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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année c

2022-C-Lc 11, 29-32 -mercredi 1er semaine du CARÊME-montrer un Dieu différent

Il est question d’annonce. Il est question de Jésus. Les gens ne se contentent pas de belles paroles de Jésus, ils veulent des signes. Quand Jésus annonce aux gens que les mauvais ne sont pas mauvais à jamais, c’est tellement inédit qu’il n’est pas croyable. Cela va à l’encontre de la pensée religieuse pour qui les mauvais garderont à jamais leur réputation. Songeons à l’homme tourmenté par un esprit impur (Cf. Lc 4, 31-37) et tant d’autres. Jésus porte sur les gens un regard non défaitiste. Il développe une science de la victoire sur le mal. Il voit que l’humain peut devenir meilleur

2022-C-Lc 5, 27-32 -samedi des cendres- extension et communication.

J’ouvre ce temps du carême par ces mots d’un docteur de l’Église, Grégoire de Nazianze : ne restons pas ce que nous sommes, devenons qui nous étions. En invitant Lévi à le suivre, Jésus donne, redonne à un « bon à rien », à un engolfé, pour citer Jean de la Croix (Montée du Carmel, livre 3, chap.19), un magouilleur dont l’appétit de l’avoir, protégé par des paradis fiscaux, n’a pas de limite (Cf. EG # 56), d’être extension et continuation (Jean Eudes) de ce qu’il est.

2022-C-Mt 6,1-6.16-18 - mercredi des cendres- vive le carême imparfait !

Qui ne connait pas le mot carême ou le mot Ramadan ? Dans une société où l’injonction majeure est, faites-vous plaisir, ces deux mots ont peu de chance d’être entendus. Le masque, cette mesure sanitaire obligée actuellement, si contestée aussi, était pourtant le vêtement priorisé de nos carêmes, un élément de notre costume du carême. Il ne fallait pas sortir sans notre masque.

2022-C-Mc 10, 13-16-samedi de la 7e semaine du temps ORDINAIRE- ferment d'anti-culture

Vous avez bien entendu, Jésus nous décrit son grand rêve. En appelant à laisser les enfants venir à lui, il nous montre en quoi consiste son royaume. C’est l’arrivée d’une contre-culture ou l’annonce d’une anti-culture. Le grand signe de l’arrivée de son royaume est un changement radical qu’il présente dans son attitude d’ouverture aux enfants. Jésus change l’histoire avec les plus simples des humbles, les enfants. Quand nous saisissons cela, il est facile de comprendre pourquoi les élus politiques et religieux le pourchassent jusqu’à désirer sa disparition.

2022-C-Mc 9, 38-40- mercredi de la 7e semaine du temps ORDINAIRE- l'heure du peuple de Dieu

En invitant le peuple catholique tout entier non à refaire l’Église, mais à marcher dans un esprit synodal, le pape François et ce sera sans doute le legs majeur de son pontificat, poursuit ses efforts pour rappeler que notre première et fondamentale consécration prend ses racines dans notre baptême […] et que nul n’a été baptisé prêtre ou évêque[1]. Dans cette même lettre au cardinal Ouellet, il parle de l’heure des laïcs en ajoutant il semble que l’horloge se soit arrêtée. Le pape n’hésite pas à parler du peuple saint des fidèles de Dieu. Il invite même à avoir confiance en notre peuple, en sa mémoire et son flair.

2022-C- Lc 6, 17.20-26- dimanche de la 6e semaine ORDINAIRE- petites phrases à mémorer

Il fut un temps où il fallait après par cœur les commandements. Nous les connaissons bien. Jamais on ne nous a enseigné les béatitudes. Les Béatitudes ne sont pas des commandements. Elles ne sont pas de nouvelles lois. Elles sont plus exigeantes que les commandements. Elles sont des indices, des symptômes de notre vie spirituelle, des signes de la profondeur de notre union à Dieu.

2022-C-Mc 8, 22-26- mercredi de la 6e semaine ORDINAIRE- voir progressivement

Jésus n’ignore pas que nous sommes attirés par la lumière. Il sait qu’elle risque de nous aveugler si elle devient trop brillante. L’évangile parle d’un mouvement vers la lumière. Il voyait les gens comme des arbres, puis il voyait clairement. Paul parle d’une connaissance progressive de Dieu (Cf. Rm 16.25-26). Je le connaîtrai.

2022-C-Mc 9, 2-13 -samedi de la 6e semaine ORDINAIRE- il fait céleste par devant

Jésus, en invitant ses proches disciples sur la montagne du Thabor, enlève le boisseau qui cache la lampe pour la mettre sur le lampadaire (Mt 5,13-16). Nous passons à côté du sens de ce rendez-vous sur la montagne, si nous n’y voyons pas qu’il s’agit pour Jésus d’un moment clé, d’un moment fort, d’un tournant dans sa vie. Expérimentant qu’il est dans le Père et que le Père est en lui, qu’il est fils bien-aimé du Père, expérimentant une intense communion intime avec la voix qu’il entend, Jésus est transfiguré.

2022-C-Mc 8, 1-10- samedi de la 5e semaine ORDINAIRE- où est le miracle ?

Je pose une question : où est le miracle dans ce pain multiplié ? Louis Évely, auteur très en vogue au siècle dernier, a suscité un tollé en expliquant que la multiplication des pains était dans la mise en commun des casse-croûtes que chacun avait apportés et qu’il gardait pour eux-mêmes[1]. À ses yeux, le « merveilleux » de ce geste de Jésus fut d’avoir amené une foule à partager, à se montrer solidaire. Ce « merveilleux » fut tellement contagieux que les différents évangélistes en ont fait mention. L’auteur se refusait de faire de ce passage et de tant d’autres, une lecture littérale, fondamentaliste.

2022-C-Mc 7, 14-23- mercredi de la 5e semaine ORDINAIRE- être correct ou authentique ?

Il est facile de se rendre compte que nos vies sont bidimensionnelles. Nous avons une vie intérieure et extérieure. Quand nous offrons des fleurs, ce geste extérieur traduit ce qui est caché en nous. Quand nous saluons quelqu’un, ce geste manifeste notre proximité. Il y a un rapport singulier entre le visible et l’invisible. Séparer l’extérieur de l’intérieur, c’est couper la plante de ses racines. Nos gestes extérieurs font sens s’ils s’enracinent dans nos profondeurs et vice-versa.

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