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2026-A-Mt 18, 15-20 - dimanche de la 23e semaine ORDINAIRE- un mandat universel.

Année A : dimanche de la 23e semaine ORDINAIRE (litao23d.26)
Mt 18, 15-20 :  un mandat universel.

Où est ton frère ? (Gn 4,9). Une question vocation. Une question règle de vie. Un appel à se donner de nouveaux yeux. Dieu ne se venge pas de Caïn. Il lui pose une question qui résonne encore aujourd’hui. Devant ce geste de Caïn, Dieu ne lui a pas adressé un langage fratricide, mais un langage fraternel, celui de la bienveillance mutuelle. Vous trahissez et blasphémez. Si le Christ avait vécu comme vous, qui serait sauvé ? (Luther).  Voyez comme il est bon d’habiter ensemble, tous en frères (Ps 133, 1). Dieu ne nous demande pas de réussir, mais de travailler à élimi-ner le mépris, la haine entre nous.

Jésus a « travaillé » fort pour éveiller les gens à bien vivre ensemble dans la diversité, pour unir les enfants de Dieu dispersés (Jn 11,52). Tellement engagé à promouvoir l’égalité, un vivre ensemble respectueux et à servir les humains qu’il y a laissé sa peau. Le défi est de taille. Il ne faut jamais baisser les bras devant l’appel à bien vivre ensemble. Comment s’est-il pris ? Au lieu de s’empresser à colporter la nouvelle, à faire du commérage, plutôt que de parler dans le dos des gens, il invite à se parler plus que face à face. À se réconcilier. Cela se nomme aujourd’hui la péda-gogie de la médiation que notre gouvernement impose en cas de divorce.

La première attitude de Dieu, de l’Innommable ou de l’Être suprême, disons-nous aujourd’hui, est un appel à valori-ser de bonne relation entre nous. À bâtir une magnifique humanité. Aucunement question de faire la morale à Caïn. Aucunement question de partir en guerre contre lui. Aucunement question d’orthodoxie religieuse, seulement bâtir une fraternité radicale. À retrouver nos origines. Nous sommes de la race de Dieu (Ac 17, 29).

C’est humain de tomber. C’est humain de se relever, de s’amender. Jésus a « ressuscité », réanimé par sa capacité à se faire amis de tout le monde, l’appel à devenir fraternel, ami. Vous êtes mes amis (Jn 15,14). Sa vie est un puissant pilier pour l’arrivée d’une « religion », une société fraternelle qu’il appelle son royaume. Va trouver ton frère exige de faire taire en nous – colère, rancune, haine, etc., autant d’émotions qui nous empêchent de l’écouter. L’autre qui qu’il soit est la voix blessée de Jésus.

Le défi chrétien n’est pas d’assurer son salut, mais de nous sortir d’une vie fratricide en tissant des liens pas seule-ment avec ceux et celles du même sang que nous, mais même avec des étrangers. Jésus s’est fait le promoteur de l’amitié. Il vit une grande intensité de communion même avec des gens pas gentils. Il n’y a aucun intérêt à montrer les gens du doigt.

Nous sommes, pour citer une poétesse, différent comme deux gouttes d’eau. Il n’y a pas deux gouttes d’eau pareil. Il n’y a pas de jumeaux vraiment authentiques par le cœur. Jésus vit la même intensité avec tout le monde. Avec Ma-rie-Madeleine. Avec le Centurion. Avec Pierre et tant d’autres. Il est notre paix (Ep 2, 14).  

Nous pratiquons depuis toujours la religion pour « aller au ciel ». L’attitude du Dieu de la genèse, assumée par Jésus, est de nous envoyer pratiquer la religion de la fraternité. Aucun croyant ni aucun athée ne peuvent signer parfaitement l’appel à développer cette magnifique humanité, celle d’offrir une parole qui guérit, pour gagner un frère plutôt qu’une parole qui le tue.

Aujourd’hui nous sommes voisins, non fraternels (Enc. Caritas Veritate # 19). Dans sa lettre signée avec le chef mu-sulman Abou Dhabi, le pape François écrit Dieu ne veut pas que son nom soit utilisé pour terroriser les gens. 

La demande de Paul aux Romains est-elle entendue ? N’ayez de dette envers personne, sauf cette de l’amour (Rm 13, 8). L’amour ne fait rien de mal au prochain (v.11) Paul débute sa lettre aux Corinthiens en exprimant que Dieu ne l’a pas envoyé baptiser, mais annoncer l’Évangile (1 Co 1, 17).  J’ai fait de toi un guetteur dans la maison d’Israël (Ez 33,7).

Je conclus. La communauté dont parle l’évangile, c'est l'Église qui prend le visage de Jésus alors que bien souvent elle ne prend que sa parole (Gurg Hening). Retenons ce dicton populaire. Montre-moi comment tu vis et tu me montreras ta foi.
 

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Date: 
Vendredi, 4 septembre, 2026

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