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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

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2020-A-Mt 6, 1-6.16-18 - mercredi de la 11e semaine ordinaire-un nouveau commandement: la générosité

Ce dont il est question dans ce passage de Matthieu que la liturgie nous fait entendre le mercredi des Cendres est une ouverture de nos vies sur notre identité profonde. Nous sommes des êtres de partage, de générosité, l’autre nom de l’aumône.

Sur la montagne, Jésus dessine le contour de notre identité. Il dicte un nouveau paradigme à la vie : la générosité. Le baptême invite à naître à un nouveau rapport au monde et aux autres, à un changement de paradigme (ou de logiciel) pour un devenir qui n’est pas repliement sur soi ni sauvegarde de nos biens.

2020-A-Mt 5, 33-37 - samedi 10e semaine ordinaire- petit virus

Je suis toujours étonné, voire émerveillé, de comprendre que Jésus nous propose quelque chose de plus élevé que de faire serment comme on le dit sur la tête de ma mère. Le discours sur la montagne en entier incite à pratiquer la justice, à aimer la solidarité, à s’occuper des autres, à ne pas leur donner le dos, à favoriser une cohésion sociale et un environnement fraternel. Jésus pose une question toujours actuelle : les autres ont-ils une place dans ma vie ? Il éveille à quelque chose de plus que de tout relier à soi ou de vivre les yeux levés au ciel.

2020-A-Mt 5, 17-19 - mercredi 10e semaine ordinaire- humain d'abord

Cette page de Matthieu pose la question de la légitimité de Jésus. Qui est ce Nazaréen ? D’où vient-il? Quelle est son origine ? De quelle école sort-il pour parler comme il le fait ? D’où tire-t-il son autorité, ce moi, je vous dis ?

Les évangélistes ne parlent pas de la vie intérieure de Jésus. D’ailleurs, Jésus lui-même n’en fait pas mention. Homme simple, Jésus ne s’attribue pas les titres de maître, de rabbi, de Messie, de fils de l’homme. Ce sont là des titres post mortem qui lui ont été attribués par ses disciples.

2020-A-Mc 12, 38-44 - samedi 9e semaine ordinaire - anticorps de solidarité

Quand je lis ce passage, je ne peux m’empêcher de songer à la deuxième tentation de Jésus au désert. Donne-toi de l’importance; donne-toi le pouvoir que tu ambitionnes; donne-toi la gloire de la première place, demande le tentateur à Jésus. Une condition : sois en adoration devant toi.

Jésus refuse cette autosuffisance[1]. Il n’éprouve aucun besoin de s’autoproclamer. Pour lui, être dans le Père (cf. Jn 14, 9) était quelque chose de plus fort que de se voir assis sur un trône qui finirait par disparaître.

2020-A- Mc 12, 18-27 -mercredi 9e semaine ordinaire- marcher ou s'arrêter

Le philosophe Emmanuel Levinas fait remarquer qu’il y a deux grandes conceptions de l’existence humaine : celle de l’Antiquité symbolisée par Ulysse qui après bien des pérégrinations, revient au point de départ et celle représentée par Abraham qui marche vers un ailleurs dont il ne connait pas l’endroit. Quitte ton pays et va vers le pays que je t’indiquerai (Gn 12, 1). Abraham se mit en route comme s’il voyait l’invisible (He 11, 27). L’itinéraire chrétien retient cette option de sortir et de se tenir en état de marche.

2020-A- Jn 21, 20-25 -samedi 7e semaine de Pâques- Dieu a-t-il des préférences ?

J’ignore les émotions que Pierre vivait quand il a demandé à Jésus et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il? La scène laisse faussement entendre qu’il est un peu jaloux de la place qu’occupe Jean dans le cœur de Jésus. Pierre verbalise son monde intérieur. Il se demande comment être un disciple bien-aimé. Son ami Jean est-il le seul vrai préféré de Jésus ? Jésus l’aime-t-il plus que les autres en insinuant qu’il ne mourra pas ? En conclusion des quatre récits évangéliques, cette question n’est pas anodine.

2020-A-Jn 17, 11b-19 -mercredi 7e semaine de Pâques- déménageons chez Dieu

Joie. C’est la dernière parole de Jésus à ses apôtres. En nous quittant, Jésus nous montre le chemin de sa prière. Le chemin de toute prière. Ce chemin est celui de la joie de nous savoir un avec son Père comme lui est un dans le Père. Sa prière nous fait vivre un grand déménagement. Désormais, nous habitons dans le Père. Dans sa prière, Jésus nous offre un choix de vie : le pari de la vie, de la joie qui est ouverture à Dieu, aux autres ou le fait de rester dans nos tombeaux les yeux fixés sur nos confinements, nos tristesses, nos soucis, nos complaintes, nos attachements déraisonnables à nos biens.

2020-A-Jn 16, 23b-28- samedi 6e semaine de Pâques- heureux départ

Durant la semaine où nous célébrons l’Ascension, la liturgie nous invite à entrer dans la vie divine, à entrer dans une relation d’union au Christ. En s’élevant vers le Père, Jésus nous entraîne avec lui dans son intimité. Pour nous expliquer cela, Jean donne l’exemple de la vigne (Jn 15, 1-10), élément central dans le discours d’adieu de Jésus.

Désormais et pour toujours, tout repose sur la profondeur de notre union à Jésus, sur notre attachement à la vigne. Je suis la vigne. Vous êtes les sarments. Cela veut dire que nous faisons partie de la vigne. Circule en nous, en nos veines, la même sève quand dans le cep. Ensemble, Jésus et nous, nous formons un seul vivant.

2020-A-Jn 16, 12-15 - mercredi 6e semaine de Pâques- annoncer un Dieu inconnu

Cette page des Actes relatant l’arrivée de Paul à Athènes elle est très actuelle. Il se sait un étranger venant d’une autre culture et parlant une autre langue. Une grande question l’habite : comment une parole venant de Jérusalem peut-elle s’insérer dans une culture étrangère ? Comment lui, étranger, parlant une langue étrangère peut-il irriguer, infuser l’évangile dans la culture de l’Aréopage?

2020-A-Jn 15, 18-21 samedi 5e semaine de Pâques - appartenir à Dieu

Pour ceux qui en doutaient, il se dégage de la première lecture un tableau très vivant de l’Église primitive. Nous y voyons que l’évangélisation repose sur des personnes. À l’époque des Actes, l’annonce de Jésus est liée à l’histoire personnelle et fascinante de témoins et non sur des structures presque inexistantes. Les Actes donnent une large part à la figure de Paul. Elle est centrale. Ils présentent aussi d’autres figures comme Barnabé qui fut un intermédiaire auprès des apôtres qui s’interrogeaient sur sa soudaine conversion. Les deux forment une formidable équipe.

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