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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année c

2019-C-Mt 20, 17-28 mercredi 2e semaine du carême- fatigué de vivre avec soi-même ?

Voici deux fils qui ont quitté leur père sur-le-champ. Leur mère, elle, ne les a pas lâchés. Comme toute mère, elle avait de grands rêves pour ses deux fils. Elle faisait du lobbying. Elle rêvait de voir ses deux enfants chéris en haut de la pyramide, occuper les meilleures places aux côtés de Jésus, l’un à droite et l’autre à gauche (cf. Mt 20, 20-21). Ces deux fils avaient tellement de caractère qu’ils ont même demandé à Jésus de faire descendre le feu du ciel sur un village samaritain inhospitalier (cf. Lc 9, 54). Jésus, lui, les surnomma les fils du tonnerre (cf. Mc 3, 17).

2019-C-Mc 6, 1-6 -mercredi 4e semaine ordinaire-une parole à désengluer

L’arrivée de l’heure de Dieu, c’est le titre que nous pourrions donner à l’évangile que nous venons d’entendre. Pour éviter toute fausse interprétation de cette arrivée, Jésus reprend des paroles connues des auditeurs du temple, celles du prophète Isaïe. Il confirme que c'est l’heure d’une parole qui relève, remet en marche et redonne la lumière. Les yeux fixés sur lui, les auditeurs du sabbat entendent une déclaration stupéfiante : je suis l’arrivée de cette parole. Voilà la bonne nouvelle qui retentit encore aujourd’hui !

2019-C-Mc 6, 30-34 - samedi 4e semaine ordinaire- apothéose de la rencontre

Qui est celui qui nous invite à l’écart ? Qui est ce Père en qui nous remettons nos vies entre ses mains (Ps 36 1, 6) ? Celui qui nous invite à l’écart, celui qui est notre repos, est un condamné, un bafoué, mis au rang des malfaiteurs. Est-ce bien à ce Dieu crucifié, bafoué, mis au rang des malfaiteurs que nous nous en remettons ? Spontanément, nous nous en remettons au Dieu ressuscité et non à un Dieu bafoué.

2019-C-Mc 7, 14-23- mercredi 5e semaine ordinaire- Jésus, un non pratiquant

Que ce soit avant de se mettre à table, que ce soit avant d’avaler un «fast food», une bonne habitude élémentaire suggère de se laver les mains. L’attitude des pharisiens, des responsables de la religion qui reprochent à Jésus de ne pas réagir en voyant ses disciples qui ne se lavent pas les mains (Mc 7, 5), n’a rien à voir avec l’hygiène. Leur réaction n’est pas une réaction hygiénique comme celle de parents à leur enfant : va te laver les mains avant le diner. C'est un acte religieux, un acte d’ablutions rituelles.

2019-C-Mc 8, 1-10 -samedi 5e semaine ordinaire - une foule entêtée

sommes-nous émerveillés que Dieu se donne en nourriture ? Si nous ne le sommes pas, c’est que nous ne sommes plus dans le domaine de la foi, mais dans celui de l’habitude, de la routine. Nous émerveiller de tendre la main comme une petite mendiante parce que vous êtes bon, ô, mon Dieu, dit Thérèse de Lisieux. Nous émerveiller de nous savoir nourris par Dieu, voilà qui change toute une vie.

2019-C-Mc 8, 22-26- mercredi 6e semaine ordinaire-nous sommes tous aveugles

Aperçois-tu quelque chose ? Notre premier regard est souvent rapide. Il voit l’éphémère. Ainsi en est-il du premier regard de l’aveugle. Il ne voyait pas très clairement Jésus. J’aperçois des gens qui ressemblent à des arbres. Il voyait sans voir. Il a fallu un second geste de Jésus pour que son regard devienne clair. Il distinguait tout avec clarté. C’est progressivement que l’aveugle a vu Jésus, l’humain et le divin.

2019-C-Mc 9, 2-13- samedi 6e semaine ordinaire- transfiguration

Ce matin, imaginons-nous sur la montagne de l’Olympe, élevée au-dessus des nuées, là où les orages ne pénètrent pas ; là où le sommet jouit d’une si continuelle sérénité que les écrits sur le sable ne s’effacent jamais. Tel est l’environnement des témoins de la transfiguration, environnement contemplatif par excellence. Sublime par excellence.

2019-C-Mc 10,13-16- samedi 7e semaine ordinaire- rien, un mot si plein de sens.

Ce matin, un passage de l’écriture qui renferme en quelque sorte la quintessence de l’évangile. La quintessence de notre identité, nous rappelle la lecture de Siracide qui invite à nous arrêter sur notre condition humaine. Nous ne sommes pas les maîtres de la vie. Dans cet appel de Jésus à ne pas éloigner de lui les enfants émerge un mot à méditer, à contempler longuement : rien. Nous avons tout reçu, dit l’auteur du livre. Rien, un mot qui vaut cher, mais que l’esprit du monde cherche à éliminer.

2019-C-Mc 2,13-17- Samedi 1ère semaine ordinaire- Lévi, touché droit au coeur

Notons d’abord ceci: on ne doit pas penser que celui qui se nomme Lévi, dont il est question ici, est de fait l'évangéliste qu'on nomme Matthieu[1], l’auteur de l’évangile. Les exégètes disent que Matthieu, l’évangéliste, était beaucoup plus instruit que Lévi. Lévi n’était pas un intellectuel. Ni André, ni Pierre (Mt 4, 18-19) ne l’étaient aussi. Il appelle des gens à la notoriété pas tellement noble : des pêcheurs, des collecteurs d’impôt. Il n’appelle pas des parfaits parce qu’il n’en trouve pas sur sa route.

2019-C-Mc 2, 23-28 -mardi 2e semaine ordinaire- Jésus, un laïc pas comme les autres

Devant la réaction des chefs religieux observant le geste illégal des disciples (nous parlerions aujourd’hui de chrétiens) qui arrachent des épis un jour de sabbat et la réponse de Jésus à ses détracteurs, une évidence s’impose : Jésus est un humain, un humain véritablement humain plutôt qu’un humain mode religieux.

Le comportement de Jésus fait ressortir que la bonne nouvelle, la mentalité nouvelle qu’il veut introduire dans les cœurs, bref que son royaume repose non sur des normes religieuses, mais sur le gros bon sens humain. Jésus a dépassé largement la religion quand il a déclaré : le sabbat a été fait pour l`homme, et non l`homme pour le sabbat (Mc 2, 27).

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