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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

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2020-A- Mc 6, 30-34- samedi 4e semaine ordinaire- revivons de l'intérieur

L’appel de Jésus, venez à l’écart, est mal compris si nous y voyons une proposition d’offrir des vacances à ses disciples de retour de mission. C’est plutôt un appel à se donner cette sagesse de choisir entre l’activisme ou la confiance.

Il faut se mettre à l’écart pour être sage en se dépouillant de tout ce qui s’est ‘‘collé’’ à nous en route et qui rend plus pénible toute notre marche[1]; cette sagesse d’être fidèle à l’évangile plutôt qu’à des structures qui risquent de nous paralyser. Avec le temps, nos structures finissent par prendre un air de vieux (cf. Joie de l’évangile, no 26).

2020-A- Mc 7, 14-23 -mercredi 5e semaine ordinaire- révolution cultuelle

Ce n’est pas l’évangile qui change ; cependant, nous comprenons mieux l’appel à ne pas se limiter à honorer des lèvres seulement, en maintenant notre cœur loin de Jésus. Jésus démasque le risque de toute religion : rendre à Dieu un culte du bout des lèvres, en répétant des formules, en récitant des psaumes, en prononçant de belles paroles, alors que notre cœur est loin de lui. Le culte qui plaît à Dieu naît du cœur, de l’adhésion intérieure, de ce noyau intime de la personne d’où jaillissent nos décisions et nos projets.

2020-A- Mc 8, 1-10 - samedi 5e semaine ordinaire- miettes de grande valeur

Dans sa lettre apostolique Le merveilleux signe de la crèche, le pape François mentionne que saint Augustin, avec d'autres Pères de l’Église, a bien saisi le sens de la crèche lorsqu’il écrit : allongé dans une mangeoire, il est devenu notre nourriture […]. Sur la mangeoire, le prêtre célébra solennellement l’eucharistie, montrant le lien entre l’incarnation du Fils et l’eucharistie. À la vue de cette crèche à Greccio, chacun retourna chez lui plein d’une joie ineffable[1].

2020 - A- Jn 1, 35-42 -samedi 1iere semaine NOËL - interroger les interrogeants

Jean vient de nous présenter un chemin pour annoncer Jésus. L’archevêque émérite et théologien Mgr Rouet traduit ce chemin par une question : comment rejoindre ceux qui, au-delà de l’opposition entre croire et ne pas croire, donc sécularisés, cherchent confusément quelque chose qui les rejoigne[1] ? Il précise que Jésus se démarque des gardiens de la transmission de la loi en refusant de leur faire un beau discours. Il se laisse approcher et s’approche lui-même des chercheurs de sens.

2020-A- Jn 3, 22-30 - samedi 2e semaine Noël- don de l'écoute

Le texte entendu aujourd’hui, de tous les textes lus ces derniers jours, est celui qui me dérange le plus. Ne rien s’attribuer par soi-même. La lecture précisait : gardez-vous des idoles. Gardez-vous de vous privilégier aux autres. Cela signifie disparaître au profit d’un autre. Il a mis sa propre chair au feu, selon un adage argentin. Tel est ma joie et elle est parfaite, ajoutait Jean à des disciples inquiets de voir que quelqu’un d’autre fascinait les gens plus que lui.

2020-A- Jn 3, 22-30- samedi après Épiphanie- croire, c’est décroître

Le mode de vie de Jean-Baptiste invite à la radicalité vers le bas et à une joyeuse simplicité. Il faut que je décroisse. Émerveillement dans l’humilité de Jean-Baptiste et crainte de devoir le suivre. Jean-Baptiste est le précurseur de la décroissance chrétienne. Pour ceux qui l’entendent avec des oreilles d’aujourd’hui, ces mots résonnent comme des «mots-obus », pour reprendre l’expression de Paul Ariès. Ils cachent pourtant une richesse abyssale, insondable. L’appel à la décroissance fait exploser l’idéologie de «l’égolatrie» (pape François) qui pousse à exploiter son prochain (la terre aussi) et à le(s) traiter comme un pur objet (Laudatio si, no 123).

2020-A- Mc 4, 35-41 samedi 3e semaine ordinaire - tenir bon

Pour le dire bêtement, nous en avons ras le bol de tous ces événements qui affectent la maison commune. Tous les jours, et cela remonte loin dans l’Ancien Testament, se vit l’impact d’un monde où grondent déchirures profondes, comportements inhumains inimaginables (lecture), traumatismes écologiques sans précédent dans l’histoire. Ces remous de l’histoire rappellent implicitement l’arche de Noé.

La première lecture décrit une histoire qui est celle de chacun d'entre nous. Cet homme, c’est toi.

2020-A-Mc 6, 1-6 -mercredi 4e semaine ordinaire - montrer Dieu

Dieu a tant aimé le monde (Jn 3, 16). Il a aimé les siens ; il les a aimés jusqu'à la fin (Jn 13, 1). Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis (Jn 15, 13). Voilà la beauté de toute vie. La beauté de Jésus. À Nazareth, cette beauté n’a pas été reconnue alors que Jésus surprend ses concitoyens. Son attitude soulève la question de son identité.

2020-A- Mc 6, 30-34 -samedi 4e semaine ordinaire - principe de compétence

C’est une fausse compréhension que d’entendre dans cet appel de Jésus, venez à l’écart, la proposition d’offrir des vacances à ses disciples de retour de mission. Aujourd’hui, il est plutôt habituel de se reposer au retour des vacances. Ce n’est pas le sens de l’appel venez à l’écart.

2019-A-Mt 9, 35;10, 1.5.- samedi 1ière semaine AVENT-attendu et déjà là

vec l’Avent, nous attendons celui qui est déjà présent. Voilà qui résume la saison liturgique que nous commençons. Tout le paradoxe de ce temps liturgique consiste à la fois à attendre et à savoir que le royaume est déjà là, parmi nous (Lc 17,21). Ce temps nous situe dans le présent et se vit au présent.

Il n’est pas l’histoire de récits du passé. Il raconte à travers le regard d’Isaïe, de Jérémie, de Jean-Baptiste, de Matthieu dans sa généalogie, de Luc traçant l’origine de Jésus, l’histoire de guérisons, de découvertes de Jésus, de réponses personnelles qui se produisent aujourd’hui dans nos vies et dans notre monde.

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