Vous êtes ici

Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Carême

2020-A-Mt 5, 43-48-samedi 1iere semaine carême-aimer vos ennemis

Jésus l’a annoncé. Il l’a proclamé : le royaume est arrivé. Mais il faut le définir. Il implique une manière radicalement différente de vivre avec l’autre. Le pardon est son trésor, se réconcilier en est la règle d’or. Le peuple avait une loi pour régir sa relation avec les autres. C’était celle du Lévitique. Dans ce moi je vous dis Jésus récuse une manière de lire la loi qui tolère la violence faite à autrui. Il rehausse le seuil de l’interdit. Il est interdit d’insulter, de laisser la violence engendrer la violence, de mal aimer. Vivre cela, c’est n’être pas loin du royaume de Dieu (Mc 12,34).

2020-A- Lc 11, 29-32 -mercredi 1er semaine carême- Va a Ninive

Lève-toi, va à Ninive, la grande ville païenne, proclame le message que je te donne sur elle (Jon 3, 2). Une parole qui bouscule Jonas qui a peur d’aller annoncer une nécessaire nouvelle à une ville corrompue. Jonas refuse d’aller risquer sa réputation, anticipant que sa prédication sera un échec. Qu’il ne sera pas écouté. Pour Jonas, aller à Ninive est inconcevable; ce qu’il entend sur Ninive justifie son attitude. Pour lui, c’est une mission impossible. C’est du temps perdu. Il préfère annoncer Dieu dans un environnement moins hostile.

2020-A-Mt 5, 43-48-samedi 1er semaine carême- humain peu ordinaire

Le théologien Adolphe Geshé répète à la une de ses écrits que nous nous mettons rapidement à la recherche de nos ennemis pour les détruire, pour les écorcher ; cependant, l’attitude chrétienne serait d’aller vers eux pour leur dire qu’ils nous amènent à la perfection (He 11, 40). Pour le théologien, il faut apprendre, c’est un long apprentissage, à voir l’humain avant l’ennemi et non à voir l’ennemi dans l’humain.

C’est le message de cette prise de parole de Jésus. Jésus ne dit qu’une chose : fais ton possible pour aimer tout le monde. Toutes ses prises de paroles, tous ses gestes de guérison, même à l’endroit de personnes se tenant loin des synagogues, ne confirment que cela.

2020-A- Lc 5, 27-32 samedi des Cendres- pour bien commencer

Consternation et choc, ces deux mots m’habitent devant les révélations entourant la vie de Jean Vanier. Messager de paix et de fraternité, messager aussi faillible. En chacun de nous, il y a une part d’ombre et de lumière, un combat entre le bien et le mal, la grâce et la liberté. Saint Paul explique bien cela : je ne fais pas le bien que je voudrais, mais je commets le mal que je ne voudrais pas (Rm 7, 19). En nous, il y a des traces de «comportement toxique» où le bon et le mauvais s’entremêlent. Chaque jour, nous demandons : ne nous laisse pas entrer en tentation, délivre-nous du mal.

2020-A-Lc 5, 27-32 - samedi des Cendres- vers qui se tourner?

Le carême n’est pas un temps pour réfléchir au souviens-toi que tu es cendres. Il nous appelle à convertir nos regards, nos attitudes, nos façons personnelles et collectives de nous percevoir face à Dieu et de nous situer face au monde. Se convertir ne doit pas résonner comme une connotation morale, un changement de religion. Se convertir est un appel à changer notre mode de relation avec Dieu. C’est un retournement vers le Père. Viens vers le Père. Et le projet du Père est d’être tout en tous (1 Co 15, 28).

2019-C-Jn 8, 31-42 -mercredi 5e semaine du carême- la louange au coeur de la passion

Un vieil adage chrétien dit : donnons aux autres le fruit de notre contemplation. Que contemplons-nous dans les lectures entendues ? Qu’est-ce qui nous brûle le cœur à l’écoute du récit des jeunes gens dans la fournaise et celui de Jésus au milieu d’une autre fournaise ? Au moment d’entrer dans la semaine sainte, la liturgie nous présente une double bénédiction, celle d’un roi foudroyé par la confiance de jeunes gens en leur Dieu, celle de Jésus qui louange sa relation filiale avec le Père et qui soulève tant d’incroyance chez des croyants.

2019-C-Jn 11, 45-57 -samedi 5e semaine du carême- vivre dans le couloir de la mort

À lire attentivement, à analyser les écrits sur Jésus, il est facile d’en déduire qu’il a parcouru son chemin parmi nous comme dans un Vendredi saint permanent. Il ne fut pas gâté par la vie. Tout lui arrivait, lui tombait dessus. Adulé et rejeté ; recherché et accusé. Jésus n’a pas vécu étendu sur un canapé doré et confortable au risque de s’endormir. Il n’a pas passé sa vie à «végéter» sur la place publique, attendant qu’on l’embauche (cf. Mt 20, 1-16). Il ne s’est pas contenté de nous offrir de belles paroles, il a laissé sa trace, une trace indélébile qu’il a payée à fort prix.

2019-C-Jn 7, 40-53- samedi 4e semaine carême- être sur la croix plutôt que de la contempler

Jésus n’a pas froid aux yeux. Même si l’origine de cette expression demeure ambigüe, elle est comprise comme quelqu’un qui est audacieux, décidé, hardi. Dis négativement, ne pas avoir froid aux yeux se comprend comme quelqu’un qui n’est pas un lâche, pas un peureux. Cette attitude de Jésus a fait reculer les soldats. Ils furent impressionnés par ce qu’ils ont vu : quelqu’un d’humainement inimaginable. Cela les a transformés complètement.

2019-C- Lc 5, 27-32- samedi des cendres - se convertir ensemble

Ce temps qui commence n’est pas seulement un temps de conversion personnelle. C’est en tant que peuple que nous entrons en carême, que nous levons les yeux vers le Seigneur. Non pas que notre démarche personnelle soit sans valeur, mais parce que nous appuyer sur Dieu ne sera jamais une démarche solitaire. Nous ne pouvons nous déresponsabiliser de la communauté des croyants. Paul écrit aux Romains: si un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui (12, 26).

2019-C-Lc 11, 29-32- mercredi 1ière semaine carême- Jonas

Dès qu’on m’invite à m’engager dans une cause, une question surgit : pourquoi moi ? Il est facile d’énumérer une kyrielle de raisons pour ne pas accepter de s’engager socialement, humanitairement, dans sa paroisse. S’impliquer dans une cause soulève beaucoup d’hésitations. Que ce soit de s’engager dans une vie de couple, d'avoir des enfants, de s’engager dans la vie religieuse ou dans une activité sportive, cela exige un don de soi.

Pages

S'abonner à Carême