1991-A- Jn 15, 26-27;16,12-18 Pentecôte
Il est bon que je m'ai aille." Difficile pour nous humain de comprendre. Notre expérience nous dit qu'un départ est quelque chose de pénible. Partir c'est mourir un peu. C'est se perdre de vue, s'éloigner.
Il est bon que je m'ai aille." Difficile pour nous humain de comprendre. Notre expérience nous dit qu'un départ est quelque chose de pénible. Partir c'est mourir un peu. C'est se perdre de vue, s'éloigner.
" Sur ma couche, la nuit j'ai cherché celui que mon coeur aime, je l'ai cherché et ne l'ai point trouvé. Je me lèverai donc et je chercherai celui que mon coeur aime" (Ct 3:1-4)
Comme en écho à ce passage du Cantique des Cantiques, de grand matin, Marie-Madeleine courre vers une certitude: se reposer sur le tombeau de Jésus, " mort il y a plus de trois jours ." Elle voulait retrouver, ressusciter artificiellement la présence de " celui que son coeur aime".
"Il y a longtemps que je suis avec vous et vous ne me connaissez pas". Il s'appelait Emmanuel, Dieu-avec-nous. Il était enfant du Dieu qui se nomme Amour. Au commencement, il était Parole qui enfante les mondes. Puis, quand vint la plénitude des temps, Emmanuel connut la chair du monde jusqu'à y donner sa vie pour que re-naisse le monde à l'Amour.
Entre l'Ascension et la Pentecôte, entre un départ pénible et l'attente d'un retour, Jésus nous dispose à recevoir et diffuser l'héritage qu'il
nous confie: faire du monde le lieu de notre nourriture quotidienne proclamer une année de grâce de la part du Seigneur
"Je suis le Pain vivant.. celui qui mange de ce pain vivre". Ces paroles furent prononcées par Jésus à la synagogue de Capharnaüm. Elles étaient d'une audace suprême et elles le demeurent encore aujourd'hui.