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Noël

2011-B- Lc 2, 22-35 Jeudi octave Noël-: Syméon

Quand j'ai crée Adam, dit Dieu, je lui ai donné de me voir [...] il voyait mon visage, il contemplait ma gloire [...] transgressant ma loi, il est devenu aveugle [...]. [Alors] je suis devenu semblable à eux parce que je ne supportais pas leur aveuglement [...]; mon désir [est] d'être vu par les hommes (Simon le nouveau Théologien, Xe siècle, moine grec).

Nous exprimons souvent que l'écoute est le sens chrétien par excellence qui nous ouvre à la Parole de Dieu. Mais Syméon, homme d'écoute de la Parole, qui la murmurait dans son cœur, nous démontre que durant toute sa vie, il a voulu voir le Verbe de Dieu, le toucher de ses mains

2010 -C : Mtt. 4, 12-17, 23-25 Lundi temps Noël- le noir attire la Lumière

Le prophète Isaïe nous annonçait qu’un enfant est né pour nous, qu’un fils nous a été donné (Is 9,6). Nous avons besoin de nous rappeler que nous ayant parlé par les prophètes, Dieu maintenant nous parle par son Fils (He 1,1). Nous avons besoin, nous humains, d’entendre sans nécessairement comprendre, que Dieu s’est rendu visible à nos yeux (Préface) avec la ferme volonté d’être lumière et salut (Ps26). A tous les peuples, Dieu donne son Messie (Acc).

2010-B- Lundi temps de Noël-Jn 21, 20-24 : saint Jean

Nous vous annonçons ce que nous avons entendu, contemplé, vu et touché: La vie s'est manifestée et nous l'avons contemplée. Mot imprévisible, impensable mais aussi impossible à entendre pour l’oreille humaine. Devant ces mots, si nous avions vraiment la foi dans le mystère de l’Incarnation, nous en aurions le vertige. Pourtant ce sont par ces mots qui donnent le vertige, que s'ouvre l'exhortation apostolique Verbum Domini.

2010-C- Lc 5, 12-16 Vendredi après épiphanie - –debout resplendis de lumière !

Debout resplendis ! Une lumière s’est levée dans nos ténèbres (Antienne d’ouverture). La lumière est venue jusqu’à toi. Cette invitation entendue tout au long de ce temps de Noël qui s’achève, retentit à nouveau dans l’Évangile de ce soir où Jésus redonne de la splendeur à un lépreux. Celui qui gisait sous le poids de sa maladie s’entend dire des paroles splendides : Lève-toi, resplendis. Voici ta lumière ajoute le prophète Isaïe et sur toi se lève la gloire du Seigneur (Is 55, 17). La lumière est descendue dans le sein de la Vierge dit Rupert de Deutz pour être la lampe dont tu as besoin et qui t’illuminera.

2009 -C- Mtt 2, 13-18 Lundi temps de Noël -- les saints innocents

Que de zones de violence sur notre terre ! Que d’endroits où les chrétiens sont de trop : Irak, Palestine, Afrique. Me revient en mémoire cette lettre circulaire qu’avait envoyée le prieur des moines de Tibhirine quelques semaines seulement avant leur massacre : La mort violente nous ne la désirons pas du tout, mais nous l’acceptons comme quelque chose qui pourrait bien nous arriver et qui serait dans la ligne du don que nous avons fait de nous-mêmes. C’était en mars 1996. Quelques années auparavant, le 17 octobre 84, c’était l’aumônier de Solidarnosc Père Jerzy Popieluszko, qui a été tué brutalement. Benoît XV1 vient de le déclarer vénérable pour l’héroïcité de son geste.

2009 - B : Mtt 4, 12-17. 23-25 Lundi temps de Noël Commencement de la Bonne Nouvelle

Rien ne fascine autant que le temps des naissances : naissance d’un enfant, d’un couple, d’un pays. Ce sont des rendez-vous avec le mystère. Toute naissance est un mystère qui ouvre à la vie, à l’être. Toute naissance est le commencement d’une histoire qui s’écrie devant nos yeux.

2009 - B-Lc 5, 12-19 Vendredi de Noël: le lépreux touché

Il y a la main du bourreau, du meurtrier. Il y la main qui ravage, blesse et tue. Cette main-là nous la voyons partout sur tous nos écrans. Il y a aussi cette main qui est un présent de Dieu que la fête de la Nativité vient de nous redire. Cette main qui touche et fais largesse. Cette main guérit tout ce qu’elle touche. Elle redonne la santé. Elle remet en route.

Devant cette main qui transforme tout ce qu’elle touche, saint Antoine de Padoue s’exclame et ce devrait être notre propre réaction : Oh, que j'admire cette main !

2009 -C- Jour de Noël -Jn 1, 1-18 toi notre salut.

La Parole qui était auprès de Dieu, qui était Dieu (Jn1, 1) a quitté son trône royal pour venir jusqu’à nous. Dans ces jours où nous sommes, Dieu nous a parlé par son Fils (Heb. 1,2). Il nous a tout dit par son Fils (Jean de la Croix).Des paroles en ce matin de Noël, à entendre sur le bord du mystère. Si nous entrons dans ces Paroles, nous serons saisis d’étonnement de réaliser que nous, humains, sommes ce que Dieu a de plus précieux (Tertulien au 2e siècle). Dieu a un faible pour nous. Nous sommes la faiblesse de Dieu. Vous êtes mes amis dit Jésus.

2008- B- Lc 2,22-35- 5e jour, octave Noël - purification de Jésus- Syméon

Je note d’abord que Syméon se comporte comme chacun d’entre nous. Avant de saluer la mère, il s’est empressé de prendre l’enfant, de le porter dans ses bras. Ce n’est qu’après qu’il se tourna vers les parents comme pour confirmer qu’ils seront toujours second dans la vie de cet enfant. Ce geste que nous décrie Luc fait partie de nos us et coutumes. Devant un nouveau-né, il y a en nous un empressement à nous diriger vers son berceau, à le prendre dans nos bras, accompagné de son inséparable acclamation : Il ressemble à sa mère, à sa petite sœur etc.

2008 -A- Lc 5, 12-16 Vendredi 2e semaine Noël - le lépreux purifié

Ému de compassion, Jésus étendit la main, le toucha. Ému par une immense compassion, François, par un baiser, geste inconcevable s’il en est un, laissa voir sa folie de vivre littéralement le saint évangile. Ce toucher de Jésus comme ce baiser de François demeure aujourd’hui comme il l’était hier, une folie à nos yeux. Pour Jésus comme pour François, osons le dire, le lépreux était si beau, qu’il a touché leur cœur. Le lépreux était si sincère dans son regard qu’il a « provoqué » un geste inouï d’audace qui ne pouvait passer inaperçu. En s’approchant de Jésus, le lépreux était déjà sauvé en espérance. Et le lépreux, quant à lui, ne pouvait pas contenir sa langue. Ne pouvait pas respecter l’ordonnance du silence.

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