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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année b

2023-B-Mt 9, 35 – 10, 1.5a.6-8 - samedi de la 1re semaine AVENT- Jésus, tu as ravi mon cœur

Nous entrons dans l’année de la prière demandée par le pape en préparation de l’année jubilaire 2025. Une année préparatoire pour apprendre à regarder Jésus, à contempler un regard qui n’exclut personne tant sa grande compassion est, permettez-moi de le dire ainsi, un sacrement qui nous transforme en profondeur.

Regarder, on ne sait plus regarder. Je lisais récemment qu’un commerçant avait placardé près de sa caisse enregistreuse cette note : Nous ne servons plus les clients qui sont au téléphone portable afin de ne pas les déranger. Il voulait voir leur visage. C’est ça l’être humain.

2023-B-Mc 13,33-37- dimanche 1re semaine de l'AVENT- restez éveillés à quoi

L’une des critiques les plus souvent entendues aujourd’hui est le manque de vision. Restez éveillés est un appel à voir en profondeur, à nous éviter un manque de vision. Il ne s’agit pas d’une menace. C’est un appel à voir. Mais pour voir quoi ? Pour reconnaître celui qui a dit que le règne de Dieu ne vient pas de façon à frapper les regards… on ne dit pas il est ici, il est là…le règne de Dieu est parmi vous. (Lc 17. 20-21). Pour reconnaître Jésus dans le sacrement du moment présent (Jean Pierre de Caussade (1675-1751).

2023-A-Mt 5, 43-48 - samedi de la 1ière semaine CARÊME- parfaitement imparfait

Quel désastre. Nous ne sommes pas parfaits. Nous possédons tous ce diplôme universitaire d’être parfaitement imparfait. Nous sommes des diplômés de l’imperfection. C’est plus qu’un doctorat honorifique. Et puis, la perfection risque de nous ennuyer, nous faire sentir comme des robots. L’imperfection est inséparable de toute vie humaine. S’offusquer de s’entendre énumérer nos erreurs ou lacunes, c’est refuser d’avancer.

2021-B-Lc 21, 34-36 - samedi de la 34e semaine du temps ORDINAIRE- la vraie vie

Éveille-toi… et le Christ t’illuminera (Cf. Ep. 5, 14). C’est une parole de résurrection que nous adresse la liturgie au dernier jour de l’année liturgique. Chaque jour, il faut renouveler notre regard si l’on veut embrasser l’avenir. Chaque jour, l’éveilleur Jésus nous invite à relever la tête, à garder nos lampes allumées, à veiller (Lc 12, 35). Éveil permanent, toujours à activer. Chaque jour, nous avons besoin d’être réveillés par le bruit que fait le chantier de Dieu ; d’être réveillés pour aller jusqu’au fond de nous-mêmes, de rester les yeux ouverts sur ce que nous vivons, sur ce qui nous entoure. Tout est lié (no 70, 91, 92, 117, 120, 138, 142, etc.). Mission plus que jamais d’actualité.

2021-B-Lc 21, 12-19- mercredi de la 34e semaine du temps ORDINAIRE- à cause de LUI.

Ce n’est pas croire en Jésus qui nous vaut d’être méprisé, regardé de travers. C’est notre engagement à vivre comme Jésus, en défenseur des exclus, qui nous vaut d’être honnis. Déjà en 1961, Maurice Zundel affirmait que croire en Dieu peut n’engager à rien. Mais croire en l’homme engage tout. Si nous allons au bout de cette affirmation, si, du moins nous essayons de la vivre, si je crois vraiment en l'homme, croire en Dieu va de soi puisque la grandeur humaine est toujours finalement une transparence à Dieu.

2021-B-Lc 20, 27-40- samedi de la 33e semaine du temps ORDINAIRE- sept frères

Il faudrait se demander si les sept frères avaient bien compris ce qu’est la résurrection. À bien lire la description qu’en fait Luc, nous saisissons un appel à passer de la mythologie à la foi. Les sept frères partageaient une nébuleuse croyance qui allait engendrer une guerre en eux et entre eux. De qui est-elle l’épouse fait surgir une autre question : en quoi ces sept frères croyaient-ils ? Dit autrement : qu’advient-il après la mort ?

2021-B-Lc 19, 11-28 - mercredi de la 33e semaine du temps ORDINAIRE- risquer pour vivre

Nous favorisons tous à des degrés divers le protectionnisme qui consiste à se protéger contre des envahisseurs aux aguets. Son effet négatif est de nuire aux autres. L’incontournable message de cette parabole est sans équivoque : pour ne pas mourir, il faut risquer. Refuser le risque, c’est la mort. La fécondité est le fruit du risque. À lire cette parabole, celle des talents (Cf. Mt 25, 14-30), celle du semeur (Cf. Marc 4,1-20), il s’en dégage que le principe de précaution ne porte pas la signature Jésus-Christ tant le risque apparaît inséparable de sa vie.

2021-B-Mc 13, 24-32- dimanche de la 33e semaine du temps ORDINAIRE- perce-neige demandée

Se termine la COP 26 où il a été abondamment question de l’effondrement de la maison commune. Nous sommes entourés de collapsologie, de scènes d’effondrement, de bouleversements atmosphériques, de migrants pour qui le soleil s’obscurcit, la lune dans leur nuit ne brille plus, leurs rêves se sont évanouis. Mais les signes de désespoir ne sont pas toujours visibles. Quelqu’un m’annonçait récemment la mort d’un père de trois jeunes enfants qui s’était pendu dans son garage. Personne n’avait vu ou entrevu son désespoir.

2021-B-Lc 17, 11-19- mercredi de la 32e semaine du temps ORDINAIRE- pouvoir de la gratitude

Vous l’ignorez sans doute, il existe aux États-Unis des laboratoires qui étudient les circonstances et les conséquences de la gratitude. La première conséquence, rapporte-t-on, est que la gratitude est le carburant de nos relations aux autres. Elle naît d’événements hors de nous. Elle ouvre sur l’émerveillement des petites choses anodines, une température agréable, une levée du jour magnifique, l’arrivée à l’heure, etc. Elle fait se sentir plus heureux, plus relié aux autres, plus vivants.

2021-B-Lc 18, 1-8 - samedi de la 32e semaine du temps ORDINAIRE- regarder en avant

Comprenons bien. Il ne s’agit pas ici d’une tentative pour amener Dieu à faire nos volontés. Combien de personnes disent ne plus croire en Dieu parce qu’il ne leur a pas accordé ce qu’elles demandent. Une telle perception du sens de la prière entraine une fausse image de Dieu, celle de quelqu’un qui détient les clés de tous nos problèmes. Dieu ne s’achète pas et nos cris ne sont pas des moyens pour faire plier Dieu. Le risque est réel de comprendre cette parabole à l’envers. Elle pose la question de notre image de Dieu. Mal comprise, cette parabole nous déresponsabilise.

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