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2005-A Mc 2, 1-12-Vendredi 1e semaine ordinaire- faire voir plus "rien de pareil "

Année A : vendredi de la 1 ière semaine du temps ordinaire (litao01v.05)

Mc 2, 1-12 faire voir plus "rien de pareil " pardon des péchés et guérison d'un paralyse

Heb, 4,1-5.11 entrer dans son repos

Il a plu a Dieu de nous faire connaître le mystère de sa volonté. De nous faire connaître que nous avons accès au Père, que nous pouvons devenir éternel disait une préface de NOEL, participants de sa déité. Il a plu a Dieu de nous faire " entrer dans le lieu de son repos " et ajoute l'épître aux Hébreux " cette promesse demeure.. pour ceux qui la reçoivent avec foi " . Tout est dit. Pour entendre cette parole-promesse, cette parole-repos, pour que nos yeux soient capables " de ne rien voir de pareil " , il nous faut être "porté" vers Dieu par des hommes et femmes de foi. " Voyant leur foi " . Il s'agit de la foi des porteurs et non celle du paralysé. Personne ne va à Dieu tout seul.

Une telle invitation d'entrer de son repos faisait dire à Charles de Foucauld: " que vous êtes bon mon Dieu de nous faire du bien au prix de tant de souffrances et de peines". " Il a plu à Dieu, dans sa bonté et sa sagesse", dit la constitution sur la Parole de Dieu "de se révéler lui-même et de faire connaître le mystère de sa volonté : par le Christ, Verbe fait chair, nous avons accès auprès du Père, et devenons participants de la nature divine".

Le signe de cette " entrée dans le repos " nous est donné à voir dans cette compassion humainement inimaginable de Jésus à relever le paralytique de ce qui le paralyse: ses fautes. Signe inaugurant une création nouvelle. Signe anticipation de la re-création achevée. Signe qui conduit à la racine de l'immobilité qu'est le plus noir des mystères: celui du "Mauvais" qui paralyse, qui empêche de nous "lever et de marcher " . Devant ce signe, la réaction des gens ne devrait pas nous étonner. "C'est quoi ton problème, pour qui te prends tu ?".

En retour de nos fautes qui ne sont pas de tout repos, Jésus " qui connaît le secret des humains " (2 Ch6,30) , Jésus, ce Dieu " qui scrutes les cœurs et les reins " (Ps7,10) nous offre son repos qui passe par ces mots inimaginables : " tes péchés sont pardonnés ". Dit autrement:. Repose-toi en moi. En retour de nos fautes, Jésus nous offre aussi comme Église, comme croyant, comme moniale, à devenir co-responsable de tous les paralysés de notre monde jusqu'à les conduire vers Lui. " Si ton frère vient à pécher, va le trouver et reprends-le seul à seul…» (Mt.18 : 15)

C'est tout le programme pastoral de Jésus que nous fait voir Marc en ouvrant son Évangile. Le nôtre aussi. Au moment d'aller sur les routes de la Galilée des Nations, Jésus donne un SIGNE de son intimité, de son égalité avec le Père, de son DÉSIR de nous faire " entrer dans le lieu de son repos " . Cela passe par le " deuil joyeux " pour citer saint Jean Climaque, de l'abandon de nos fautes. C'est une peine qui engendre la joie. C'est un labeur qui nous fait entrer dans un mouvement de rédemption constant non seulement en nous mais dans le monde.

Contemplatives, arrachons-nous de cette recherche subtile de nos "moi", de nos intérêts personnels – ces toits qu'il faut ouvrir – jusqu'à descendre, nous retrouver en présence de Celui qui est parfait pour à notre tour être parfait, pour être parfaitement pardonné." Marche en ma présence et sois parfait " (Gn17,1s) Arrachons toute observance extérieure qui nous fait bien paraître mais qui sont sans effet pour notre vie spirituelle. Arrachons-nous de nos immobilités pour devenir SIGNE que nos vies sont réalisation de la PROMESSE DE DIEU. Et que cette promesse est vraie.

À votre contemplation: " Ce rien de pareil" , c'est à nous maintenant de le faire voir. C'est à nous d'avoir l'audace de "porter" à Jésus les paralysés du monde pour les faire entrer " dans un lieu de repos". D 'avoir l'audace de faire à entendre que " nous sommes fiancés pour toujours à lui ", qu'il veut nous épouser pour toujours. D'avoir l'audace de clamer cette folie inouïe, pour avoir le privilège de nous marier, Jésus ne regarde pas nos fautes mais notre foi à aller à sa rencontre. Oui " l'agneau de Dieu qui enlève les péchés du monde" (Jn1,29), tout ce qu'il fait est admirable. Puisse cette eucharistie nous unir tellement à Jésus dans la foi qu'elle éveillera les hommes et femmes d'ici à la joie de se faire dire : " tes péchés sont pardonnés " et devenir à notre tour "porteur" des blessés de la vie à Jésus. Ainsi se construit au quotidien l'incarnation rédemptrice du Règne de Jésus. AMEN

ACCUEIL :

"Nous ne sommes pas ici pour nous faire dorloter par le Christ mais pour mourir à toutes ses paralysies qui nous immobilisent sur la route vers Lui . Nous sommes ici pour " entrer dans le lieu de son repos et cette promesse demeure…

 
 

Évangile: 
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Épitres: 
Pérode: 
Date: 
Samedi, 1 janvier, 2005

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