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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année c

2022-C-Mc 6, 30-34- samedi de la 4e semaine ORDINAIRE- être hypothèse de Dieu.

C’est un appel à rencontrer Dieu que suggère ce passage dans un endroit désert. Mais une question surgit : faut-il chercher Dieu dans la solitude ou dans les relations humaines ? Les deux voies sont valables. Ici, vous avez choisi la voie du retrait, du silence comme Thérèse de Lisieux. D’autres priorisent l’action, l’implication comme un François Xavier et tant d’autres. Évitons tout dualisme. L’un ne va pas sans l’autre.

2022-C-Lc 2, 22-40- présentation de Jésus au temple- Dieu ne s'explique pas, il s'expérimente

Avec cette entrée de Jésus au temple, nous fêtons un changement majeur de l’image de Dieu. Nous passons d’un Dieu tout-puissant, le Dieu de l’en haut à un Dieu d’en bas, le Dieu de l’en bas, qui s’efface pour laisser se révéler une divinité humble et miséricordieuse. Nous comprenons mieux aujourd’hui qui l’itinéraire du Dieu d’Abraham, d’Isaac et de Jacob n’est pas un itinéraire qui exalte le merveilleux. C’est un itinéraire toujours en construction dont la bible n’offre à voir que des cônes orange.

2022-C-Mc 4, 35-41-samedi de la 3e semaine ORDINAIRE-imploser ou exposer

Cet épisode de la tempête apaisée redit ce que la foi proclame : Jésus est libérateur de l’humanité. Il est venu nous sortir d’une vie sans vision autre que la mort. Mais se demande Michel Barlow[1], Jésus est-il venu pour nous délivrer ou nous libérer ? On libère un prisonnier de sa prison. On délivre un otage retenu injustement. Selon la définition du dictionnaire, il serait préférable de dire que sur la mer agitée, Jésus délivre ses disciples. Il les guérit de leur peur de périr.

2022-C- Mc 4, 1-20- mercredi de la 3e semaine ORDINAIRE- ne perds la paix

Cette page du semeur est une confrontation frontale entre l’idéal et la réalité. Le semeur avait tout préparé pour que sa terre donne de bons résultats. Il l’a labouré, enlevé les cailloux, tracé des sillons, ensemencé abondamment avec une semence de qualité. Il dut affronter la dure réalité. Sécheresse, inondation, tornade ont fait que la qualité de la récolte n’est pas au rendez-vous.
Idéal et réalité. Nous sommes tous confrontés entre l’idéal dont nous rêvons et la réalité que nous vivons. Nous attendons que tout se passe bien et puis un problème survient à l’improviste. Nous vivons constamment un choc douloureux entre nos attentes et la réalité.

2022-C-Mt 11,25-29- gardons le fil de la merveille

Vous avez bien compris, si ce passage de Matthieu a été choisi par Marie-Claire, c’est qu’elle l’a signé de sa vie. Jésus dont la vie ne fut pas facile, qui a porté un lourd fardeau, qui fut constamment épié, surveillé, poursuivi parce qu’il faisait du bien, n’a cessé d’apprécier, de rendre grâce pour la vie qui était la sienne. Père, je te rends grâce. Père, je te loue.

À qui observe la manière de vivre de Jésus, il est facile de reconnaître que Jésus a vécu dans l’admiration malgré de vives et permanentes oppositions. Jésus s’émerveillait des enfants qu’il appelait, des engolfés ou si vous voulez des magouilleurs qu’il appelait à le suivre. Jésus a été l’un de ses phénomènes dont la présence aux autres fut d’une telle intensité qu’on en parle encore aujourd’hui. Jésus fut le plus parfait des humains.

2022-C-Mc 3, 20-21- samedi de la deuxième semaine ORDINAIRE- l'autre voix

Jésus ne passe pas inaperçu. Quand il s’arrête quelque part, on accourt vers lui. Chaque épisode des évangiles nous présente un Jésus qui se fait proche des gens qu’il croise sur son chemin. C’est sa préoccupation première. Son environnement est loin d’être pacifique. Il y a des sadducéens, des pharisiens, des esséniens, des zélotes, des baptistes qui se disputent une « clientèle ». Un petit groupe détient tous les pouvoirs. L’occupant romain impose des impôts qui écrasent les gens, les leaders religieux répriment au nom de la loi les « distants ».

2022-C-Mc 3, 1-6 -mercredi de la deuxième semaine ORDINAIRE -créer de l'espoir

Chaque page de l’Écriture et celle-ci ne fait pas exception, crée de l’espoir. Tout au long de son évangile, Marc présente un Jésus poète de l’espoir[1] qui a le courage de créer de l’espoir, là où n’apparaissent que mise au rebut et exclusion. Devant les membres de mouvements populaires, le pape fait une lecture de l’agir de Jésus. Il relève. Il guérit. Il rêve d’une terre où l’on cesse d'exploiter les gens qui se tiennent hors du temple pour favoriser ceux du Temple. En agissant un jour de sabbat, Jésus annule toute distance entre le sacré et le profane, le pur et l’impur. Il nous trace un chemin. Il nous veut samaritains collectifs (Pape François).

2022-C-Mc 2, 13-17 - samedi de la première semaine ORDINAIRE- Jésus choisit des engolfés

Jésus pris un repas dans la maison de Lévi. Je traduis : Jésus a fréquenté les engolfés de son temps. L’expression est utilisée par Jean de la Croix quand il parle de ceux qui sont attachés à leurs richesses devenues leur dieu (Montée du Carmel, livre 3, chapitre 19). Ce sont, pour utiliser des mots d’aujourd’hui, des magouilleurs pour qui l’appétit de pouvoir et de l’avoir ne connait pas de limites (Cf. EG no 56). Ils sont à la recherche de tous les plaisirs du monde. Les paradis fiscaux les protègent de s’appauvrir et de contribuer au bien commun.

2022-C-Jn 15, 9-17 - Marguerite BOURGEOIS, une poétesse sociale

Des mots reviennent régulièrement dans les discours du pape : sors, laisse-toi envahir par l’émerveillement, refuse la paralysie de la normalité, sors de toi-même pour t’unir aux autres (EG #8), sors de ton confort (EG #20), se donner un esprit de l’élargissement (Grèce, déc.2021). Le pape répète constamment qu’il ne privilégie pas une stratégie de la reproduction, mais une stratégie missionnaire de sortie (Christoph Theobald)[1]. Pour le pape François, annoncer l’Évangile ne consiste pas à attirer les gens à nous, cela s’appelle du prosélytisme, mais à aller loger chez eux pour y développer l’apostolat de l’oreille. Sortir, décentrement, désappropriation de soi sont les mots-clés d’une spiritualité évangélique.

2022-C-Mc 6, 45-52- mercredi 2e semaine de NOËL-étonnement extrême

Il ne s’agit plus aujourd’hui de se demander si Jésus a vraiment marché sur la mer. Les récits évangéliques ne sont pas des descriptions d’un fait historique. Il faut plutôt s’arrêter sur le message que nous transmet Marc en nous rapportant cette marche. Il rapporte que les disciples furent saisis d’étonnement extrême.

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