Vous êtes ici

Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Année a

2010-A -Mtt 8, 5-11 - Lundi 1e semaine Avent- le centurion romain

Il y a chez le centurion le pressentiment que Dieu n'habite que là où il n'y a que de la perfection. Que de la sainteté. Le centurion intuitionne de se trouver devant le mystère de la grandeur de Dieu, le mystère du Verbe fait chair, ce Verbe qui s'est abrégé (Origène, in Verbum Domini, # 15). Ne viens pas chez moi, je ne suis pas beau.

2010 - A- Lc 5, 17-20 Lundi 2e semaine avent -: que voyons-nous dans cette scène du paralysé passant par le toit?

Jésus est venu habiter en nous. Il s'est fait fils d'homme pour nous habituer à recevoir Dieu et pour habituer Dieu à habiter en nous (Saint Irénée de Lyon, vers 130-208). Mais, et les textes entendus nous le confirment, nombreux sont les obstacles à nous habituer à vivre avec Dieu en nous : mains défaillantes, genoux qui fléchissent, porte inaccessible, cohue de la foule. Isaïe a cette délicatesse de nous préciser que c'est non pas un messager ni un ange, [mais] le Seigneur lui-même [qui] viendra nous les enlever, nous en délivrer (Is 69,3).

2010-A-Mtt 21, 23-27 Lundi 3e semaine Avent -: annoncer Noël avec autorité.

Ce Jésus, vérité pour les chercheurs de sens, ce Jésus, route pour les égarés, ce Jésus, vie pour ceux qui vivent sans vie, ce Jésus, sagesse pour les aveuglés par l'éphémère éblouissement des choses d'en bas, ce Jésus, remède pour les malades, nourriture pour les chercheurs d'un vrai pain, par quelle autorité se présente-t-il ainsi ?

2010-C -Mc 10, 17-27 Lundi 8e semaine ordinaire - que dois-je faire pour avoir la vie éternelle?

Béni soit Dieu. Dans sa grande miséricorde, il nous a fait renaître […] et cet héritage nous est réservé (1 Pi 1 2). L’héritage qui nous est réservé, c’est ce troisième jour du monde. Antoine de Padoue disait que le premier jour [du monde] fut l'Incarnation du Christ; le deuxième fut sa Passion et que le troisième, c'est la mission du Saint Esprit.

2010-C-Jn 10, 31-42 -Vendredi 5e semaine Carême - Dieu a goûté la mort

Tout au long de cette semaine, Jésus nous a montré sa foi (Jc 2, 18). À quoi aurait pu servir à Jésus de révéler son identité de Fils du Père s’il n’accomplit pas les œuvres du Père? En réponse à leur demande de dire une fois pour toute qui il est, Jésus leur a montré son enracinement dans le Père. À ses détracteurs, Jésus n’a pas craint d’affirmer son identité divine. Réponse : tu mérites la mort. Tu n’es qu’un homme et tu prétends être Dieu (Jn 10, 33).

2009 -A - Mc 9, 33-37 -Funérailles d'une religieuse contemplative-- choisie pour servir en sa présence

À la veille de sa Passion, Jésus a légué en actes et en vérité deux gestes qu’Il a explicitement demandé à ses disciples de « faire » au sens fort du mot : l’un à son exemple, «Je vous ai donné l’exemple». C’est celui du lavement des pieds, le service par en bas ; l’autre en mémoire de lui, «Faites cela en mémoire de moi ». C’est celui de l’eucharistie, le service par en haut.

2008-A :Mc 12 28v-34- Vendredi 3e semaine Carême - recevoir le don de la soif d’aimer

« Si vous deviez écrit Mère Térésa dans son testament spirituel, retenir une seule chose de cette lettre, c’est ceci : « j’ai soif » est une parole beaucoup plus profonde que si Jésus avait simplement dit « je vous aime ».Elle ajoute : « tant que vous ne saurez pas, de façon très intime, que Jésus a soif de vous, il vous sera impossible de savoir ce qu’il veut être pour vous ; ni ce qu’il veut que vous soyez pour lui ».

2008 -A- Lc 5, 12-16 Vendredi 2e semaine Noël - le lépreux purifié

Ému de compassion, Jésus étendit la main, le toucha. Ému par une immense compassion, François, par un baiser, geste inconcevable s’il en est un, laissa voir sa folie de vivre littéralement le saint évangile. Ce toucher de Jésus comme ce baiser de François demeure aujourd’hui comme il l’était hier, une folie à nos yeux. Pour Jésus comme pour François, osons le dire, le lépreux était si beau, qu’il a touché leur cœur. Le lépreux était si sincère dans son regard qu’il a « provoqué » un geste inouï d’audace qui ne pouvait passer inaperçu. En s’approchant de Jésus, le lépreux était déjà sauvé en espérance. Et le lépreux, quant à lui, ne pouvait pas contenir sa langue. Ne pouvait pas respecter l’ordonnance du silence.

2008- A-Lc 18, 35-43-Lundi 33e semaine ordinaire -« Que veux-tu ? »

Il y a la cécité de la vue. Il y a la cécité de la vie. Nous reconnaissons facilement l’aveugle sur nos chemins, à leur canne blanche. Nous avons plus de difficulté à reconnaître nos « aveuglements ». Que nous sommes des « aveuglés » quand nous refusons de reconnaître que nous vivons, pour citer le poète, comme des « endieusés » tout obnubilés par la « révérence » pour nos personnes! Des « endieusés » qui craignent d’avoir toujours « moins de moi en tout » (Mère Térésa). Des « endieusés » qui appréhendent une perte de leur pouvoir de manipulation de l’autre. L’évangile vient de nous dire qu’il faut soigner nos yeux. Nos yeux du cœur.

2008-A - Mt 25, 31-46- Christ-roi

Ce n’est pourtant pas la majesté, la puissance, la domination que cette solennité veut célébrer. « J’irai moi-même à la recherche de mes brebis et je veillerai sur elles » (1re lecture).

Même si le langage des textes que nous venons d’entendre, est issu d’une autre époque, même si l’image d’un Dieu tout-puissant, trônant « sur son trône de gloire », utilisant son « pouvoir royal » (2e lecture) pour séparer les « brebis des chèvres », nous rebute, il faut l’avouer, cette image du Dieu du jugement dernier est bien vivante dans nos mémoires.

Pages

S'abonner à Année a