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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année b

2021-B-Lc 24, 35-48 - jeudi octave de PÂQUES- se raconter Pâques

La pulsion de se raconter est immémoriale. Le besoin de raconter sa vie, de l’écrire traverse depuis des lunes les âges, les gens et les temps. Plus ce que l’on vit nous touche, plus le besoin d’en parler est incontrôlable. Ainsi en est-il quelques années après la mort de Jésus. On ressent le besoin de se raconter ce qui se dit sur Jésus, sur le besoin de se positionner face à son message. En se racontant ce que nous vivons, on touche comme Thomas notre réalité pour s’entendre dire : cesse de douter et crois.

2021-B-Lc 24, 13-35 -mercredi octave de PÂQUES- un accompagnateur divin

Comment comprendre la résurrection de Jésus ? Une certitude peut déranger nos certitudes. La résurrection n’est pas un acte physique, la réanimation d’un corps ou le retour de Jésus à son existence antérieure. N’imaginons pas qu’il s’agit d’un corps qui retrouve une forme de vie. Pâques, moment fondateur du christianisme, est une révélation d’une nouvelle manière de présence de Jésus sur nos chemins.

2021-B-Jn 11, 45-57-samedi 5e semaine CARÊME- montons à Jérusalem

Voilà quelqu’un qui n’hésite pas à dépenser sa vie, qui ne bâtit pas sa vie sur le principe de précaution, de préservation de sa réputation, qui ne s’isole pas dans un ilot par peur de perdre sa vie. (Cf. Mt 25, 14-30). Voilà quelqu’un qui risque d’aimer envers et contre tout, d’ensemencer la terre de sa présence (Cf. Jn 12, 24), de refuser de se comporter selon les prescriptions de la loi, de se lamenter des « malheurs » qui lui tombent dessus, genre, c’est juste à moi que ça arrive. Voilà quelqu’un qui a passé en faisant le bien. Qu’allons-nous faire ? C’est dans votre intérêt que le bien ne se propage pas.

2021-B-Jn 7, 40-53- samedi 4e semaine CARÊME- on se dispute sur Jésus

À écouter les vives réactions que Jésus suscite autour de lui autant chez les législateurs que chez les gardiens du temple, une question surgit : quel est le but de l’agir de Jésus ? Que vise Jésus ? Les législateurs et responsables des synagogues observent que Jésus dérange l’ordre social et religieux.

En ce jour international du bonheur, décrété par ONU en 2012, Jésus propose son palmarès de bonheur. Il se fait annonciateur d’une nouvelle société (Cf. Fratelli # 229), d’un projet innovant (# 231), non homogène, fondée sur le partage, le service mutuel, un vivre-ensemble fait de pardon, de bienveillance, qu’il appelle son royaume ou l’arrivée du règne de Dieu, mentionné plus de soixante-cinq fois. Jésus nous « communise[1],» nous soude ensemble.

2021-B-Jn 5, 17-30- mercredi 4e semaine CARÊME- une parole qui fait sens

S’il y a une recommandation qui revient souvent chez le pape François et qu’il adresse à ses proches collaborateurs de la curie, c’est celle d’éviter le bavardage souvent dépourvu d’intérêt et qu’il considère comme une bombe qui détruit la communauté[1] du terrorisme[2].

Nous connaissons bien l’expression souvent attribuée à un politicien : il a l’art de parler pour ne rien dire et celle entendue après une prédication : quelle enflure de mot où il aurait été mieux qu’il se taise plutôt que de ne rien dire.

2021-B-Lc 18, 9-14- samedi 3e semaine CARÊME- je m'illumine d'intensité

Il est beau, écrivait le pape François dans visage de miséricorde (#14), que la prière quotidienne de l’Église commence avec ces paroles : mon Dieu, viens me délivrer ; Seigneur, viens vite à mon secours (Ps 69, 2). Nous devons d’abord sortir de nous-mêmes, écrit Benoit XV1 dans son livre sur Jésus-Christ, et nous ouvrir à Dieu, car rien ne peut être juste si nous ne nous tenons pas vis-à-vis de Dieu dans un ordre juste. Et ici chacune de vos journées s’ouvre sur un appel à sortir totalement de toi-même pour Dieu, et Dieu sortira totalement de lui-même pour toi (Maître Eckhart).

2021-B-Mt 5, 17-19- mercredi 3e semaine CARÊME- quelque chose de neuf commence

Je commence par une affirmation d’un auteur québécois, Hector de Saint Denys Garneau, qui sans porter la signature Jésus en dicte son esprit : le sage n’est pas celui qui s’affranchit des règles, mais celui qui les possède au point de pouvoir les dépasser. Avec Jésus, quelque chose commence qui prend possession de l’avenir (Jean Daniélou). Matthieu dit que Jésus accomplit la loi. Vous avez entendu, moi, je vous dis (Mt 5. 20). La loi nous culpabilise. Jésus nous libère de son esclavage[1].

2021-B-Mt 20, 17-28 - mercredi 2e semaine CARÊME -ne perds pas la route

Il est permis de se demander si cette mère ne répondait pas à une «commande» de la part de ses deux fils. Il n’est pas rare d’observer qu’on se sert souvent d’intermédiaire pour intercéder en notre faveur. Cela est fréquent pour obtenir un poste convoité. Les deux disciples ne manquaient pas d’ambition. Leur mère non plus, elle, qui rêvait d’une bonne position pour ses deux fils. Ne passons-nous pas par Marie nous aussi ?

2021-B- Lc 15, 1-3.11-32- samedi 2e semaine CARÊME- heureux effondrement

Je commence par cette image, celle d’un maître hindou Râmakrishna qui pour faire comprendre à quelqu’un qui lui demande comment atteindre Dieu lui plongea la tête dans la rivière jusqu’à suffocation. Quand il reprit souffle, le maître lui dit : tu verras le Père quand ta soif de le voir sera aussi intense que l’était ton besoin de respirer.

2021-B-Mt 5, 43-48- samedi 1ière semaine CARÊME- ca suffit

Il y a eu George Floyd, Jack Blake, Samuel Paty, Stephon Clark. La liste de victimes d’idéologie djihadiste, d’organisations terroristes, de califat prononcé par l’État islamique, s’allonge tous les jours. Aucun mouvement comme Black Live Matters ne semble diminuer la propension de la haine, systémique ou pas.

Devant tant de haine religieuse et politique, monte en moi la réponse de Jésus qui, affrontant la haine à son endroit à la veille de sa passion et voyant ses disciples réagir par l’épée leur dit : ça suffit (Lc 22, 38).

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