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2018-C-Lc 1, 5-25- mercredi 3e semaine AVENT- être des familiers de Dieu

Année C : mercredi de la 3e semaine de l’avent (litca03me.18)

Lc 1, 5-25 : devenir des familiers de Jésus

Nous venons d’entendre la première description officielle de qui sera Jean Baptiste : rempli de l’Esprit saint, il marchera en présence du Seigneur. Les actions de Jean-Baptiste et le baptême qu’il administrait ne le font pas grandir. Jean-Baptiste est grand parce qu’il marche en présence du Seigneur. Il est grand parce qu’il vit immergé en Dieu. Il marche, vit, agit en présence du Seigneur. Il ne se demande pas chaque matin au réveil ce qu’il doit faire, il contemple plutôt comment tout au long de la journée, il va rencontrer son Dieu. Comment il va demeurer en présence de Dieu.

Sa perspective de vivre sa journée dans une grande familiarité avec Jésus, voilà ce qui le rend grand. Au sortir du désert, il se présente, sans l’exprimer clairement, comme une aube nouvelle, une aube qui transparait dans sa rencontre avec Jésus lui demandant le baptême.

Jean-Baptiste a une forte conscience qu’il vit quelque chose de grand et d’unique. Il a autre chose à faire que de s’excuser comme les invités de la parabole (cf. Mt 22, 1-10). Sa grande familiarité avec Jésus  commence dès le sein de sa mère. Là, il expérimente l’immense amour que Jésus lui porte. Sans cet amour, il n’aurait pas été le plus grand des enfants des hommes.

Pour lui, cette familiarité avec Jésus, cette «demeurance» en Jésus, son immersion en lui n’est pas quelque chose d’abstrait ou de théorique, un concept détaché de son quotidien. Plus il s’enfonce en cette présence qui lui est familière, plus il vit. Plus il grandit. Plus il devient grand. Il vit dans le Christ, demeure dans le Christ. Il ne préfère rien d’autre que de montrer Jésus, ce qui ne l’a pas empêché dans sa prison de se questionner sur ce qu’il entendait.

Pour décrire cette familiarité avec Jésus, nos mots humains ne peuvent en traduire sa profondeur. Un exemple peut nous en faire soupçonner ce que signifiait pour Jean-Baptiste cette familiarité. La vie de Jean-Baptiste peut être comparée à celle d’un poisson, qui, plus il s’enfonce dans les eaux, plus il vit.

Questions : sommes-nous impressionnés par cette grande familiarité de Jean-Baptiste, qui a été révélée par l’ange à Zacharie; ou portons-nous davantage nos regards sur l’incrédulité de Zacharie ? Comment vivons-nous cette familiarité avec Jésus ? Sommes-nous plus préoccupés, affairés à préparer Noël, qu’à goûter cette familiarité ?

Homme de prière, d’une grande familiarité avec le Dieu de sa foi, Zacharie, époux d'Élizabeth, comme chacun d’entre nous, avait peine à dépasser ce regard tout humain sur ce qui lui arrive au moment se son service du culte devant Dieu. Cela interroge sa foi. Tout ce qu’il entend, ta prière a été exaucée, est tellement invraisemblable qu’il demande un signe. Demande très humaine, parce que ce qu'il entend est incroyable.

Ce qui est incroyable pour cet homme de prière, qui vit dans l’attente d’un libérateur, fut de s’entendre dire que Dieu utilise sa personne pour réaliser sa promesse. Tu lui donneras le nom de Jean. Dieu utilise un chemin incroyable, presque absurde, pour se faire connaître à nous.  Dieu s’est fait homme, il est venu dans le monde pour nous permettre d’être familiers de sa vie, des invités à sa table, disons-nous. La gloire de Dieu, dira saint Jean, c’est de nous voir des familiers de sa vie.  De nous voir participants de sa divinité (2 Pi 1, 4).

En ces derniers jours avant Noël, il est juste et bon, nécessaire aussi, de prendre le temps de réaliser que Noël n’est pas seulement une bonne réponse à donner aux chercheurs de sens, mais surtout une bonne nouvelle, celle d’un Dieu qui se fait notre familier. La vraie joie de Noël est de goûter à cette  familiarité qu’ont vécue Jean-Baptiste et Zacharie; de vivre notre quotidien en nous demandant, non ce que nous devons faire pour la maintenir, mais, dans chacune de nos rencontres, comment nourrir et maintenir bien vivante cette proximité.

Soyons ce signe merveilleux qui atteste que Jésus est bien vivant dans nos vies.  Alors les nations sauront que je suis le Seigneur – oracle du Seigneur Dieu – quand par vous je manifesterai ma sainteté à leurs yeux  (Ez 36, 23b). AMEN.

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Date: 
Jeudi, 1 novembre, 2018

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