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Textes récents

2017-A- Jn 5, 1-16 - 4e semaine carême - où est passé notre humanité ?

Je n’ai personne pour me plonger dans la piscine. C’est la réponse du paralysé à la question de Jésus: veux-tu être guéri ? À travers le paralysé, c’est à nous que Jésus pose une question d’une envergure sociale; cette question sera insoluble si chacun de nous et notre société dans son ensemble passent outre sans arrêter près des chassés de leur terre et pays dévastés, des sans-abris de nos villes qui se déclarent des sanctuaires de l’accueil.

2017-A-Jn 7, 40-53- 4e semaine carême- mésentente sur Jésus

C’est l’expérience de notre première rencontre avec quelqu’un qui nous donne une «orientation», un «feeling» pour la suite. Dans notre évangile, ce matin, le «feeling» n’était pas très favorable. Il prenait plusieurs directions. Certains croyaient que c’était lui, le Christ, d’autres estimaient que ses origines le défavorisaient. Les soldats étaient étonnés de voir un homme ordinaire ne pas parler comme les autres.

2017- Et si accompagner dérangeait nos certitudes

Une évidence, le mot accompagner fait parler de lui. Il se retrouve autant chez des professionnels du thérapeutique, du social, du management. On parle tantôt de coaching, de counseling, de tutorat, de parrainage. Il est souvent confondu avec celui de psychothérapie, ce qui est toute autre chose. Au Québec, la psychothérapie est un titre réservé qui requiert une formation universitaire spécifique et la détention d’un certificat.

2017-A- Mt 5, 43-48 - samedi 1ière semaine carême- une perle amère

Aimez ses ennemis. Mais comment cela va-t-il se faire (Lc 1, 34)? Comment mettre en pratique ces décrets (Dt 26, 16) ? Ce matin, surgit en moi cette même question de Marie: comment est-ce possible d’aimer quelqu’un qui risque de demeurer notre ennemi ? Comment est-ce possible d’en faire un ami ou seulement cesser de le voir comme ennemi ? Entendons la réponse que reçoit Marie : L’Esprit saint viendra sur toi (Lc 1, 35).

2017-A-Mt 23,1-13-mardi 2e semaine carême-louer plutôt que revendiquer

À celui qui veille sur sa conduite, je ferai voir le salut de Dieu (Ps 49). Et l'auteur du psaume ajoute : qu'as-tu à réciter mes lois, à garder mon alliance à ta bouche, toi qui n'aimes pas les reproches et rejette loin de toi mes paroles. Le psaume décrit que cette vie pleine et éternellement heureuse qu'il nomme salut, mot usé aujourd'hui, n'est pas dans la pratique d'une vie maquillage. D'une vie vécue sous analgésique (François). Dieu a horreur des sacrifices qui ne changent pas le cœur, mais accroît la fierté de bien pratiquer une religion «sans cœur».

2017-A-Lc 15, 1-3-11-32- samedi 2e semaine du carême -festoyons

Le Seigneur est tendresse et pitié. Ce psaume chante les miséricordes de Dieu qui prend soin des opprimés, pardonne aux pécheurs, couronne de tendresse et de bonté, n’agit pas envers nous selon nos fautes et qui met loin de nous nos péchés. André Chouraqui dit que ce psaume est le "Te Deum" de la Bible, un chant de reconnaissance pour toutes les bénédictions dont le peuple d’Israël a été comblé par Dieu.

2017-A-Mtt 18, 21-35- mardi 3e semaine carême-envers qui ai-je une dette ?

La perfection chrétienne ne consiste pas à s’attacher aux biens, mais à s’en détacher. Comme le démontre cette parabole du serviteur qui reçoit la remise de sa dette colossale, mais qui refuse d’écouter la demande de prolongation d’une somme dérisoire, cela est très difficile. Le détachement de Dieu est plus spontané que le détachement aux biens. Cela a pour conséquence un dérèglement du comportement humain.

2017-A-Lc 1, 26-38 Annonciation de Marie- la fête du Oui

Oui, je le veux. Cette réponse de Marie est au centre des «oui» de l'histoire. Il fut précédé par celui d'Abraham qui a obéi à Dieu, se poursuivit dans celui de Moïse et son «oui» à l'espérance d'une promesse, pour se continuer dans celui du prophète Isaïe qui répond à Dieu qu'il a des lèvres impures. En Marie, il ouvre la porte à un autre «oui», celui d'un Dieu qui a compris qu'il n'est pas suffisant de faire des déclarations d'amour.

2017-Mc 8, 14-21 -mardi 6e semaine ordinaire - thérapie choc

Que Jésus explique-t-il ? Qu’il ne faut pas réduire sa parole et ses gestes à ce que nous en comprenons. Vous ne comprenez pas. Jésus fait comprendre à ses disciples que son geste du pain multiplié est plus grand que ce qu’ils en voient. Vous avez des yeux et vous ne voyez pas. Il ne suffit pas d’avoir des yeux pour voir. Il y a tant d’yeux qui ne voient pas, parce qu’éblouis par ce qui brille. Ces yeux n’atteignent pas l’immensité de l’insondable. Il ne suffit pas d’avoir des oreilles pour entendre. Nos oreilles ne sont pas toujours ouvertes à l’Esprit de Dieu. Et puis qu’écoutons-nous ?

2017-A-Mc 9, 30-37-mardi 7e semaine ordinaire- semeurs de zizanie ?

Quel carambolage que cette scène des proches de Jésus qui s'affrontent pour savoir qui est le plus important, qui a le plus d'influence auprès de Jésus ! Ce carambolage, en sourdine, si Jésus n'y avait mis un terme rapidement, aurait pu avoir des conséquences désastreuses. En tout groupe, il y a des résistances ouvertes, des résistances cachées, des résistances malveillantes (Pape, à la Curie, 22/12/16).

2017-A-Mc 10, 28-3- mardi 8e semaine ordinaire- frère universel

Disons-le, Jésus n’a rien contre la famille. Le pape vient d’y consacrer une importante exhortation apostolique. Mais cet appel rejoint l’aventure de Jésus. Il est sorti du Père, a quitté une résidence luxueuse pour se trouver sans logis, sans demeure où se reposer (cf. Mt 8, 20). Sa sortie inaugure l’arrivée d’un grand nombre de frères (Rm 8, 29). À tous ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu (Jn 1, 12).

2017-Mt 6, 6-15- mardi 1e semaine du carême -Père, un mot à connaître

Jésus ne dit pas : l’homme ne vit pas de pain. Il dit que l’homme ne vit pas seulement de pain. Comment aujourd’hui prendre conscience de cela quand autour de nous se déploie le spectacle désolant des miséreux de la faim ? Quand la mondialisation enrichit les riches et appauvrit les pauvres, qu’elle produit un petit nombre de gros gagnants et beaucoup de petits perdants (Pascal Lamy, Le Devoir, juin 2016).

2017-A-Mc 5, 21-43- mardi 4e semaine ordinaire- se lamenter à Jésus

Qu'ont en commun, dans la foule, cette femme en perte de sang qui, arrivée à l'extrémité de sa vie, joue du coude pour toucher [le] vêtement de Jésus, et ce chef de la synagogue, nommé Zaïre, qui souhaite voir Jésus venir imposer les mains à sa fille mourante ? Ils ont exploré sans succès toutes les ressources de la médecine du temps.