Vous êtes ici

Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

1998-C-Lc 19, 45-48-Vendredi 33e semaine ordinaire-mange le livre de la parole

Année C : Vendredi de la 33e semaine ordinaire (litco33v.98)Année C :

Lc 19 : 45-48 ma maison est une maison de prière

 Apocalypse 10:8-11 avalé le livre de la parole

Prends le livre et mange. Ce n’est pas écrit : Prends le livre et parle. Il nous faut digérer longuement la Parole de Dieu pour qu’elle puisse porter en nom du fruit, pour qu’elle devienne source d’une parole neuve. Manger le livre de la parole pour nous éviter cette image qu’offrait Catherine de Sienne dans dialogue : Tu sais que la chose vide résonne quand on la frappe mais ne résonne pas quand elle est pleine.

Manger le livre. Tout commence par là si nous voulons que la Parole de Dieu devienne notre parole, Il faut qu’elle naisse dans le tréfonds de nos personnes avant qu’elle devienne Parole de Vie. Qu’il est facile de parler de Dieu ! Combien plus difficile d’en vivre ! Notre monde a besoin de témoins non des parleurs, des beaux parleurs. Dans une lettre adressée à son nouvel archevêque, Thérèse d’Avila lui dit en faisant allusion à son immense tâche pastorale je désire tout de même que vous vous réserviez du temps, pour notre plus grand bien. (16 janv.1578, lt216).

G.Bernanos écrivait dans son Journal du Curé de Campagne :Un prêtre qui descend de la chair, content de lui-même, la bouche rouge par l’effort fourni et qui tends ses mains à tous les flatteurs qui le compliment, ce prêtre-là n’a pas remué son auditoire jusqu’aux entrailles ; ce prêtre-là a simplement ronronné.

Manger le livre, c’est risquer, comme Luc le rapporte ce matin, de prendre la route de Jérusalem. C’est sur cette route là, qu’à travers l’image d’expulser les marchands du Temple, il nous instruit, nous invite à vivre notre quotidien, nos actions dans des maisons de prières c-a-d- en se régalant de Dieu.

Tu parleras et tu diras ce que tu as mangé. L’union à Dieu reste pour reprendre le tire d’un livre Dom Chautard 1937- l’âme de tout apostolat. L’essentiel n’est pas de gueuler fort, de s’époumoner à dire Jésus mais de transfigurer Jésus. Il faut une équation entre le dire et le faire. De la parole aux actes.

Comment cela peut-il se faire ? Comment établir cette équation sinon en devenant maison de prière, en devenant - je paraphrase ici le Père Célano biographe de François - non pas des femmes de prière, non pas une Eglise de prière, mais en devenant prière faite femme, prière faite Eglise. Toute notre vie deviendra alors action de Dieu, Parole de Dieu. Quelle évangélisation il y a la-dedans !

A votre contemplation : nos personnes sont la demeure qui Dieu a choisi pour en faire sa maison de prière. Que cette eucharistie devienne dans les mots du psaume 118 une parole pleine de saveur Alors nous reprendrons cette mission de prophète et par nous tu parleras à un grand ombre de peuples, de nations, de langues. AMEN

Accueil : Ne savez vous pas que vous êtes le temple de Dieu. En cette fin d’année liturgique, invitation nous est faite à manger ce livre qui contient toutes les paroles que nous avons entendu cette année. Invitation nous est faite à ruminer ces Paroles pour qu’elles fassent de nous des maisons de prière où Jésus fera sa demeure.

 

 

Évangile: 
Année: 
Épitres: 
Pérode: 
Date: 
octobre, 1998

Ajouter un commentaire

Plain text

  • Aucune balise HTML autorisée.
  • Les adresses de pages web et de courriels sont transformées en liens automatiquement.
  • Les lignes et les paragraphes vont à la ligne automatiquement.
Image CAPTCHA
Saisir les caractères affichés dans l'image.