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Carême

2021-B-Lc 11, 29-32- mercredi 1ière semaine CARÊME- pépites de beauté

À écouter les conversations des gens, un mot surgit spontanément : effondrement. Effondrement environnemental devant ces feux de forêt (Californie); effondrement devant ces tonnes de nitrate d’ammonium qui explosent dans le port de Beyrouth; effondrement devant les tueries au nom de Dieu; effondrement devant cette jungle de Calais, cette immense zone de non-droit qui annihile toute dignité humaine; effondrement devant la crise des abus sexuels de ministres du Culte; effondrement devant des églises fermées par la pandémie. On ne voit que des scènes d’effondrement, de désolation.

2021-B-Lc 5, 27-32- samedi des CENDRES -croyons-nous en croyant ?

C’est rassurant d’ouvrir ce temps du carême par le récit d’un homme en état de crise et du regard compatissant d’un autre qui passe par là. Lévi n’a jamais assez d’argent; ce comportement impulsif cache un profond déchirement intérieur et Jésus le devine. Il l’invite à la suivre; c’est une main tendue afin que le soleil ne se couche pas sur son mal-être intérieur (cf. Eph 4,26). N’a-t-il pas dit sur la montagne : heureux les affligés, car ils seront consolés (cf. Mt 5, 5)?

2021-B-Mt 6, 1-6.16-18- mercredi des CENDRES- l'esprit du carême

Que le Seigneur nous donne une claire vision de ce qu’il doit être fait et la force de l’accomplir (oraison). Voilà qui dit bien comment entrer en carême. Nous sommes souvent plus fidèles à accomplir la religion que l’évangile. Nous pouvons nous poser cette question : avec quel je pense ce carême ? Avec l’esprit du monde, mon propre esprit, l’esprit du Seigneur, l’esprit de la communauté ou du petit groupe auquel j’appartiens ? Est-ce que je pense, est-ce que je vis vraiment avec l’Esprit de Dieu ? Avec l’esprit de l’évangile ? Ces questions sont vitales à qui veut entendre l’appel du matin de Pâques : venez déjeuner. .

2020-A- Jn 8, 31-42 - mercredi 5e semaine Carême- maître de la loi ou de la vie

À chacune des pages des quatre évangiles se dégage un affrontement entre deux façons de vivre en «religieux» : avec un cœur endurci ou avec un cœur compatissant.

Le cœur endurci est un cœur idolâtre qui ne voit pas les autres. Vous avez des yeux et ne voyez pas (cf. Mc 8, 18). Jésus observe chez ses interlocuteurs qu’un cœur endurci conduit à des litiges, à la guerre, à l’égoïsme, à la destruction du frère, à oublier la générosité de Dieu, sa gratuité offerte à tous. Ce cœur est sans cœur, sans compassion.

2020-A-Jn 11, 45-57 -samedi 5e semaine Carême- à partir de ce moment-là

Sa vie durant, Jésus est entré dans des villes et des villages rébarbatifs. Son entrée à Jérusalem est du même ordre. Pour les gens simples, les pauvres, les malades, les exclus par le poids de la loi et d’un système social oppressif, Jésus est un solutogénétique[1]. Pour les notables, Jésus est plutôt un perturbateur de l’ordre social, un citoyen dangereux, un hors la loi, parce qu'il mange avec tout le monde, parce que ses amis sont des exclus [c]es chassés du paradis de la loi, pour citer un pasteur engagé dans l’action sociale. Son empressement à offrir le pardon de Dieu sans exiger en retour des gestes sacrificiels (ex. : acheter un agneau, puis l’immoler) est perçu comme blasphématoire.

2020-A- Jn 7, 40-53 -samedi 4e semaine du carême- attiré par Jésus

En préparant cette réflexion, une question m’a bouleversée. Est-ce que je suis attiré par ce Jésus qui semble insouciant devant les menaces de mort à son endroit; ai-je seulement de la pitié pour lui ? Qu’est-ce qui m’attire et me séduit chez le plus beau des enfants des hommes dont la réputation est d’être un mamzer, quelqu’un né hors mariage et en délit de paternité[1]?

Contrairement à l’expérience amoureuse où c’est l’attirance esthétique qui déclenche un mouvement vers l’autre, contrairement à la richesse qui attise les rêves les plus fous, c’est le questionnement sur son identité qui m’attire vers Jésus. Qui est Jésus ? D’où vient-il ?

2020-A-Lc 18, 9-14- samedi 3e semaine Carême- bien se présenter devant Dieu

Nous venons d’entendre le récit de nos vies. Qui d’entre nous, quand on lui demande de se présenter ou de parler de lui, mettrait spontanément en avant ses défauts, ses faiblesses, ses parts d’ombre ? Quand il s’agit de parler de nous, la première attitude est celle de bien nous présenter. C’est bien cela qui, ce matin, est au centre de l’évangile.

2020-A-Mt 5, 17-19 - mercredi 3e semaine Carême- vers un mode de compassion

Nous ne saisirons jamais assez qu’il y a une distance abyssale, presque infranchissable, entre la pratique de la loi enseignée par les professionnels de la religion au temps de Jésus, comme d’ailleurs aujourd’hui, et la manière dont Jésus l’entrevoit.

Il n’est pas venu abroger la loi, mais l’accomplir. Les auteurs modernes affirment qu’il s’agit d’une parole assurément prononcée par Jésus. L’accomplir dit toute sa nouveauté provocatrice. Jésus laisse entendre que la loi est mal pratiquée. La nouveauté est le passage d’une pratique tout extérieure à celle du cœur. Jésus ne propose pas un nouveau code de loi pour régler les problèmes.

2020-A-Mt 20, 17-28 -mercredi 2e semaine Carême- la puissance de l'échec

Il faut avoir des oreilles et ne pas les utiliser pour ne pas entendre que l’instinct de grandeur ne se marie absolument pas avec l’esprit de l’évangile. Jésus parle de sa mort, montons à Jérusalem, ses disciples, eux, cherchent à être promus à la première place, à être à droite ou à gauche dans ton royaume.

Jésus parle d’un chemin qui conduit à la résurrection. Les disciples se voient déjà immortalisés. Jésus parle de service, les disciples de privilèges. La liste des tensions entre l’esprit de Jésus et les attentes des disciples est très longue. Détailler cette liste prolongerait indûment le temps consacré à cette réflexion.

2020-A- Lc 15, 1-3.11-32-samedi 2e semaine Carême- donner de la joie à Dieu

Dom Helder Camara écrivait : l’un s’est réveillé de son péché, quand l’autre se réveillera-t-il de sa vertu ? Il ajoutait que la vraie conversion n’est pas l’effort pour devenir quelqu’un de bien, mais de donner de la joie à Dieu.

Dans une culture qui n’est plus de chrétienté, l’attitude du Père soulève beaucoup de questions. Son accueil empressé à bras ouvert est difficile à comprendre, encore plus à accepter. Pourquoi courir se jeter à son cou et le couvrir de baisers (Lc 15, 20)? Pourquoi est-il demeuré tout ce temps en attente de son fils ? Pourquoi une telle accolade à un fils puant, réduit à garder les porcs ? Pourquoi lui faire une grande fête ? Pourquoi ne l’a-t-il pas d’abord écouté plutôt que de l’empêcher de s’expliquer ?

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