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Recherche dans les textes de "À lire pour vivre"

Ordinaire

2017-A-Mc 12, 13-17 mardi 9e semaine ordinaire- fuir le monde, tentation bien actuelle

Nous sommes tous des menacés. Nous sommes tous à des niveaux différents des «accros» aux idoles du moment. Aux César du moment. Aujourd'hui, les César ont les noms jeux de hasard ou numériques, spéculations, culte de l'image, etc. Jésus, en refusant de répondre de qui est cette effigie, ouvre plutôt un chemin de dialogue. Au lieu de mettre de l'huile sur le feu, Jésus préfère atténuer le risque d'incendie sans pour autant taire la question soulevée.

2017-A-Mc 12, 38-44 samedi 9e semaine ordinaire- donner notre surplus ou notre nécessaire

Jésus ne fait pas la morale ce matin. Il offre une parabole de Pâques. De sa Pâque. Il se reconnait dans la veuve de l’évangile. Son geste est révélation de ce qui va lui arriver. En s'empressant de montrer ce geste passé inaperçu à ses disciples, il leur disait indirectement ce qui va lui arriver, après leur avoir fait un portrait impitoyable des scribes qui dévorent les biens des veuves. Jésus ne dénigre pas les scribes parce qu'ils ont mis de leur superflu dans le tronc.

2017-Mt 5, 13-16 mardi 10e semaine ordinaire- l'obscurité n'éteint pas la lumière

Dans son livre Juste avant l'aube (Éd. Cerf, Paris, 2017), l'auteur Ibrahim Alsabagh, o.f.m. cap., curé d'Alep, affirme que l'obscurité du monde ne peut éteindre la lumière quand elle est alimentée par la foi. Malgré la pauvreté extrême de sa paroisse, les paroissiens gardent le cap, avec des moyens rudimentaires, de «réchauffer» les plus blessés qu'eux. La spiritualité du noir ne conduit pas à la lumière. Elle ne fait qu'aggraver cette mouvance à s'apitoyer sur son sort, à broyer du noir.

2017-A-Mt 5, 33-37- samedi 10e semaine ordinaire- reflet de la vie divine

En ouvrant sa deuxième Lettre aux Corinthiens, Saint Paul leur écrit que Jésus n'est que «oui» et qu'en ce «oui», cet amen, se réalisent toutes les promesses de Dieu (2 Co 1, 20). Il ajoute que Timothée et lui ne sont pas allés chez eux, à la fois «oui» et «non». Ils ont toujours parlé, ils ont pensé avec les paroles de Jésus et ils vivent imprégnés des paroles de Dieu. Leur seule consolation repose, écrit-il, sur leur «oui» intégral au «oui» de Jésus. Il n’y a en eux, fait-il savoir aux Corinthiens, aucune contradiction entre leur manière de vivre et leur annonce de Jésus. Que c'est beau !

2017-A-Mt 5, 43-48 : mardi 11e semaine ordinaire-un extrémisme déroutant

Cette section du sermon sur la montagne exprime avec clarté la révolution des us et coutumes que propose l'évangile. Jésus présente à ses invités sur la montagne, un audacieux projet de société, un projet d'un vivre ensemble qui ne sera jamais complètement atteint. Le chemin du bonheur se trouve en bas de la montagne, dans la plaine. Il repose sur un refus d'envisager autre chose qu'un rapprochement entre nous, autre chose que les disparités sociales, autre chose que l'évitement de nos ennemis.

2017-A-Mt 8, 28-34- mercredi 13e semaine ordinaire- suis-je un possédé ?

Un pauvre crie, le Seigneur entend; c'est ce que nous venons d'exprimer dans l'acclamation. Quand ils virent Jésus, ils se mirent à crier (Mt 8, 29), dit Matthieu. Surgit en moi cette question, mais qui est ce pauvre qui crie? Quel est son visage ? Qui sont ces possédés tellement dangereux que personne ne peut s'approcher d'eux tant ils sont agressifs ?

2017-A-Mt 10, 1-7; Ps 32 -mercredi 14e semaine ordinaire - une dignité qui enrichit

Le Seigneur a déjoué le plan des nations (Ps 32(33). À chaque fois que je lis ce psaume, que je prie cet évangile, une évidence me vient : Jésus est déroutant. Il déjoue le plan de bien du monde; il n’envoie pas ses disciples faire du tourisme. S'il les envoie sans avoir, sans argent, sans rien, c'est justement pour ne pas les tenter de se procurer tous ces gadgets si alléchants que tout touriste rencontre sur la route et se procure aussi.

2017-Mc 8, 14-21 -mardi 6e semaine ordinaire - thérapie choc

Que Jésus explique-t-il ? Qu’il ne faut pas réduire sa parole et ses gestes à ce que nous en comprenons. Vous ne comprenez pas. Jésus fait comprendre à ses disciples que son geste du pain multiplié est plus grand que ce qu’ils en voient. Vous avez des yeux et vous ne voyez pas. Il ne suffit pas d’avoir des yeux pour voir. Il y a tant d’yeux qui ne voient pas, parce qu’éblouis par ce qui brille. Ces yeux n’atteignent pas l’immensité de l’insondable. Il ne suffit pas d’avoir des oreilles pour entendre. Nos oreilles ne sont pas toujours ouvertes à l’Esprit de Dieu. Et puis qu’écoutons-nous ?

2017-A-Mc 9, 2-13-samedi 6e semaine ordinaire- sur quelle montagne, vivons-nous notre foi ?

D’abord une observation. Les proches de Jésus, à commencer par Pierre, Jacques et Jean, avaient déjà pris des habitudes : avec Jésus, ils se retiraient à l’écart pour prier. Revigorés, plus forts, ils redescendaient dans la plaine. Ils savaient. Ils croyaient savoir qui était Jésus.

2017-A-Mc 9, 30-37-mardi 7e semaine ordinaire- semeurs de zizanie ?

Quel carambolage que cette scène des proches de Jésus qui s'affrontent pour savoir qui est le plus important, qui a le plus d'influence auprès de Jésus ! Ce carambolage, en sourdine, si Jésus n'y avait mis un terme rapidement, aurait pu avoir des conséquences désastreuses. En tout groupe, il y a des résistances ouvertes, des résistances cachées, des résistances malveillantes (Pape, à la Curie, 22/12/16).

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