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Année b

2018-B-Jn 6, 35-40- mercredi 3e semaine de Pâques - la grandeur de Dieu

Il nous arrive quelquefois, écrit Maurice Zundel (Ton visage, ma lumière, Mame, Paris, 2011, pp.125-126), que nous devenons conscients de cette chose incroyable où toute la grandeur de Dieu, toute sa puissance, toute sa sainteté, tout cela [se trouve] dans une miette de pain !

Oui, quelle grandeur il y a dans ce pain descendu du ciel ! Cette grandeur ne repose pas sur l’opinion d’autrui. Elle n’est pas artificiellement fabriquée en attirant l’attention des autres sur lui. Elle est révélation discrète d’une présence infinie, totalement donnée.

2018-B-Jn 6, 60-69- samedi 3e semaine de Pâques- une «base de donnée» pour connaître Jésus

Je commence cette réflexion par ces mots d’Angèle de Foligno : l’homme, à force de voir l’ineffable, arrive à la stupeur, et si un prédicateur, au moment de parler, entrait dans cet état, il dirait à la foule : Allez-vous-en, car je suis incapable de parler de Dieu, je suis insuffisant. Qu’ajouter de plus qui ne soit pas insignifiant sur la finale de Jean !

2018-B-Jn 12, 44-50- mercredi 4e semaine de Pâques-sois plus en moi qu'en toi

Tout un effacement dans ce passage entendu. Pour la plupart d’entre nous, Jésus est le premier à méditer, à prier, à contempler. Il est celui qui fascine nos vies, inspire notre engagement. À l’exception de la prière de Jésus qui oriente nos regards sur son Père, notre recherche d’une vie spirituelle s’édifie autour du nom de Jésus.

2018-B-Mc 16, 15-20- mercredi 4e semaine de Pâques- Saint Marc

Nous ne pouvons pas «créer» des chrétiens. Mais nous pouvons séduire des hommes et des femmes au projet Jésus en étant des témoins du Dieu qui appelle à sa suite. Même s'il n'était pas apôtre, ni célèbre, Marc a vécu dans la proximité de Pierre (cf. 1 Pi 5, 13) et de Paul (Cf. Col 4, 10), ces deux colonnes de l’Église.

2018-B-Jn 14, 7-14- samedi 4e semaine de Pâques -magnifier le Père

Si j’avais un Dieu que je puisse connaître, je ne le tiendrais plus pour Dieu. Ces mots sont d’un grand priant, maître Eckhart. Philippe utilise une demande pour exprimer la même réalité. Sa question (montre-nous le Père) laisse transparaître une autre question : quel Dieu Jésus nous présente-t-il ? Quel Dieu nous fait-il connaître ? Quel Dieu voulons-nous voir ? Quel Dieu magnifions-nous ? Un chemin de réponse est esquissé par le prophète Élie, persécuté, désespéré, quand allant à la montagne sainte, Dieu lui annonce qu’il va passer devant lui.

2018-B-Jn 5, 17-30 -mercredi 4e semaine carême- entendre pour voir

Mon Père est à l’œuvre. Laisser l’œuvre de Dieu, son chemin, se réaliser en nous est la vraie et la seule perfection. Le Fils ne peut rien faire de lui-même. Que cela est beau ! Une question monte spontanément en nous : menons-nous une belle vie, celle de laisser Dieu accomplir son œuvre en nous, sa volonté en nous, comme il le veut et où il veut ? Ce chemin, ne rien faire par nous-mêmes est un chemin de régénération, de mort à l’«humainerie» en nous.

2018-B-Jn 7, 40-53 - samedi 4e semaine carême - le temps est compté

Jésus n’a plus le temps de tergiverser. Il n’a plus de temps à perdre. Tout le monde politico-religieux en parle, on veut sa tête et ceux qui semblent se positionner pour lui sont ridiculisés. Pourquoi veut-on sa tête ? Pourquoi ceux qui lui portent une oreille attentive, sans pour autant être avec lui, sont-ils accusés de connivence ? La réponse est étonnante aux oreilles de notre culture d’aujourd’hui. Jésus est un humain, un homme d’ouverture aux autres. Jésus prend le temps de jaser avec tout le monde.

2018-B- Jn. 8, 31-42 - mercredi 5e semaine carême- perdu dans l'innommable

Quel violent affrontement entre Jésus et ses opposants. Il y a confusion entre croire en Jésus et croire qu’on a la foi. Il y en a, dit le verset précédent, beaucoup qui crurent en lui (v.30). Plusieurs aussi, ceux qui croyaient avoir la foi, manifestent brutalement, persistent à ne voir en Jésus qu’un dangereux révolutionnaire, un menteur. Tu n’as pas cinquante ans et tu as vu Abraham (v.57). Ce qu’on reproche à Jésus, c’est moins son «entêtement» à exprimer qu’il dit ce qu’il a vu chez [son] Père (v. 38), mais plutôt son infidélité au respect de la tradition. On lui reproche de demeurer accessible aux impurs.

2018-B- Mt 26, 14-25 - mercredi saint - notre frère Judas

Voici un homme qui a été choisi pour devenir membre de l’équipe de Jésus. Luc précise en mentionnant le nom de Judas qu’il devient un traitre (Lc 6, 16). Il n’est pas né traitre. Comment en est-il arrivé à trahir Jésus ? On mentionne que l’argent, il était l’économe du groupe (Jn 12, 6b), lui semble tellement prioritaire qu’il perd la tête jusqu’à proposer de vendre Jésus. Chacun est tenté par sa propre convoitise qui l’entraine et le séduit (Jc 1, 14). D’autres perçoivent en ce geste sa déception devant un Jésus peu combatif, qui ne défend pas les intérêts de son peuple, qu’il n’est pas le Messie attendu

2018-B-Lc 24, 13-35 :mercredi octave Pâques- la résurrection marchait à leurs côtés

Il est gravement erroné de songer un seul instant que nous ne sommes pas concernés par la démarche des disciples d’Emmaüs. Le seul fait d’être humain nous fait désirer, à certaines occasions, à rebrousser chemin, tout lâcher, nous désengager, et retourner dans nos Emmaüs. Comme chrétiens, nous vivons tous des heures de grand désarroi. De grande remise en question où l’impression de ne plus croire en rien nous foudroie. Alors nous prenons le large.

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