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2014-A- Lc 11, 27-28- samedi 27e semaine ordinaire- heureux qui écoute Parole de Dieu

Année A: Samedi 27esemaine ordinaire (litao27s.14)

Luc 11, 27-28 : heureux qui écoute Parole de Dieu

Écouter et mettre en pratique. C'est simple, disait le pape François récemment. Une question surgit en moi : est-ce si simple que ça que d'écouter ?  Pas si simple que cela de saisir la bonne nouvelle dans ce qui est dit. Pas si simple que cela d'élargir notre regard jusqu'à percer la beauté qui se cache au-delà des mots entendus ?

Plus difficile que simple quand rien n'est particulièrement agréable à entendre. Plus difficile que simple que d'entrer en conversation avec quelqu'un dont la situation semble sans issue. Peu enviable. Plus difficile que simple surtout quand on attend de nous l'impossible «miracle». Et pourtant,  si nous savons écouter en profondeur, il y a dans toute parole entendue, toute conversation des pistes de salut. Des pistes de solution. Il y a dans toute conversation quelque chose qui peut changer une vie si on se demande qu'est-ce qu'on essaie de me dire ? 

Cet itinéraire très humain, c'est celui que nous propose l'Évangile. Qui sera celui de votre retraite qui vient. Luc a dit précédemment : Faites attention à la manière dont vous écoutez (Lc 8, 18). La meilleure façon d'entrer en conversation avec un texte est de l'écouter avec attention. Avec le cœur. Avec amour. L'évangile n'est pas seulement adressé à tous. C'est un texte écrit pour toi (Ps 40,8). Pour moi aujourd'hui. Alors il faut nous demander qu'est-ce que ce texte me dit ? 

Si nous approchons la parole de Dieu avec cette écoute attentive, avec cette particularité qu'elle s'adresse à moi, elle nous apparaîtra davantage dans toute sa profondeur. Elle nous séduira jusqu'à nous pousser à la faire connaître. Jusqu'à la sortir du silence du texte. Nous sommes les dépositaires d'une parole qui humanise, qui aide à mener une vie nouvelle. Il n'y a rien de mieux à communiquer que cela.

Lire sans écouter, nous place devant la parole de Dieu comme dans un désert où abonde la sécheresse. Impossible d'élargir notre regard pour atteindre la profondeur de ce qui est proclamé. Écouter pour méditer sur ce que nous en comprenons afin que la Parole devienne partie intégrante de notre vie concrète. Écouter pour demeurer dans l'héritage du Seigneur (Si 24,12) en mettant la parole en pratique (Lc 8, 21).

Sans écoute, nous risquons de falsifier la parole. Notre parole sur la parole ne sert à rien. Elle devient sans valeur.  Elle ne touche pas les cœurs. Ne les transforme pas. C'est du pur verbiage. Nous sommes parfois plus occupés à organiser, planifier, plutôt qu'à écouter en profondeur, qu'à être attentifs aux personnes.

Regardons comment Jésus a agi. Au retour des disciples qu'il avait envoyé de villages en villages, il les a amenés à l'écart pour mieux écouter avec joie lui raconter leur vécu (cf. Mc 6, 31). C'est en écoutant d'abord assis aux tables, spécialement celles des contestataires, des opposants à sa personne, que Jésus a «contemplé» la réponse à donner. Une conversation sans contemplation de ce que nous avons écouté, ne portera pas de fruit.

Heureux ceux qui écoutent. C'est le chemin pour entrer dans la beauté de celui qui nous parle. Pour montrer aussi à l'autre sa beauté profonde souvent cachée par les aléatoires de la vie. Aucunement question d'avoir une baquette magique pour comprendre l'autre, écouter, entrer dans les mots, en est le chemin. Si urgence il y a, s'il y a une priorité «prioritaire» c'est bien celle d'entreprendre le chemin vers soi-même, là où conduit l'écoute de la parole de Dieu.

Dans une homélie attribuée à Saint Augustin, il est écrit : ma joie est sans mélange quand je suis au rang des auditeurs ; ma joie est sans mélange quand j'écoute, et non quand je parle. C’est alors que je goûte la parole en toute sûreté ; ma satisfaction n'est pas menacée par la vaine gloire. Quand on est assis sur la pierre solide de la vérité, comment redouterait-on le précipice de l'orgueil ? J’écouterai, dit le psalmiste, et tu me rempliras de joie et d'allégresse (Ps 50,10). Je ne suis donc jamais plus joyeux que lorsque j'écoute ; c'est notre rôle d'auditeur qui nous maintient dans une attitude d'humilité. AMEN.

 

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Date: 
Mercredi, 1 octobre, 2014

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