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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année c

2022-C-Lc 6, 1-5 - samedi de la 22e semaine ORDINAIRE - la philosophie de Jésus

J’ouvre cette réflexion par un slogan que nous entendrons souvent durant cette période électorale : changeons d’ère. Voilà ce que fut Jésus. Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé (Cf. Lc 12, 49). Jésus est une flamme puissante qui agit comme un feu dévorant (Dt 4, 24 ; He 12, 29). L’évangéliste Jean préfère, lui, le regarder comme une braise, celle près du lac de Galilée (Cf. Jn 21, 9-14) qui réchauffe les cœurs.

2022-C-Mt 25, 14-30 -samedi de la 21e semaine ORDINAIRE- prendre soin de Jésus

Alors que nos yeux se focalisent sur des statistiques sur la baisse de la pratique religieuse, cette parabole voit plus large. Elle élargit nos regards. Elle affirme dans les mots d’un jeune philippin de 17 ans, Darwin Ramos, reconnu comme serviteur de Dieu, qu’un chrétien, c’est celui qui prend soin de Jésus. Deux serviteurs sur trois prennent soin de Jésus. Deux sur trois s’occupent des intérêts de Jésus, de son rêve audacieux. Le maître s’empresse de les honorer, de les remercier.

2022-C-Jn 1, 45-51-mercredi de la 21e semaine ORDINAIRE-dans la splendeur de la nuit

L’image qui monte en moi quand je rencontre Nathanaël est celle de la nuit. Il était là, songeur, assis sous le figuier à l’ombre de la lumière. Il vivait de ces ténèbres éblouissantes (Julienne de Norwich), ce paradoxe qui pointe vers une réalité commune à tous les chercheurs de Dieu. Ce passage nous fait entrer comme par effraction dans la nuit de Nathanaël, dans son intimité, son rêve de comprendre. Nous y découvrons la splendeur de sa nuit de foi. De toute vie de foi. Il voit tout sans rien voir. Il sait tout sans rien savoir.

2022-C-Mt 23, 1-12- samedi de la 20e semaine ORDINAIRE- la moelle de l'évangile

À regarder la manière de vivre de François d’Assise, il faut conclure qu’il fut un fondamentaliste non pas des Écritures doctrinales, mais sur les Écritures d’un style de vie : ne prenez rien pour le voyage, mangez ce qui est mis devant vous ; travaillez pour votre salaire ; ne portez pas de chaussures. Cela demeure encore aujourd’hui une lecture fondamentaliste pour les chrétiens.

2022-C-Mt 20, 1-16 -mercredi de la 20e semaine ORDINAIRE- pour une synodalité de communion

Quand je lis ce passage, je ne peux qu’y voir une grande actualité. Le mouvement synodal actuel soulève les mêmes objections que ceux des ouvriers de la première heure. Nous avons travaillé toute la journée et tu offres le même salaire, le même ciel, à ceux et celles dehors qui, au terme de leur vie, sont invités à s’asseoir à ta table éternelle.

2022-C-Lc 12, 49-53- dimanche de la 20e semaine ORDINAIRE- sommes-nous des pyromanes ?

Jésus vient de nous dire qu'il est venu allumer le feu, qu'il est venu embraser les cœurs de miséricorde, de compassion, de justice, de pardon. Il ajoute, comme je voudrais qu'il soit allumé. Le temps pascal se termine par une demande : Viens, Esprit saint, pénètre le cœur de tes fidèles, qu'ils soient embrasés du feu de ton amour.

Vous avez très bien compris, Jésus, toujours aussi étonnant et surprenant, nous demande si nous sommes des pyromanes.

2022-C-Lc 9, 28b-36-samedi de la 18e semaine ORDINAIRE- transfiguration et certitude mystique

Un voile se déchire, une voix traverse leur nuit, traverse la nuée. La lumière noire de la connaissance de Jésus des disciples se change en lumière du midi. Les ombres de leur questionnement disparaissent. Ils voient la bonté du Seigneur sur la terre des vivants (Ps 27,13).

Nous pouvons devant cette scène sur la montagne, exprimer ce que nous en comprenons. Cela risque de n’être que pur bavardage pour essayer de convaincre les autres de nos convictions.

2022-C-Lc 9, 28-36-mercredi de la 18e semaine ORDINAIRE- cananéenne-ta foi est grande

Dans toute vie, il se produit une situation, un événement qui oriente autrement notre manière de penser, de vivre. Ce peut être une visite, un séjour dans un monastère, une tragédie, une maladie, la mort d’un proche. Le philosophe François Julien nomme cela dé-coïncidence. Cet événement nous décolle de ce qui nous colle à la peau, de notre manière de penser. Il change nos habitudes de vie. En régime chrétien, on nomme cela une conversion.

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