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1990-A-Lc 7, 11-17- Mardi 24e semaine ordinaire - deux processions

Année A : mardi de la 24e semaine ordinaire (litao24m)

Lc 7 : 11-17 deux processions

Voici deux cortèges à la recherche l'un de l'autre : d'un coté, un fils unique porté en terre hors de la ville ; de l'autre, les disciples avec Jésus ou plutôt avec le Seigneur, de préciser Luc. Le fils de la veuve et le Fils de Dieu.

D'un coté, un cortège conduit par un mort ; de l'autre, une procession entourant le Vivant. Et dans cette mise en scène de Luc, une question surgit : qui est le vrai mort ? On semble jouer à la cache-cache. A la porte de la ville, le mort et le Vivant échangeront leur situation : le mort s'éveillera à la vie tandis que le Vivant ira vers la mort que le vieux Siméon lui a prédite et dont Marie en a pressentie, nous a rappelé la liturgie de samedi dernier, la douleur en son coeur de mère.

D'un coté, une mère qui perd son soutien pour ses vieux jours. Une mère qui perd son soleil pour éclairer ses tâches quotidiennes. Une mère qui n'a plus de raison de vivre parce qu'elle n'a plus personne pour qui vivre. Une mère qui retourne dans une maison devenue aussi silencieuse que le tombeau de son fils, une mère au regard de mort comme son fils.

De l'autre, Jésus qui passe et qui bientôt sera conduit à son enterrement en dehors de la ville . Jésus voit cette femme. On lui chuchote à l'oreille c'est sa mère . Jésus saisi de cette pitié unique propre à Dieu, - notre pitié à nous est souvent faite de culpabilité d'avoir mis l'autre en si mauvais drap - transforme ce cortège de mort en puissance de vie. C'est l'autre face de la miséricorde.

Dieu aime et son amour est vie, salut, renaissance, grâce, nouveauté. Oui le Seigneur est tendresse et pitié  et le psaume (102) ajoute il réclame la vie à la tombe . Lui seul peut aimer au point de prendre la place du fils de la veuve. Jésus, c'est là le don qu'il a reçu ( 1er lecture), préfigure qu'il s'étendra sur la civière de la croix pour y être planté en terre. Il a pris sur lui nos infirmités . Dans les mots de Paul, il a cherché ce qu'il y a de meilleur  dans l' économie  du corps humain.

A votre contemplation : Spécialement en ces jours de visite canonique, laissons toucher  nos chemins de mort par la Rencontre avec le Vivant. A Naim, ce matin-là, flottait un air de Pâques. Il est désormais possible sur nos chemins de jouer de la flute  comme les enfants dont parlera Luc demain et de marcher en paix  car Dieu a visité son peuple et désormais notre quotidien est teintée de la Joie éternelle. AMEN.

ACCUEIL :

Le désir de Dieu n'est pas de faire souffrir, de laisser mourir ni même d'exiger réparation. Le Dieu censé aimé la souffrance est, dans sa pratique quotidienne, un Dieu de tendresse et de pitié, un Dieu différent . Célébrons ce Dieu qui visite son peuple et lui redonne vie .

 
 

Évangile: 
Année: 
Pérode: 
Date: 
Samedi, 1 septembre, 1990

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