2026-A- Mt 14 : 22-33 - dimanche de la 18e semaine ORDINAIRE- la tempête,rsidemce privilégiée de Jésus

2026-A- dimanche de la 18e semaine ORDINAIRE (LITAO18D.26)
Mt 14 : 22-33 : la tempête, demeure privilégiée de Jésus.

Ce récit de Jésus marchant sur les eaux et apaisant la tempête soulève la question de Dieu qui n’accepte pas que ses disciples se la coulent douce. Jésus envoie ses disciples ailleurs, sur l’autre rive, pour les soustraire à la tentation de rester près d’une foule encore émerveillées d’avoir été nourri par si peu de pain. Il refuse à ses disciples une vie facile, bourgeoise, dans un environne-ment sécuritaire. Il les envoie se reposer d’un regard trop élogieux sur Lui.

L’autre rive indique de changer de point de vue, de ne pas rester enfermés dans une conception figée d’un Dieu qui ressemblerait trop à nos propres désirs. Dans ses moments de prière, Jésus découvre que la volonté de son Père n’est pas de tout repos. Jésus s’éloigne de la foule quand il perçoit elle veut le faire roi. Il évite la tentation d’être admiré, ondulé, choyé.

En marchant sur les eaux, Jésus nous confie sa propre manière de vivre, lui qui a vécu une vie au milieu de tempêtes constantes en mettant sans dessus-dessous le monde religieux comme sécu-lier. La marche sur les eaux résume ce que fut la vie de Jésus.

Il n’a recherché ni honneurs, ni vêtements spontueux ni les chaires officielles des synagogues. Il s’est tenu dans des lieux hostiles aux tenants d’une loi religieuse qui exclue les imparfaits. Sa vie ne fut pas de tout repos. Il s’est vidé de lui-même (Phi 2, 5-8). 

Le Dieu auquel je crois n’est pas un Dieu qui promet une vie facile. Sa vie montre qu’il est présent, qu’il va à la rencontre de ceux et celles qui vivent des moments difficiles. Le Dieu qui se laisse voir dans cette scène est un Dieu-présence aux disciples rencontrant de dangereuses perturbations at-mosphériques, de vives oppositions.

Suivre Jésus n’est pas une randonnée sur un bateau de croisière. J’ai en mémoire cette image très forte du pape François qui en pleine pandémie, devant une place Saint-Pierre déserte, déclarait : Dans la barque les apôtres ont peur. En s’élançant sur la mer, pour un instant Pierre perd le Nord, cesse de regarder la boussole Jésus, cesse d’écouter sa voix pour n’entendre que les grognements de la mer, il s’est enfoncé. Dans le tumulte des nations, on ne sait plus qui croire et où donner de la tête 1.

Dans la tempête marcher sans peur est difficile. Celui qui nous commande cela … nous aide à le réaliser. À cause des paroles de tes lèvres, j’ai suivi des chemins difficiles (Ps 16, 4). Nous sommes toujours tentés de chercher un Dieu qui nous sert, qui nous fait gagner, qui est utile comme l'ar-gent et le pouvoir, disait récemment le pape Léon X1V.

Aujourd'hui, nous sommes témoins des multiples tourments qui agitent notre monde, dont cer-tains semblent sans issue comme ces guerres, interminables. Et pourtant, nous croyons et nous savons reconnaître Jésus qui vient au-devant de nous pour sauver l'humanité et la nourrir de sa vie. Il nous visite à travers des personnes bien réelles.2

Prenons du temps cette semaine pour questionner nos peurs. Jésus ne reproche pas à Pierre d’avoir peur mais de manquer de confiance. Dans la tempête retentit le fin silence d’une présence. Vivons bien nos tempêtes, nos sécheresses spirituelles, nos peurs et nous découvrirons qu’une présence est à nos côtés.

 

1- https://www.vatican.va/content/francesco/fr/homilies/2020/documents/papa-francesco_20200327_omelia-epidemia.html

2 ibid

 

Évangile: 
Année: 
Pérode: 
Date: 
Samedi, 8 août, 2026

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