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Ordinaire

2020-A-Mt 5, 17-19 - mercredi 10e semaine ordinaire- humain d'abord

Cette page de Matthieu pose la question de la légitimité de Jésus. Qui est ce Nazaréen ? D’où vient-il? Quelle est son origine ? De quelle école sort-il pour parler comme il le fait ? D’où tire-t-il son autorité, ce moi, je vous dis ?

Les évangélistes ne parlent pas de la vie intérieure de Jésus. D’ailleurs, Jésus lui-même n’en fait pas mention. Homme simple, Jésus ne s’attribue pas les titres de maître, de rabbi, de Messie, de fils de l’homme. Ce sont là des titres post mortem qui lui ont été attribués par ses disciples.

2020-A- Mc 12, 18-27 -mercredi 9e semaine ordinaire- marcher ou s'arrêter

Le philosophe Emmanuel Levinas fait remarquer qu’il y a deux grandes conceptions de l’existence humaine : celle de l’Antiquité symbolisée par Ulysse qui après bien des pérégrinations, revient au point de départ et celle représentée par Abraham qui marche vers un ailleurs dont il ne connait pas l’endroit. Quitte ton pays et va vers le pays que je t’indiquerai (Gn 12, 1). Abraham se mit en route comme s’il voyait l’invisible (He 11, 27). L’itinéraire chrétien retient cette option de sortir et de se tenir en état de marche.

2020-A-Mc 12, 38-44 - samedi 9e semaine ordinaire - anticorps de solidarité

Quand je lis ce passage, je ne peux m’empêcher de songer à la deuxième tentation de Jésus au désert. Donne-toi de l’importance; donne-toi le pouvoir que tu ambitionnes; donne-toi la gloire de la première place, demande le tentateur à Jésus. Une condition : sois en adoration devant toi.

Jésus refuse cette autosuffisance[1]. Il n’éprouve aucun besoin de s’autoproclamer. Pour lui, être dans le Père (cf. Jn 14, 9) était quelque chose de plus fort que de se voir assis sur un trône qui finirait par disparaître.

2020-A- Mc 6, 30-34- samedi 4e semaine ordinaire- revivons de l'intérieur

L’appel de Jésus, venez à l’écart, est mal compris si nous y voyons une proposition d’offrir des vacances à ses disciples de retour de mission. C’est plutôt un appel à se donner cette sagesse de choisir entre l’activisme ou la confiance.

Il faut se mettre à l’écart pour être sage en se dépouillant de tout ce qui s’est ‘‘collé’’ à nous en route et qui rend plus pénible toute notre marche[1]; cette sagesse d’être fidèle à l’évangile plutôt qu’à des structures qui risquent de nous paralyser. Avec le temps, nos structures finissent par prendre un air de vieux (cf. Joie de l’évangile, no 26).

2020-A- Mc 7, 14-23 -mercredi 5e semaine ordinaire- révolution cultuelle

Ce n’est pas l’évangile qui change ; cependant, nous comprenons mieux l’appel à ne pas se limiter à honorer des lèvres seulement, en maintenant notre cœur loin de Jésus. Jésus démasque le risque de toute religion : rendre à Dieu un culte du bout des lèvres, en répétant des formules, en récitant des psaumes, en prononçant de belles paroles, alors que notre cœur est loin de lui. Le culte qui plaît à Dieu naît du cœur, de l’adhésion intérieure, de ce noyau intime de la personne d’où jaillissent nos décisions et nos projets.

2020-A- Mc 8, 1-10 - samedi 5e semaine ordinaire- miettes de grande valeur

Dans sa lettre apostolique Le merveilleux signe de la crèche, le pape François mentionne que saint Augustin, avec d'autres Pères de l’Église, a bien saisi le sens de la crèche lorsqu’il écrit : allongé dans une mangeoire, il est devenu notre nourriture […]. Sur la mangeoire, le prêtre célébra solennellement l’eucharistie, montrant le lien entre l’incarnation du Fils et l’eucharistie. À la vue de cette crèche à Greccio, chacun retourna chez lui plein d’une joie ineffable[1].

2020-A-Mc 8, 22-26 -mercredi 6e semaine ordinaire- tu vois quelque chose

La guérison de cet aveugle présente l’essentiel du message de Jésus. Aujourd’hui, retrouver l’essentiel de l’évangile est plus essentiel que La guérison de cet aveugle présente l’essentiel du message de Jésus. Aujourd’hui, retrouver l’essentiel de l’évangile est plus essentiel quejamais car nous sommes confrontés à un profond changement d’époque.

Ainsi, l’avènement Jésus est la meilleure des nouvelles : le royaume est parmi vous. C’est passer à côté de cet essentiel si nous réduisons ce royaume à quelque chose à vivre entre Jésus et moi, quelque chose de purement spirituel. Pour Jésus, le royaume est quelque chose qui se passe en moi et aussi autour de moi. L’évangile apocryphe de Thomas attribue à Jésus ces mots : le royaume de Dieu est en vous et […] hors de vous[1].

2020-A- Mc 4, 35-41 samedi 3e semaine ordinaire - tenir bon

Pour le dire bêtement, nous en avons ras le bol de tous ces événements qui affectent la maison commune. Tous les jours, et cela remonte loin dans l’Ancien Testament, se vit l’impact d’un monde où grondent déchirures profondes, comportements inhumains inimaginables (lecture), traumatismes écologiques sans précédent dans l’histoire. Ces remous de l’histoire rappellent implicitement l’arche de Noé.

La première lecture décrit une histoire qui est celle de chacun d'entre nous. Cet homme, c’est toi.

2020-A-Mc 6, 1-6 -mercredi 4e semaine ordinaire - montrer Dieu

Dieu a tant aimé le monde (Jn 3, 16). Il a aimé les siens ; il les a aimés jusqu'à la fin (Jn 13, 1). Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jn 15, 13). Voilà la beauté de toute vie. La beauté de Jésus. À Nazareth, cette beauté n’a pas été reconnue alors que Jésus surprend ses concitoyens. Son attitude soulève la question de son identité.

2020-A- Mc 6, 30-34 -samedi 4e semaine ordinaire - principe de compétence

C’est une fausse compréhension que d’entendre dans cet appel de Jésus, venez à l’écart, la proposition d’offrir des vacances à ses disciples de retour de mission. Aujourd’hui, il est plutôt habituel de se reposer au retour des vacances. Ce n’est pas le sens de l’appel venez à l’écart.

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