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2022-C- Mc 4, 1-20- mercredi de la 3e semaine ORDINAIRE- ne perds la paix

Année C : mercredi de la 3er semaine ordinaire (litco03me.22)  

 Mc 4, 1-20 : Ne perds pas la paix à cause de l’ivraie

Cette page du semeur est une confrontation frontale entre l’idéal et la réalité. Le semeur avait tout préparé pour que sa terre donne de bons résultats. Il l’a labouré, enlevé les cailloux, tracé des sillons, ensemencé abondamment avec une semence de qualité. Il dut affronter la dure réalité. Sécheresse, inondation, tornade ont fait que la qualité de la récolte n’est pas au rendez-vous.

Idéal et réalité. Nous sommes tous confrontés entre l’idéal dont nous rêvons et la réalité que nous vivons. Nous attendons que tout se passe bien et puis un problème survient à l’improviste. Nous vivons constamment un choc douloureux entre nos attentes et la réalité.

Les parents de Jésus s’attendaient à mieux que le scandale de la mangeoire[1] pour y déposer leur fils. Les Mages entrevoyaient que l’étoile les conduirait à quelqu’un de grand. Ils durent s’agenouiller tant ils découvrirent qu’un enfant. Les apôtres débattaient à savoir lequel d’entre eux obtiendra la meilleure promotion. Ils se font « enseigner » que l’esprit de grandeur est celui de la dernière place.

La parabole du semeur ne fait qu’appuyer une expérience qui nous colle à la peau, celle du choc de la réalité qui n’est pas ce dont nous avions entrevu. Jésus avait rêvé d’un autre chemin que l’échec. Il entrevoyait un autre avenir à sa Parole. Sa vie d’ensemencement d’une bonne nouvelle connut un résultat inattendu. Décevant. L’échec est un rendez-vous constant dans les évangiles. Dans nos vies. Ô, Dieu, tu ne dédaignes pas un cœur brisé, un esprit brisé (Ps 51,17)

Le message qui court tout au long de l’évangile est de ne pas se décourager. Les parents de Jésus ne se sont pas découragés. Devant le scandale de la mangeoire, Marie ne s’est pas découragée, elle ne s’est pas révoltée. Elle a réagi en conservant et en méditant dans son cœur. La foi se fortifie dans l’épreuve. Les Mages n’ont pas regretté leur décision de suivre l’étoile qui les a conduits sur un autre chemin que celui de la grandeur. Ils comprirent que le Roi du monde n’a pas besoin de rien, d’aucun signe de grandeur, seulement d’être reconnu. Les apôtres délaissèrent leurs idées de suprématie les uns sur les autres.

Dans son exhortation-cadre qu’est la joie de l’Évangile, le pape écrit noir sur blanc (#24) que Jésus prend soin du grain et ne perd pas la paix à cause de l’ivraie. Le semeur, quand il voit poindre l’ivraie parmi le grain n’a pas de réactions plaintives ni alarmistes.  

Tous, nous éprouvons qu’un itinéraire parfait n’existe pas. Qu’un projet parfaitement attaché n’existe pas. L’habileté du semeur est de « vivre avec » les inattendus, les éléments incongrus difficiles à accepter non désirés et qu’il ne peut empêcher. Son habileté est de ne pas chercher à camoufler ni à falsifier les résultats. Sa seule réponse est de ne pas perdre sa sérénité à cause des malheurs qui surviennent. Il doit en conserver la mémoire, comme Marie à garder sa vie durant, dans son cœur ce qui lui arrivait.

Toute aventure dans la vie repose sur la capacité d’unifier les choses belles et les mauvaises pour mieux en saisir leur enchevêtrement. Échouer dans la vie, c’est abandonner la lutte. La victoire est de voir plus loin que l’échec. Tout échec nous propulse en avant, élève nos désirs. Cette parabole appelle à se donner de la profondeur, à solidifier la qualité de nos racines pour mieux affronter les intempéries de toute sorte.

À votre contemplation, ces mots du pape François qui devraient nous faire rebondir : ne perd pas la paix à cause de l’ivraie. AMEN.

 

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Date: 
Lundi, 24 janvier, 2022

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