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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Ordinaire

2022-C-Mc 3, 1-6 -mercredi de la deuxième semaine ORDINAIRE -créer de l'espoir

Chaque page de l’Écriture et celle-ci ne fait pas exception, crée de l’espoir. Tout au long de son évangile, Marc présente un Jésus poète de l’espoir[1] qui a le courage de créer de l’espoir, là où n’apparaissent que mise au rebut et exclusion. Devant les membres de mouvements populaires, le pape fait une lecture de l’agir de Jésus. Il relève. Il guérit. Il rêve d’une terre où l’on cesse d'exploiter les gens qui se tiennent hors du temple pour favoriser ceux du Temple. En agissant un jour de sabbat, Jésus annule toute distance entre le sacré et le profane, le pur et l’impur. Il nous trace un chemin. Il nous veut samaritains collectifs (Pape François).

2022-C-Mc 3, 20-21- samedi de la deuxième semaine ORDINAIRE- l'autre voix

Jésus ne passe pas inaperçu. Quand il s’arrête quelque part, on accourt vers lui. Chaque épisode des évangiles nous présente un Jésus qui se fait proche des gens qu’il croise sur son chemin. C’est sa préoccupation première. Son environnement est loin d’être pacifique. Il y a des sadducéens, des pharisiens, des esséniens, des zélotes, des baptistes qui se disputent une « clientèle ». Un petit groupe détient tous les pouvoirs. L’occupant romain impose des impôts qui écrasent les gens, les leaders religieux répriment au nom de la loi les « distants ».

2021-B-Lc 21, 34-36 - samedi de la 34e semaine du temps ORDINAIRE- la vraie vie

Éveille-toi… et le Christ t’illuminera (Cf. Ep. 5, 14). C’est une parole de résurrection que nous adresse la liturgie au dernier jour de l’année liturgique. Chaque jour, il faut renouveler notre regard si l’on veut embrasser l’avenir. Chaque jour, l’éveilleur Jésus nous invite à relever la tête, à garder nos lampes allumées, à veiller (Lc 12, 35). Éveil permanent, toujours à activer. Chaque jour, nous avons besoin d’être réveillés par le bruit que fait le chantier de Dieu ; d’être réveillés pour aller jusqu’au fond de nous-mêmes, de rester les yeux ouverts sur ce que nous vivons, sur ce qui nous entoure. Tout est lié (no 70, 91, 92, 117, 120, 138, 142, etc.). Mission plus que jamais d’actualité.

2021-B-Lc 21, 12-19- mercredi de la 34e semaine du temps ORDINAIRE- à cause de LUI.

Ce n’est pas croire en Jésus qui nous vaut d’être méprisé, regardé de travers. C’est notre engagement à vivre comme Jésus, en défenseur des exclus, qui nous vaut d’être honnis. Déjà en 1961, Maurice Zundel affirmait que croire en Dieu peut n’engager à rien. Mais croire en l’homme engage tout. Si nous allons au bout de cette affirmation, si, du moins nous essayons de la vivre, si je crois vraiment en l'homme, croire en Dieu va de soi puisque la grandeur humaine est toujours finalement une transparence à Dieu.

2021-B-Lc 20, 27-40- samedi de la 33e semaine du temps ORDINAIRE- sept frères

Il faudrait se demander si les sept frères avaient bien compris ce qu’est la résurrection. À bien lire la description qu’en fait Luc, nous saisissons un appel à passer de la mythologie à la foi. Les sept frères partageaient une nébuleuse croyance qui allait engendrer une guerre en eux et entre eux. De qui est-elle l’épouse fait surgir une autre question : en quoi ces sept frères croyaient-ils ? Dit autrement : qu’advient-il après la mort ?

2021-B-Lc 19, 11-28 - mercredi de la 33e semaine du temps ORDINAIRE- risquer pour vivre

Nous favorisons tous à des degrés divers le protectionnisme qui consiste à se protéger contre des envahisseurs aux aguets. Son effet négatif est de nuire aux autres. L’incontournable message de cette parabole est sans équivoque : pour ne pas mourir, il faut risquer. Refuser le risque, c’est la mort. La fécondité est le fruit du risque. À lire cette parabole, celle des talents (Cf. Mt 25, 14-30), celle du semeur (Cf. Marc 4,1-20), il s’en dégage que le principe de précaution ne porte pas la signature Jésus-Christ tant le risque apparaît inséparable de sa vie.

2021-B-Mc 13, 24-32- dimanche de la 33e semaine du temps ORDINAIRE- perce-neige demandée

Se termine la COP 26 où il a été abondamment question de l’effondrement de la maison commune. Nous sommes entourés de collapsologie, de scènes d’effondrement, de bouleversements atmosphériques, de migrants pour qui le soleil s’obscurcit, la lune dans leur nuit ne brille plus, leurs rêves se sont évanouis. Mais les signes de désespoir ne sont pas toujours visibles. Quelqu’un m’annonçait récemment la mort d’un père de trois jeunes enfants qui s’était pendu dans son garage. Personne n’avait vu ou entrevu son désespoir.

2021-B-Lc 18, 1-8 - samedi de la 32e semaine du temps ORDINAIRE- regarder en avant

Comprenons bien. Il ne s’agit pas ici d’une tentative pour amener Dieu à faire nos volontés. Combien de personnes disent ne plus croire en Dieu parce qu’il ne leur a pas accordé ce qu’elles demandent. Une telle perception du sens de la prière entraine une fausse image de Dieu, celle de quelqu’un qui détient les clés de tous nos problèmes. Dieu ne s’achète pas et nos cris ne sont pas des moyens pour faire plier Dieu. Le risque est réel de comprendre cette parabole à l’envers. Elle pose la question de notre image de Dieu. Mal comprise, cette parabole nous déresponsabilise.

2021-B-Lc 17, 11-19- mercredi de la 32e semaine du temps ORDINAIRE- pouvoir de la gratitude

Vous l’ignorez sans doute, il existe aux États-Unis des laboratoires qui étudient les circonstances et les conséquences de la gratitude. La première conséquence, rapporte-t-on, est que la gratitude est le carburant de nos relations aux autres. Elle naît d’événements hors de nous. Elle ouvre sur l’émerveillement des petites choses anodines, une température agréable, une levée du jour magnifique, l’arrivée à l’heure, etc. Elle fait se sentir plus heureux, plus relié aux autres, plus vivants.

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