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Carême

2022-C-Jn 7, 40-53- samedi de la 4e semaine du CARÊME- tuer Jésus n'est pas tuer son rêve.

Dès que l’on partage nos connaissances sur Jésus, nous nous retrouvons devant une belle « macédoine ». Nous sommes tous différents et nos regards sur Jésus le sont. Nous sommes des croyants « multicolores ». Chacun est appelé à être attentif à la diversité des charismes (1 Co 12, 4-11) et compétences à exercer entre nous. Il est stérile d’affirmer que nous possédons la même compréhension de la mort de Jésus. C’est la diversité de nos réponses sur le qui suis-je, sur le sens de sa mort qui répand le parfum et la beauté de Jésus de Nazareth.

2022-C-Jn 5, 17-30- mercredi de la 4e semaine du CARÊME- sortir Jésus d'un système qui tue

Les autorités cherchaient à le faire mourir. Les exégètes s’entendent aujourd’hui pour dire que Jésus n’est pas mort pour nous sauver. Ce qui l’a conduit à la mort, c’est son regard sur les non désirables, sur ceux qui comme l’homme paralysé qu’il remettait debout, empêchent la « machine » de fonctionner. Jésus voulait redonner des droits aux exclus, les intégrer de plein droit dans la vie civile et religieuse.

2022-C--Lc 18, 9-14- samedi de la 3e semaine du CARÊME-moi, un pharisien en prière ?

Première observation : quand quelqu’un a la prétention de se voir parfait, il est facile d’observer que les autres ne sont pas comme lui. Il pense en mode binaire, correct-non correct, blanc-noir. Le pharisien dégage une suffisance qui ne semble pas s’arrêter. Moi, moi, moi, je ne suis pas comme. Le publicain aussi a une certaine suffisance, quoique plus limitée. Lui aussi affirme je ne suis pas comme…

2022-C-Mt 5, 17-19- mercredi de la 3e semaine du CARÊME- la « voie» de Jésus

Quel renversement de perspective que l’attitude de Jésus en regard à la loi ! Nous assistons avec cette déclara-tion je suis venu non abolir, mais accomplir à une sortie de la religion (Marcel Gauchet) qui au temps de Jésus était axée sur une sorte de comportement du maquillage. Paul invite les Galates à ne pas se remettre sous le joug de l’esclavage (Cf. Ga 5,1). Commentant l’épître aux Galates, le pape observait que le Christ est venu nous libérer de l’esclavage du légalisme . En répétant par sept fois, vous avez appris, moi, je vous dis, Jésus dicte un chemin d’humanité pour devenir homme nouveau, créature nouvelle. Il trace les contours de ce qu’est l’esprit du christianisme (Joseph Moingt).

2022-C-Mt 20, 17-28 - mercredi de la 2e semaine du CARÊME- En nous, des métastases de pouvoir

Chacun de nous est habité par la tentation de la prise de pouvoir et de domination. En chacun de nous sommeille, toujours prêt à s’éveiller, le petit « monarque », le petit « prêtre », la petite « sœur », le petit « important », le petit « expert » qui prétendra s’imposer aux autres. Il y a beaucoup de jeu de pouvoir, d’intrigues, de complots dans la société comme dans l’Église pour se frayer ou obtenir promotion et meilleure place.

2022-C-Lc 9, 28b-36- dimanche de la 2e semaine du CARÊME- il est bon d'être ici.

Tous les jours nous vivons ou pouvons vivre des moments de transfiguration. Quand nous prenons un enfant nouveau-né dans nos bras, nous sommes transfigurés de joie, d’émerveillement. Quand nous recevons la visite d’un membre de nos familles, nous sommes transfigurés de joie. L’amour de deux jeunes amoureux produit des scènes d’illumination.

2022-C-Mt 5, 43-48- samedi 1er semaine du CARÊME- la philosophie de Jésus : nous tenir en éveil.

Pour être parfait, si cela est possible, il faut que nous soyons absolument vidés de tout ce qui n’est pas humain. Dès qu’il se met en route sur sa terre natale, Jésus appelle ses compatriotes à plus d’humanisme. C’est en descendant de la montagne que Jésus lance une sorte de manifeste (Benoit XV1) des droits inaltérables à être aimé, qu’il édicte sa philosophie de la vie qui l’accompagne sur la route de l’annonce de sa miséricorde et qu’il adresse à tout humain, quelle que soit sa race, sa couleur, sa culture, sa religion.

2022-C-Lc 11, 29-32 -mercredi 1er semaine du CARÊME-montrer un Dieu différent

Il est question d’annonce. Il est question de Jésus. Les gens ne se contentent pas de belles paroles de Jésus, ils veulent des signes. Quand Jésus annonce aux gens que les mauvais ne sont pas mauvais à jamais, c’est tellement inédit qu’il n’est pas croyable. Cela va à l’encontre de la pensée religieuse pour qui les mauvais garderont à jamais leur réputation. Songeons à l’homme tourmenté par un esprit impur (Cf. Lc 4, 31-37) et tant d’autres. Jésus porte sur les gens un regard non défaitiste. Il développe une science de la victoire sur le mal. Il voit que l’humain peut devenir meilleur

2022-C-Lc 5, 27-32 -samedi des cendres- extension et communication.

J’ouvre ce temps du carême par ces mots d’un docteur de l’Église, Grégoire de Nazianze : ne restons pas ce que nous sommes, devenons qui nous étions. En invitant Lévi à le suivre, Jésus donne, redonne à un « bon à rien », à un engolfé, pour citer Jean de la Croix (Montée du Carmel, livre 3, chap.19), un magouilleur dont l’appétit de l’avoir, protégé par des paradis fiscaux, n’a pas de limite (Cf. EG # 56), d’être extension et continuation (Jean Eudes) de ce qu’il est.

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