Vous êtes ici

Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année b

2021-B-Mc 12, 38-44 - samedi 9e semaine ORDINAIRE- donner pour s'enrichir

Que voit Jésus et dont personne ne voit dans ce geste de cette veuve entrant dans le temple et y déposant tout ce qu’elle a ? Il voit que pour cette veuve la générosité est sa nature profonde. Il s’émerveille de son ouverture aux autres alors qu’elle a moins que le minimum pour vivre.

Jésus saisit avec une profondeur inégalée que cette veuve ne serait pas bien avec elle-même, qu’elle ne serait pas heureuse si elle ne contribuait pas à sa petite part pour les autres. Elle, pauvre parmi les pauvres, a mis de côté ses propres intérêts tant elle a du souci pour les autres. Jésus admire sa capacité de sortir d’elle-même, de refuser une vie repliée sur ses malheurs. Sans sa petite contribution, elle serait encore plus malheureuse. Il admire sa charité.

2021-B-Mc 12, 38-44- samedi 9e semaine ORDINAIRE- le style chrétien

L’évangile vient de nous présenter le visage des grands de ce monde. Subtilement l’évangile nous demande si nous sommes parmi les grands de ce monde. Grandeur et misère, ces deux mots résument la beauté de ce que Jésus a vu. Les dépossédés de tout n’oublient pas que d’autres ont aussi besoin d’aide. À travers cette veuve, ce sont ceux qui, avec leur rien du tout, viennent en aide aux autres que Jésus reconnaît. Le regard de Jésus s’arrête sur un geste d’entraide. Cette veuve a un grand cœur. Elle contribue à une nouvelle forme créative de participation sociale (Cf. Ft nu.169).

2021-B-Mc 12, 18-27 - mercredi 9e semaine ORDINAIRE- rechercher l'essentiel

Le philosophe Nietzsche distingue deux catégories de personnes : les marcheurs et les sédentaires. Nous apprécions de longues marches dans la montagne. Nous désirons davantage être calés dans nos fauteuils.

Ce qui a marqué nos conversations en 2020, suite aux contraintes des confinements et des couvre-feux, fut de réaliser que ce qui est essentiel pour les uns ne l’est pas pour d’autres. Il n’y a pas ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Il n’y a que des itinéraires de réponse. Qui peut affirmer avec conviction ce qu’est l’essentiel ? La réponse n’est pas évidente. Seules les pensées que l’on a en marchant valent quelque chose (Nietzsche).

2021-B-Mc 11, 27-33- samedi 8e semaine ORDINAIRE- sois un modèle

Chez Marc, la première question posée à Jésus est celle de Satan : es-tu venu nous détruire (cf. Mc 1, 24). Elle est suivie de plusieurs autres : pourquoi guérir un jour de sabbat ? Pourquoi s’asseoir aux tables des impurs ? De quel droit fais-tu cela ?

Jésus n’est jamais interrogé sur sa foi, mais plutôt sur ses comportements qui dérangent tel qu’arracher des épis un jour de sabbat (Cf. Mc 2, 23-28), s’il faut payer des impôts à César (Cf. Mt 22, 15-21) ou quand il nourrit une foule. Ce sont des questions embarrassantes pour quelqu’un qui n’est pas issu du courant sacerdotal, qui n’a reçu aucune formation universitaire et ne détient aucune responsabilité officielle.

2021-B-Jn 21, 20-25- samedi 7e semaine de PÂQUES- qu'importe, toi suis moi

Le bruit court que ce disciple ne mourra pas. Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il ? Au terme de son évangile, Jean, l’auteur présumé du 4e évangile, fait dire à Jésus une parole pleine de sérénité qui, si on l’entend bien avec les oreilles du cœur, évite la désespérance : que t’importe, toi, suis-moi. Cette parole ne s’adresse pas seulement à Jean. Ce qui ne mourra pas, c’est l’Évangile.

2021-B-Jn 17, 11b-19 - mercredi 7e semaine de PÂQUES- différents et égaux

Le premier geste très fort du pape François au commencement de son pontificat et qui a ému l’humanité tout entière, fut de s’incliner devant les gens rassemblés sur la place Saint-Pierre. Il signifiait que nous sommes tous frères et égaux en droits et devoirs. Son geste servira de prélude à son appel à la fraternité universelle. Être tous frères ne signifient pas que nous sommes tous semblables. Il faut se libérer de l’obligation d’être égaux[1].

2021-B-Jn 16, 23b-28 -samedi 6e semaine de PÂQUES- nous sommes visages de Dieu

À lire pour vivre. Et quand je lis ce passage, j’en comprends que je suis en présence de la surabondance. De l’inimaginable. Paul parle du surdébordement (cf. Ep 3, 20) d’attention de Dieu à notre endroit. Quand nos vies sont tournées vers Dieu comme le tournesol vers le soleil, nous sommes réchauffés d’immensité. Avant de nous dire au revoir, Jésus nous lègue non ce qu’il a, mais ce qu’il est. Je suis avec vous (cf. Mt 28, 20).

2021-B-Jn 16, 12-15- mercredi 6e semaine de PÂQUES- départ dérangeant

Nous célébrons la fête d’un départ : Jésus se sépare visiblement de ses disciples et de ce monde. Étonnant : les disciples retournent à Jérusalem tout joyeux (cf. Lc 24, 52). Habituellement, un départ engendre de la tristesse. Ici, il ouvre à la joie, celle de recevoir l’Esprit de Jésus que personne ne peut se donner et qui est gratitude, reconnaissance de Dieu de nous voir promouvoir son projet de fraternité universelle, beaucoup plus demandant que la solidarité.

2021-B-Jn 15, 18-21- samedi 5e semaine de PÂQUES- les chrétiens sont détestés

Prends ta part des souffrances liées à l’annonce de l’évangile (2 Tm 1, 18). Le croyant est fondamentalement quelqu’un qui fait mémoire non d’un esprit de peur […] mais d’un esprit de force, d’amour de pondération (2 tm 1, 7). Ce que demande Paul à son fils bien-aimé, c’est qu’un esprit de force nous habite. Aujourd’hui, nous avons beaucoup de fascination pour la force. L’esprit de terreur (ex 15,16) règne en force. De quelle force parle l’apôtre ?

Pages

S'abonner à Année b