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2003-B-Jn 19, 31-37- Sacré-coeur - un coeur ouvert

Année B : fête de Sacré Cœur (Sacré-cœur 03)

Jean 19,31-37, le cœur ouvert

Approchons-nous du Cœur de Dieu . Il nous faut savourer ces mots de l'invitation ouvrant les Laudes de ce jour. Avant d'être parole, dit le Père Thomas Philippe co-fondateur de l'Arche avec Jean Vanier ( il sait de quoi il parle ! ) - la personne humaine est un cœur . Ce cœur a un besoin incontournable d'aimer et d'entrer en relation avec les autres. N'est-ce pas la plus belle et profonde présentation que l'on peut faire de Jésus et qui a poussé dès le début de l'ère chrétienne des hommes et des femmes à contempler ce Cœur avant même d'entendre, d'en recevoir ses Paroles ?

Avant d'être Verbe, Jésus est un cœur ouvert. Un cœur fou d'aimer. Oui, approchons-nous du cœur de Dieu comme chemin pour nous ouvrir à sa Parole. Pour entrer dans son intimité. Si nous pouvions apprendre, à saisir toute la vie cachée dans ce cœur doux et humble! .

Le « cœur de Dieu » nous l'avons fêté lors de la Pentecôte, en nous émerveillant – un peu intellectuellement peut-être – du rôle de l'Esprit, Esprit « d'Amour » qui « se répand dans tout l'univers » et fait se comprendre les humains entre eux au-delà de leurs langues et de leurs oppositions naturelles.

Le « cœur de Dieu », huit jours plus tard, nous l'avons approcher dans la fête de la Ste Trinité. Un Dieu « famille », source de toute unité, gage de toute communion au sein de toute communauté ne se définit plus autrement que dans ce « Dieu Amour » si audacieusement lancé par Saint Jean !

Le « cœur de Dieu » s'est manifesté à nous dans la fête du Saint sacrement. Dieu donne –Dieu se donne. Dieu nous nourrit comme on nourrit un nouveau-né, en donnant de soi-même : célébration du Corps et du Sang du Christ. « Comment cet homme peut-il donner sa chair à manger »? « Prenez, mangez, buvez… Faites cela en mémoire de moi » ! Peut-on aller plus loin dans le Cœur de Dieu, quand il vient jusqu'à nous…..en nourriture ?

Question : à travers les fêtes des derniers jours, nous sommes-nous « approchés » du cœur de Dieu ? Du « Dieu-Cœur » ? Du Dieu « Cœur-Sacré » ? Oui, peut-être par une connaissance théologique ou dogmatique ! Il nous faut plus : établir un « cœur à cœur », avec celui qui après le 11 e siècle, les Saint Anselme (1103) les Bernard de Clairvaux (1153) les Bonaventure (1274) les Catherine de Sienne et puis à Paray le Monial, les Marguerite-Marie ont appelé « sacrement d'Amour ». C'est par ce cœur qu'il plaît à Dieu de se faire aimer, de rendre nos cœurs semblables au sien.

Pour la 1 ère fois dans sa longue histoire, l'Église, à la demande de Jean-Paul 11, profite de cette fête pour en faire une journée de sanctification des prêtres pour qu'ils développent dans leur vie une admiration eucharistique.

À votre contemplation, le cœur de Dieu s'est approché de nous en Jésus. Il s'est fait nourriture. Entre avec une grande dévotion dans le Cœur du Seigneur qui s'ouvre à toi; vénère-le de ton mieux, par lui offre tes efforts. Il est le réservoir de toutes grâces et la porte qui te fait accéder à Dieu et Dieu à toi (Lettre à un novice écrite par Dom Kalckbrenner 1590). Élevons nos cœurs jusqu'à devenir un seul cœur, un cœur à cœur pour que nos volontés soient unie au Cœur du Christ. Oui, en se perdant dans son cœur, nous nous retrouverons mieux dans le nôtre. AMEN

ACCUEIL  : « En se perdant dans son cœur, on se retrouve mieux dans le nôtre ». Ces mots de St Michel Garikoïts sont admirables. Faisons les nôtres pour que cette eucharistie soit un « cœur à cœur » avec Jésus

 

 
 

Évangile: 
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Date: 
juin, 2003

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