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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Pâques

2020-A- Mc 16, 15-20 - Évangéliste Marc- la vraie vie selon Jésus

Marc ne donne aucun compte rendu de la résurrection. Son récit est sobre (Mc 16, 1-8) : quelques femmes, un tombeau vide, un homme habillé de blanc, un envoi en Galilée. Ce récit est tellement sobre que d’autres se sont permis d’ajouter la finale que nous venons d’entendre (Mc 16, 9-20). Marc termine son évangile sur une évidence. Le vivant a transformé la vie ordinaire des disciples. Jésus, le nouveau Jésus, est tellement plein de vie qu’il change radicalement leur regard sur la vie. Et ce regard n’en finit pas d’être le levain dans la pâte humaine.

2020-A-Jn 3, 16-21- mercredi 2e semaine de Pâques- Dieu a envoyé son fils

Dieu a envoyé son fils dans le monde. Réfléchissons un peu. Quand je suis envoyé, j’accepte de délaisser, de me distancer de quelque chose, d'une personne, pour m’approcher d’une autre chose ou de quelqu’un d'autre. Je délaisse un milieu, je quitte une situation pour quelque chose d’autre, temporairement ou en permanence. Le mot implique deux mouvements : celui de sortir et celui d’arriver ailleurs. C’est une sortie de quelque chose pour entrer dans quelque chose. Tout envoyé délaisse une situation ou prend une distance face à quelqu’un. Envoyer quelqu’un ou être envoyé c’est accepter de changer de situation, de sortir d’une situation précise pour aller vers une autre situation.

2020-A-Jn 6, 35-40 - mercredi 3e semaine de PÂQUES- diminuer et croître

Autrefois, Dieu se rendait visible dans la manne qui tombait du ciel. Ce rendez-vous de Dieu avec nous est devenu vérité dans l’étable de Bethléem. Et le verbe s’est fait chair. Maintenant, Dieu se rend visible sous une autre forme. Prenez et mangez, ceci est mon corps. Il ne s’agit pas seulement de savoir cela, mais d’expérimenter que c’est maintenant dans nos étables, nos pauvretés, nos cœurs que le Verbe se fait chair. Et cela change tout.

2020-A- Lc 24, 13-35 - mercredi octave de Pâques- Emmaüs, chemin de rencontre

Ce n’est pas un récit d’apparition de Jésus. C’est un récit qui insiste sur la reconnaissance d’une présence. Seul l’évangéliste Luc présente le vivant qui passe plusieurs heures avec les disciples en partageant leur route, leur déception, discutant avec eux, marchant avec eux sur le chemin du retour à leur «ancienne» vie, prenant le temps de s’asseoir à leur table comme il l’avait fait si souvent auparavant.

Voilà deux disciples qui n’attendaient plus rien de Jésus. Malgré leur foi éteinte, ils ne cessaient de penser à Jésus. Ils se remémoraient ce qu’ils avaient vécu avec lui. Le bruit que des femmes l’auraient vu vivant ne dissipait pas leur découragement, leur doute.

2020-A-Mc 16, 9-15- samedi octave de Pâques- désir émergeant de vivre

Tout au long de cette octave, nous avons écouté des récits de différentes apparitions de Jésus. En écoutant ces récits, les auteurs confirment que la résurrection de Jésus est plus que celle d’un seul homme. C’est aussi celle de chacun de nous. Pour les voyants du vivant, la vie n’est plus comme avant, attestent les sources chrétiennes.

Ces récits présentent un modèle de réussite de toutes les résurrections minimes et humbles, grandes ou petites qui se vivent chaque jour autour de nous. En nous. Jésus ne se montre pas pour prouver qu’il a vaincu la mort. Il se montre pour attester que la mort ne tue pas la vie.

2019-C-Jn 17, 11-19- mercredi 7e semaine de Pâques- comment terminer un mandat pastoral ?

En guise d’adieu à l’Église d’Éphèse, Paul décrit ce qu’il a été pour elle. Ses adieux humains offrent une description de sa manière d’évangéliser cette Église : aucune demande de rémunération, beaucoup de labeurs manuels pour n’être pas un fardeau pour personne, constant souci des plus faibles et bonheur de donner plutôt que de recevoir. Pour annoncer l’évangile, Paul s’est dépouillé de lui-même.

2019-C-Jn 21,20-25-samedi 7e semaine de Pâques- pleine assurance

Nous connaissons bien la question qui précède notre évangile et que Jésus pose à Pierre. M’aimes-tu ? Pourquoi avons-nous toujours besoin de demander : est-ce que tu m’aimes ? Est-ce que tu m’aimes vraiment ? C’est la question posée par les amoureux qui ont toujours peur de n’être pas aimés comme ils aiment. C’est la question des enfants à leurs parents : papa, maman, jusqu’où tu m’aimes ? Et nous entendons cette réponse, copiée-collée de celle de Jésus, tu sais bien que je t’aime.

2019-C-Jn 16, 23b-28- samedi 6e semaine de Pâques- on est rendu là

Jésus n’a pas fermé le dossier de sa vie. Il ne voulait pas mourir dans le cœur de ses disciples. Quelque chose de plus fort que la mort l’animait, ce quelque chose, Christiane Singer, confrontée à une terrible maladie, l’appelle congédier en nous le vieillard amer […] pour renaître[1]. Jésus nous laisse une œuvre à parachever. Nous sommes faits pour vivre. Nous sommes tous des créateurs, des artistes d’une œuvre nommée vie, toujours à créer. L’ascension est la fête de la vie. La fête du renoncement à mariner ce qui est amer dans la vie,[2]écrivait un homme en soin palliatif.

2019-C-Jn 3, 16-21- mercredi 2e semaine de Pâques- vous devriez être jour et vous êtes nuit.

La lumière est venue dans le monde. Si nos yeux ne voient pas cette lumière, ce n’est pas parce qu’elle ne brille pas, mais plutôt parce que nos yeux ne la voient pas. Les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière, reconnaît l’évangéliste. Hildegarde de Bingen, prophétesse et docteur de l’Église, dans une lettre au clergé de Cologne lui écrivait, et cela vaut aussi pour tout chrétien, vous devriez être jour et vous êtes nuit.

2019-C-Jn 6,35-40 mercredi 3e semaine de PÂQUES- je ne suis plus ce que j'étais

Toute aventure humaine qui gravite autour de son petit moi risque d’être une aventure stérile. Comment s’enthousiasmer à se regarder une vie durant? Comment se satisfaire d’une vie toute centrée sur soi ? Ce qui fait que la vie humaine est chose si grande, si pathétique, écrit Maurice Zundel, c’est que dans cette vie se joue une tragédie divine.

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