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Fragilité interdite ?

RETRAITE : DIEU A DU TEMPS POUR LES INSIGNIFIANTS

 

CAUSERIE: FRAGILITÉ INTERDITE ?

 

La fragilité est l'avenir de l’Église (Jean Vanier)

Nous vivons dans une société fâchée avec la fragilité (Miguel Benasyag)

  Je vous invite à les regarder avec un regard rempli de confiance,

comme une occasion de construire un avenir de paix

(Pape François, message, journée de la paix 2018)   

 

En guise d'ouverture

Le philosophe et psychanalyste Miguel Benasayag écrit que nous vivons dans une société fâchée avec la fragilité. Aujourd'hui, il est urgent  comme réponse à la technolâtrie de réfléchir à la puissance du vulnérable[1]. La vulnérabilité et la fragilité peuvent s’appliquer à l'enfant, à la personne en souffrance, à l'exclu, à la personne âgée, mais aussi à tout humain dans ses limites naturelles et sa finitude.

Si nous pensons que l’humain n’est que fragilité, notre regard est embrouillé. Si nous croyons que l’humain n’est que force, notre regard souffre d’aveuglement. La fragilité nous concerne tous. Y être confronté est une épreuve qui peut ouvrir sur des relations plus riches et pénétrantes entre nous, comme l’atteste l’expérience de l’Arche de Jean Vanier.

Il semble bien que la raison du plus fort soit toujours la meilleure. Ce plus fort n’a pas  besoin d’arguments solides, ni d’une noble intention. Le plus fort a seulement plus d’argent, plus de ruse peut-être.  C’est désolant de constater que dans notre société, les personnes faibles, fragiles, vulnérables  sont souvent mises de côté, parfois exclues de manière très violente. Nous avons tendance à penser qu’être vulnérable signifie être faible.  C’est un mythe très répandu et très dangereux. Nous oublions vite l’histoire du petit David qui avec un caillou, foudroya le géant Goliath (1 Sm 17).

Être nu, sans défense, sans système immunitaire définit en mieux la vulnérabilité. Quelqu’un peut être vulnérable même à l’air conditionné.  La vulnérabilité n’est ni bonne ni mauvaise, mais dans la réalité, notre société ne fait aucune place aux perdants magnifiques, pour citer le titre d'un roman de Léonard Cohen[2] qui raconte la vie de Katéri Tekakwitha.   

J'ouvre une parenthèse. J'utiliserai indistinctement fragilité et vulnérabilité, même si ces deux mots ne sont pas synonymes. En toute rigueur de sens, est vulnérable celui qui est sans défense, sans protection devant une situation. Celui qui a une situation précaire est fragile.  L’un et l'autre ne sont pas synonymes de faiblesse.

Autre nuance.  La fragilité apparaît plus intéressante que l'idée de faiblesse qui peut être entendue négativement, désignant un manque, une absence, une privation. La fragilité est plus «positive». Elle constitue une ouverture sur nos failles.

Des «ondes» qui nous influencent

Nous vivons dans un monde d’ « onde »; nous n’en sommes pas conscients, mais ce monde existe. Que ce soit le cellulaire via les satellites de communication ; que ce soit la technologie des micro-ondes ; que ce soit tout le domaine de l’électromagnétique ; que ce soit notre poste de télévision sans fil, nous sommes envahis par des « ondes » qui nous changent plus qu’ils changent notre environnement.  Nous sommes « transpercés » par des ondes électromagnétiques qui contribuent actuellement à l’arrivée de nouvelles maladies rares que dénonce l’encyclique Laudatio si.[3]

Tous les jours, nous recevons une publicité qui nous vend le beau, l’utopie, la voiture de rêve. On nous suggère tel vêtement, telle coiffure, tel modèle de cellulaire à privilégier en dévalorisant les autres modèles.  La performance est le veau d’or de notre époque.

Nous sommes inconsciemment affectés par ce qui est attrayant. Nous recherchons les beaux fruits, de mêmes tailles, de  mêmes couleurs, de mêmes formes, avec la peau lisse  et brillante,  semblant sortir d’une image déco esthétique. Bref, nous achetons ce qui est sans défaut, parfait. Cependant, on présente des étalages de fruits et légumes imparfaits avec des  prix moins élevés.

Un gérant de section fruits et légumes me mentionnait que les spéciaux portent habituellement sur des fruits et légumes qui ont des défauts et qu’on ne peut que difficilement réussir à vendre. Si nous recueillions toute la nourriture imparfaite, nous pourrions nourrir le monde entier (Laudato si).

Ce conditionnement médiatique a un effet pervers, car il agit comme des «ondes» hypnotiques : à force d’entendre répéter encore et encore des messages de renforcement du beau, du rentable, nous finissons par les intégrer inconsciemment et nous réagissons  par une forme d’acquiescement.  On nous fait miroiter à longueur des  journées un projet de société où l'exclusion des «insignifiants» est prioritaire.  Aujourd’hui, il y a une difficulté «culturelle» à accueillir la fragilité de la vie sous toutes ses formes. On supporte mal les imperfections, les personnes fragiles, les exclus, les migrants. Prédomine la pensée que certaines vies ne valent pas la peine d’être vécues parce qu’elles seraient condamnées à une existence souffrante ou qu’elles seraient dépourvues d’intelligence. 

Des questions surgissent. Comment est-on arrivé à une culture qui s’appuie sur les droits de l’homme,  à la remise en cause de la vie du plus faible, du plus démuni, de celui qui n’est pas encore né ou de la vie vieillissante ou souffrante ? Comment dire oui à la vie, y investir temps et argent public (sécurité routière, effort pour abaisser la mortalité infantile, etc.), à condition qu’elle soit parfai-te ? Quand les conditionnements culturels poussent les croyants à relativiser la vie au point d’éliminer les personnes fragiles, ce n’est plus de la culture. Conséquemment, la fragilité est interdite.   

La fragilité est notre ADN fondamental

Certaines personnes refusent la culture de la force, de la performance, du succès à tout prix et qui s’opposent au principe même de la vie. La fragilité ne doit pas être interdite. Elle ne doit pas non plus être romancée, idéalisée. Encore moins vénérée. La fragilité EST. Si on accepte de lui offrir l’hospitalité, si on apprend à vivre avec elle, si on lui enlève la couche de blindage qui nous en protège, la fragilité devient une bonne nouvelle. Mais cela n’est pas facile. Nous avons tellement peur d’être fragiles. C’est un chemin de réalisation de soi, d’épanouissement. Toute démarche thérapeutique vise à l’acceptation de ce que nous sommes réellement, mais c’est difficile. La fragilité est la voie royale et incontournable pour atteindre la plénitude d’être que je suis.  Pour utiliser une image biblique, c’est en acceptant d’être des vases d’argile, alors que notre culture veut des vases d’or, vivants d’autoréférentialité, pour utiliser le langage du pape François, que nos fragilités se transforment en force. Ma force, c’est ma faiblesse, dit Paul (2 Co 12, 9). Mais notre société et notre culture promeuvent une autre logique, celle de la déshumanisation.  

Il faut refuser cette culture de l’exclusion, du parfait. La fragilité et la vulnérabilité font partie de notre ADN. En chacun, il y a une fragilité ontologique que la culture du fort,  du super héros, du super sous toutes ces formes ne réussira jamais à effacer. Il ne s’agit pas de vivre en hypocrite vis-à-vis de soi-même, de vivre en mode super en couvrant, maquillant, dissimulant, reniant ce que nous sommes. Il s’agit de vivre heureux d’être ce que nous sommes.

  Les «ondes» qui nous vantent le beau, le toujours parfait, s’opposent au principe même de la vie. Notre existence ne peut se dérouler sous le seul axe du jamais fragile. Gabriel Ringlet, théologien et écrivain, écrit que si vous voulez réussir dans la vie, n'hésitez pas à montrer vos failles[4]. C’est la précarité de la vie qui nous rend vivants. Michel Audiard ajoute avec humour : bienheureux, les fêlés, car ils laisseront  passer  la lumière[5]. Nous sommes tous nécessaires pour créer et former la société. Celle-ci n’est pas constituée uniquement par quelques-uns de ‘‘pur sang’’, mais par tous[6], déclarait le pape François dans son discours d’accueil en Colombie, en septembre 2017.

Une société est jugée au regard qu'elle porte sur les blessés de la vie et à l'attitude qu'elle adopte à leur égard. Cette affirmation de Jean-Paul II à Tours (21-09-96), même si elle date déjà de plus de deux décennies, est d'une grande actualité. Le théologien de haut niveau que fut Benoit XVI écrivait que l'état d'une société se mesure par sa capacité à accueillir les plus faibles et les plus pauvres. Nous lisons dans la constitution des États-Unis que nous sommes tous dotés par le Créateur de certains droits inaliénables. J’ajoute le droit inaliénable d’être fragile.

Le peuple, cette foule immense que nul ne peut dénombrer (Ap 7,9),  formé de handicapés, de malades mentaux, de sans-logis, de sans-emplois, de migrants, du trafic des personnes, nouveau nom de l'esclavage toujours actuel, ce peuple des béatitudes dont parle le sermon sur la montagne (Mt 5, 1-12), lance à notre société, à chacun de nous, un cri redoutable : m'aimes-tu ?  M'acceptes-tu ?

Pour répondre à cette  question, il faut descendre au fond de soi-même.  Descendre : c’est le sens profond de tout l’évangile. Descendre de son piédestal ; descendre de nos désirs d’être parmi les meilleurs, les plus fins, les plus beaux.  Descendre du désir d’être remarqué, demandé, recherché ; descendre comme Zachée. Descendre comme Jésus.

Le cardinal Merry del Val, le plus grand secrétaire d'État du Vatican (début du XXe siècle) a légué à l'Église une bouleversante litanie de la fragilité.  De ma volonté propre, du désir d’être estimé, affectionné, recherché, honoré, loué, préféré, consulté, approuvé, compris, visité, délivre-moi, Seigneur. Il ajoute pour enfoncer le clou : que d’autres soient plus aimés que moi, plus estimés que moi, grandissent dans l’opinion et que je diminue,  soient loués et que je sois oublié, soient préférés en tout, plus saints que moi, pourvu que je le sois autant que je puis l’être. Accorde-moi, Seigneur, de le désirer[7]. Mais ce n’est pas facile.

La fragilité est la spécificité de Jésus

Dans l’un de ses messages de Noël dont la profondeur étonnait, le pape Benoît XVI écrivait en décembre 2005 que Dieu est si puissant qu’il peut se faire faible[8]. La grandeur de Dieu, c’est sa fragilité. Il vient à notre rencontre comme un enfant sans défense, pour ne pas nous écraser par sa divinité. N’a-t-on pas écrit que  Noël, c'est Dieu qui s'aligne sur l'inférieur (Boulgakov), que l’immense s'est rapetissé, [que] le Très-haut s'est rabaissé (Bernard de Clairvaux)? La réussite de Jésus, c’est celle de bien vivre sa fragilité, sa vulnérabilité. Au soir de sa  vie, il déclare nous avoir donné l’exemple (cf. Jn 13, 15).

La fragilité de Jésus (que j’ai développé dans ma réflexion d’hier matin en le décrivant comme insignifiant), nous dit qu’il est vraiment humain. Il a fait de moi un homme de douleurs, un homme ayant l'expérience de la faiblesse (Is 53, 3). En s'incarnant, Dieu s'est rendu humain fragile. Un humain, parfaitement humain. Le Messie attendu fut plutôt un Messie inattendu. Tout le christianisme est contenu dans ces paroles, le Verbe s’est fait chair (Jn 1, 14). Que ce soit à travers l’image de la fragilité d’un enfant, celle de l’insécurité de la dernière place, la foi chrétienne place ce qui est de moindre valeur en priorité.

Toute sa vie, Jésus fut une brebis au milieu des loups. Dans  une homélie, saint Jean Chrysostome rappelait que tant que nous demeurons des brebis, nous sommes vainqueurs ; serions-nous entourés par des milliers de loups,  nous sommes sauvés et nous l’emportons. Mais si nous devenons des loups, nous sommes dominés, parce que le secours du berger nous abandonne. Car il n’est pas le berger des loups, mais des brebis. Il s’éloigne, il quitte la place, parce que tu ne lui permets pas de montrer sa puissance.

Un Dieu humain, fragile comme une brebis sans défense, est tellement peu croyable qu’Apollinaire, au IVe siècle, niait la véritable humanité de Jésus (Catéchisme, no 471). Jésus est l’icône de l’humain. En réalité, le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe incarné […]. Le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni lui-même à tout homme. Il a travaillé avec des mains d'homme, il a pensé avec une intelligence d'homme, il a agi avec une volonté d'homme, il a aimé avec un cœur d'homme […], il est vraiment devenu l'un de nous, en tout semblable à nous, hormis le péché[9].

Jésus a vécu en état de vulnérabilité. Il a eu faim et soif. Il a connu l’épuisement de la route. Il a été malmené, rejeté. Sa spécificité fut de bien vivre cela avec succès. Ce fut sa seule réussite. Il puisait sa puissance dans sa fragilité, dans son refus de la première place.

En ouvrant son ministère, Jésus a imposé le silence à Satan : tais-toi; simplement parce qu'il voulait le reconnaître tout-puissant. Après la multiplication des pains, il s'est enfui au désert parce que la foule le voyait comme un libérateur politique. La seule puissance exercée par Jésus fut d'être pleinement humain. Il a refusé des titres, des forces extérieures (une armée).  Durant toute sa vie, Jésus fut vulnérable. Il était sans défense.  

Quand Pilate dit: voici l’homme, ecce homo, sans le savoir, il répond à la question : qui est l’homme ?, qui sommes-nous ? Il fait œuvre de théologien. En Jésus, tout humain peut se reconnaître. En s’identifiant aux petits, aux insignifiants, aux souffrants, Jésus apparaît comme  l’archétype, le modèle de tout humain. Nous sommes de sa race (Ac 17, 18), écrit Paul, à qui Jésus, sur le chemin de Damas, a dit: je suis celui que tu persécutes (Ac 9, 5).  

Il n’y a pas d’autres motifs à la venue de Jésus que de nous faire désirer le détachement de nos idées de grandeur  pour choisir SA grandeur. Aujourd’hui, écrit le philosophe chrétien Fabrice Hadjadj, on a tendance à mettre l’homme au centre, alors que le propre de l’homme, c’est de pouvoir se décentrer […] Notre supériorité est de pouvoir nous abaisser, de reconnaître notre lien avec tout ce qui respire[10]. Le propre de l’humain, c’est d’être petit, donc fragile. Le plus grand parmi vous sera votre serviteur[11]. Voilà une des phrases les plus révolutionnaires de la Bible. Le  vrai surhomme est un charpentier juif mort à 33 ans. 

 La fragilité, comme  expérience d’ouverture aux autres. 

Lors d’un colloque sur la fragilité,  organisé par l’Institut catholique de Toulouse et l’Arche de Jean Vanier en 2009, la conférencière Marie Balmary a affirmé : ce que la force ne peut pas, la fragilité le peut : elle est présence sans menace pour l’autre (et cela me semble l’heureuse conséquence de la fragilité). Là, on entre dans l’autre monde : celui de l’être avec l’autre[12]. Nous sommes invités à passer de l’indifférence aux personnes fragiles à l’intérêt en nous donnant un cœur qui voit. 

Ce qui donne de la valeur aux fragilités, ce ne sont pas leurs limites, c'est la place qu'elles laissent pour aimer[13]. La fragilité est une occasion de repenser notre relation à l’autre. C’est une précieuse ressource pour assurer un meilleur vivre-ensemble, exprimait Jean Vanier qui s’y connait bien quand il parle de la fragilité humaine[14]. On parle peu souvent de la fragilité comme une expérience enrichissante d’ouverture aux autres.

Durant des années, des siècles, l'action des chrétiens, de l’Église aussi, fut de revendiquer la puissance de sa Parole. Notre Église était toute-puissante jusqu'à dicter la route aux États. À agir ainsi, nous avons perdu toute crédibilité. Pour la retrouver, la mystique de la fragilité-vulnérabilité en est le chemin. Il n'est pas trop tard pour prendre ce chemin[15].C'est un véritable chemin de Résurrection.

Conclusion : prendre soin de sa fragilité 

La vraie richesse, ce sont les faibles[16]. Les petits, les pauvres, les malades, les moralement affaiblis, les prostituées ont attiré le regard de Jésus. Dans une phrase très forte, le pape François observait que ces personnes ne sont pas un danger, mais en danger[17]. C’est la rencontre avec la personne fragile, l’exclu, qui constitue le cœur de l’évangile. Jésus a été un  «pontifex». Il a créé des ponts. Marcher avec eux. Il est sorti vers eux, jusqu’à en faire un commandement : allez. Il a pris soin de la fragilité des autres.

C’est avec cela en mémoire que l’évêque théologien Albert Rouet écrivait : j’aimerais une Église qui ose montrer sa fragilité. Dans l’Évangile, on voit que le Christ a eu faim et on ne cache pas qu’il était fatigué. Or, parfois, l’Église donne l’impression qu’elle n’a besoin de rien et que les hommes n’ont rien à lui donner […]. Je souhaiterais une Église qui se mette à hauteur d’homme en ne cachant pas qu’elle est fragile, qu’elle ne sait pas tout et qu’elle aussi se pose des questions[18].

Notre histoire en est une de fragilité sous l’image des migrants.  Nous sommes tous depuis Abraham […] des êtres en chemin […].  Quand un homme ou une femme n’est pas en chemin, c’est une momie. C’est une pièce de musée. La personne n’est pas vivante. Ce n’est pas seulement être en chemin, mais faire chemin[19]Le vivre ensemble est un cheminement commun, un aller ensemble[20].   

Des questions à votre réflexion :

  • Quel regard portons-nous sur nos propres fragilités ? Non un regard théorique, mais un regard existentiel. Chacun de nous est un «insignifiant». Comment vivons-nous cela ?
  • Considérant que la rencontre avec l’autre nous place en face de nos propres fragilités (Jean Vanier), qu’éprouvons-nous dans nos rencontres avec des personnes marquées par des handicaps profonds ?
  • Ma fragilité est-elle un trésor dans mes mains ?

FJe conclus par ces mots que je dépose dans le panier de vos réflexions : la fragilité n’a pas à être combattue, mais à être traversée. Le Christ ne nous a pas libérés de la mort, mais dans la mort.

 


[1] Lambert, Dominique,  Faut-il se libérer de la fragilité dans A Ars, Fragilité, dis-nous ta grandeur, Éd. Cerf, 2013, p. 101.

2 Cohen, Léonard, Les perdants magnifiques, Éd. Christian Bourgois, 2002.

[3] Wolton, Dominique, Pape François, politique et société, un dialogue inédit, Éd. Observatoire, p. 49.

[4] Ringlet, Gabriel, Éloge è la fragilité, Albin Michel, 2005.

[5] Collectif, La fragilité, faiblesse ou richesse, Albin Michel, 2009, p.11.

[9] Vatican II, Gaudium et Spes, no 22.

[10] Hadjadj, Fabrice, Dernières nouvelles de l'homme (et de la femme aussi) : chroniques d'une disparition annoncée, Éd Tallendier, oct. 2017, cité dans Aleteia, spiritualité, 3 novembre 2017.

[11] Matthieu 23,12

[12] Actes du colloque, La fragilité, faiblesse ou richesse ?, Éditions Albin Michel, 2009, p.39.

[13] Lambert, Dominique, Op. cit., p. 203.

[15] Provencher, Normand, Trop tard ?, Novalis, Québec, 2002.

[16] Pape François, Rencontres avec Dominique WOLTON, Politique et société, Éd. l’Observatoire, 2017, p. 61.

[17]  Pape François, Op. cit., p. 26.

[18] Rouet, Albert, La chance d’un christianisme fragile, Bayard, 2001.

[19] Rouet, Albert, Op. cit., p. 27.

[20] Rouet, Albert, Op. cit., p. 33.

Causerie # 1 : la maladie d'être chrétien

Causerie # 2 : Jésus, un insignifiant de grande valeur

 

 

Autres: 
Date: 
décembre, 2017

Commentaires

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Texte qui aide à accepter tout ce qui nous tombe dessus en vieillissant. Nous nous croyions si fortes, nous les théologiennes de 1970-80 avec nos beaux diplômes. Quand les paroisse nous ont rejetées parce que nous coûtions trop cher, nous sommes retournées dans nos cuisines et maintenant... avec la vieillesse, nous sommes comme tout le monde. La vie est belle , car nous pouvons fréquenter les petites gens qui nous craignaient avant. Pauvre parmi les pauvres, vieille parmi les vieux , je vis! et trouve Dieu, là!

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