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2008-A- Lc 12,54-59-Vendredi 29e semaine ordinaire - Éph 4,1-6 : le jugement est proche;

Année A : Vendredi de la 29e semaine ordinaire (litao29v.08)
Lc 12,54-59 ; Éph 4,1-6 : le jugement est proche;
  
Quand nous regardons les perturbations des marchés boursiers de la planète, il n’y a aucune difficulté à percevoir que les temps sont incertains.  L’amoncellement de ces nuages est  tel qu’aucun expert sérieux ne va risquer d’en prédire les impacts social, économique et international. Il pousse les gouvernements de la planète à unifier leurs stratégies et interventions dans l’espoir d’atténuer l’impact de cette débandade unique dans l’histoire.   «Lorsque vous voyez un nuage se lever vous dites bientôt que la pluie vient et cela arrivera»

En regard de notre foi, nous voyons aussi beaucoup de nuages assombrir nos vues et nos vies. «Certains n’y voient que ruines et calaminés», disait Jean XXIII. «D’autres donnent dans le piège comme des insensés» (Jean-Pierre de Caussade). Pascal écrivait dans ses Pensées qu’il avait découvert que tout malheur vient d’une seule chose, ne pas savoir voir. Ce qui nous est plus difficile, c’est de reconnaître que la foi nous offre à projeter  «sur ce temps où nous sommes»,  une lumière qui nous fait anticiper pour demain qui est du déjà présent,  une grande fête nuptiale… toujours prête. «Si nous sommes vigilants, le Maitre à son retour» (Évangile Luc 12, 39-48) nous fera entendre que ce temps ouvre sur des mots inimaginables : «Heureux les invités au repas du Seigneur». 

Nous avons peine à lire les signes, à voir cette multitude, «cette foule immense» qui travaille à éveiller à la foi malgré les défis énormes et épuisants rencontrés. Nous sommes vacillants à percevoir que nous sommes des invités à une grande fête de la vie sans fin. À y croire aussi.  Nous avons du mal à entendre les chants et les rires, à voir la joie qui habitent les invités à l’eucharistie sans fin. Face à ce monde, nous vivons dans l’ombre de la vérité. «Notre connaissance est partielle » (1Co 13,9). « Cette ombre n'a donc rien de méprisable puisque c'est la puissance du Très-Haut qui la projette » (Saint Bernard).  Nous n’arrivons pas à franchir le mystère de notre destinée qui est identique à Celui du Fils de l’homme.  Parce que nous avons peine à percevoir, à extraire toute la beauté que clame notre foi, nous nous attachons aux convoitises terrestres, nous soupirons après eux aussi.

Ce monde, ce nouveau monde que Dieu nous offre en héritage et qui déjà surgit parmi nous, en nous, nous n’arrivons pas à le percevoir comme un événement, comme l’Événement culminant de notre histoire humaine et collective. Nous n’arrivons pas à le percevoir, parce ce monde là, cet Événement là, se réalisera, hors du temps, d’une manière qui lui est à la fois unique et indescriptible. 

Devant ce monde, qui est un aussi le but de toute vie, devant ce monde qu’il faut plus que désirer, une question surgit, celle qui a été posée à Jésus lui-même : «que dois-je faire»  pour le posséder, a demandé le jeune homme (Mc 10, 17-34)?  Luc nous suggère ce matin pour le «posséder», une manière de vie ensemble qui est autre qu’une guerre mutuelle.  Son profil est clairement identifié par Paul qui nous dit dans la première lecture qu’il s’agit d’être capable de nous supporter, de garder à cœur l’unité, d’avoir beaucoup de douceur, de patience entre nous. Ailleurs, ce même Paul parle de ce monde «comme d’une course en avant oubliant tout ce qui est derrière».

Saintes femmes, nous sommes en présence de paroles pleines de sagesse : nos vies ont un sens à la fois  personnel, collectif.  Nous avançons vers  un accomplissement. Nous allons, comme le dit Paul, vers «le moment où les temps seront accomplis (Ep 1, 9). Mais cette direction naît d’un regard contemplatif sur les événements, sur nos nuages afin d’y «reconnaître le moment où nous sommes».
       
À votre contemplation : aujourd'hui, la Parole de Dieu murmure doucement à nos oreilles de ne pas nous fier à ce que nous voyons, de ne pas partager l'incrédulité générale, de ne pas nous laisser entraîner par la non-espérance. Il faut, avec l’audace de la foi, percer les nuages,  en «prenant garde, en veillant et priant» (Lc 21,36). «Nous attentons ta venue dans la gloire».  Ces textes aujourd’hui nous offrent un murmure plein de douceur. Il ne s’agit pas seulement de croire, comme l’exprime Luc Plamondon, que «les nuages n’empêchent pas le soleil de briller», mais de veiller à ce qu’il brille dans nos vies.  Que ce pain transforme maintenant notre quotidien en une fête nuptiale. AMEN.

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Date: 
septembre, 2008

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