dit que l’essentiel de la foi se trouve dans une conversation quotidienne avec lui.

2020-A-Lc 11, 1-4 -mercredi 27e semaine ordinaire- devenir ce Père.

Notre Père. Ce sont des vieux mots, des mots usés, des mots que des millions et millions de lèvres ont rendus lisses à force de les dire, des mots qui viennent de loin, du fond de la Bible, des mots qui sont passés de bouches à oreilles comme se transmet un secret, des mots qui ont traversé toutes les nuits, toutes les peurs, toutes les guerres, tous les hivers, tous les déserts, tous les océans. Ils marchent vers nous depuis le premier matin du monde. Vous aurez reconnu ces mots de l’auteur Jean Debruynne.

2020-A- Lc 11, 29-32 -mercredi 1er semaine carême- Va a Ninive

Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle (Jon 3, 2). Une parole qui bouscule Jonas qui a peur d’aller annoncer une nécessaire nouvelle à une ville corrompue. Jonas refuse d’aller risquer sa réputation, anticipant que sa prédication sera un échec. Qu’il ne sera pas écouté. Pour Jonas, aller à Ninive est inconcevable; ce qu’il entend sur Ninive justifie son attitude. Pour lui, c’est une mission impossible. C’est du temps perdu. Il préfère annoncer Dieu dans un environnement moins hostile.

2019-C-Luc 11, 27-28 -samedi 27e semaine ordinaire- magnificat d'une femme

Mon premier regard se porte sur cette femme qui éleva la voix au milieu de la foule. Elle vient de chanter son Magnificat. Marie l’avait chanté après avoir été témoin des merveilles que Dieu faisait en sa personne. Cette femme chante sa joie d’entendre les merveilles que Jésus réveille en elle. Elle se sent touchée au plus profond d’elle-même. Elle s’émerveille d’être créature nouvelle et crie de toutes ses forces : heureuse celle qui t’a porté.

Pages

S'abonner à Luc 11