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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année b

2017-B-Lc 2, 36-40 -samedi octave Noël- éloge de la patience

Nous ne sommes pas créés pour rendre service à Dieu. Nous sommes créés pour le contempler. Et Luc nous présente la couleur de sa contemplation. Elle passe par un langage inclusif. Il associe toujours une femme à sa contemplation de la bonne nouvelle. Ce matin, c’est Anne, âgée de 84 ans. Au terme de son évangile, il associera une autre femme, Marie-Madeleine, celle à qui Jésus s’est révélé comme une source d’eau vive. Ces deux femmes sont sur leur terrain, des grands-mères qui nous tracent un chemin de rencontre avec Jésus.

2018-B-Mc 1, 7-11 -samedi 1ere semaine Noël- prendre soin de nos yeux

Jésus peut bien se cacher sous les traits humains, sous ceux de l’enfant de la crèche; il peut bien se présenter sans escorte, comme un quémandeur du baptême parmi tant d’autres, soumis au péché comme tout humain; il peut n’être que le fils du charpentier, n’être qu’un visage parmi tant d’autres au milieu de la foule de chercheurs de sens, avoir passé incognito la plus grande partie de sa vie dans un village jusque là sans histoire, il ne peut se cacher de Jean qui l’a reconnu avant même sa naissance quand sa mère Élisabeth salua Marie, la visiteuse.

2018-B-Mc 2, 13-17 -samedi 1ière semaine ordinaire - Lévi ou l'appel d'aller vers le vide

Lévi était expert en détournement de fonds public; c’était son seul diplôme universitaire, son seul doctorat. Sa réponse rapide à l’invitation de Jésus semble indiquer qu’il éprouvait, malgré sa renommée, un grand vide intérieur. Un vide existentiel. Ce sentiment de vide fut le point de départ d’une «carrière» d’imitation de Jésus qu’il n’avait pas prévue. Dieu ne se glisse pas dans une âme encombrée et déchirée par une multitude de possessions (Clément d’Alexandrie).

2018-B-Mc 4, 35-41- samedi 3e semaine ordinaire- avis de tempête

L’évangile parle de tempêtes. Aujourd’hui, nous parlons d’ouragan, de cyclone, de typhon, de catastrophe écologique. Mots différents, même réalité. Ça secoue. Ça brasse. Ça laisse décombres, destructions, désolations, effondrements. Ce matin, l’évangile décrit notre chemin quotidien. Notre vie se déroule en haute mer, non à l’abri de ports sûrs. Baptisés, nous recevons cette invitation à demeurer des rameurs experts et valeureux pour traverser vers une autre rive, malgré des vents contraires. Je te guide sur le chemin où tu marches, si tu y portes attention […], ta paix sera comme un fleuve (Is 47,18).

2017-B-Mt 5, 17, 10-13 samedi 2ième semaine AVENT-regarder jusqu'à entendre

Que ton visage s’éclaire. On dirait bien que ce temps liturgique ouvre sur la religion du regard, pour citer le philosophe Martin Heidegger. Nous ne voyons pas, écrit-il, parce que nous avons des yeux, mais nous avons des yeux parce que nous sommes voyants par le fond de notre être. Nous sommes faits pour voir au sens de comprendre. Nos yeux nous aident à comprendre et non seulement à voir. Nos yeux servent à percer l’invisible de ce que nous voyons. Nous voyons selon la profondeur de nos regards, de notre intériorité aussi.

2017-B-Lc 1, 57-66- samedi 3e semaine AVENT- zacharie ou voir autrement le quotidien

Ce matin, il faut entendre une voix, celle-là même qu’a entendue Zacharie dans le temple. Une voix qui, au-delà de toute attente, lui annonce qu’il aura un fils, qu’il le nommera Jean (ce qui signifie Dieu fait grâce), et qui sera annonciateur d’une autre voix. Cette autre voix est loin d’être un parler pour parler. Loin d’être pur potin sur untel ni du genre de ces flots de paroles qu’on échange entre amis.

2017-B-Mt 9, 35-10, 6-8 - samedi 1ière semaine AVENT-un temps de sérendipité

Voir la terre paisible du point de vue de Dieu. C’est l’émerveillement que les astronautes de la Station spatiale internationale ont confié au pape le 26 octobre dernier. Et la conclusion de l’astronaute italien devrait accompagner tous les envoyés de Jésus : je vous remercie d’avoir été avec nous, de nous avoir conduits plus haut, de nous avoir sortis de cette mécanique quotidienne, de nous avoir fait penser à des choses plus grandes que nous.

2015-B-Lc 14,4-34 mardi 31e semaine ordinaire - tous invités

Difficile à comprendre: beaucoup d'appelés et peu d'élus. Un festin ouvert sans condition : va sur les routes et dans les sentiers, mais une participation qui exige un vêtement de noces, précise Matthieu. Deux images fortes : un repas de noces à tous et des invités qui n'en profitent pas parce que leur souci est ailleurs. Un vêtement de noce qui met en jeu notre liberté. Si je comprends bien, nous sommes des invités qui risquons de s'exclure. Luther qualifiait cette parabole d'évangile de la terreur.

2015-B- Mt 12, 46-50 -présentation de Marie- nous glisser dans le cortège des mères de Dieu

On peut appliquer à Marie ces paroles du Père : Dieu a tant aimé le monde qu’il nous a donné sa Fils (Jn 3, 16). Marie a tant aimé le monde, chacun de nous, qu’elle nous a donné son Fils. Qui est ma mère ? Jésus est dans sa personne un consacré au Père. Marie dans sa personne est aussi une consacrée au Père. Comme son Fils, elle n'existait que pour faire la volonté du Père sur elle qui est une dynamique de confiance entre deux personnes plutôt qu'une obéissance stérile à une série de règles. En entrant dans cette dynamique de confiance, Jésus nous voit comme sa mère et les mères du monde.

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