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2007-C -Mc 12, 35-37 Vendredi 9e semaine ordinaire - Agir avec beauté

Année C : vendredi 9ième semaine ORDINAIRE (LITCO09V.07)
Mrc 12, 35-37   « écoute avec plaisir »

Un tout petit texte entre deux Paroles admirables de Jésus à relever et révéler ce qui est beau : «  tu as fait, dit Jésus au scribe qui venait de lui demander quel est le plus grand commandent, « une remarque judicieuse : tu n’es pas loin du royaume de Dieu »; devant de le geste obole de cette veuve a verser un don en entrant dans le Temple, il s’exclama d’admiration « cette veuve a mis plus que tous ceux dans le Trésor que tous les autres ». Toute sa vie, Jésus n’a fait qu’observer ce qui est beau. Ce fut son moyen d’évangélisation.

Cette capacité de voir le beau, cette capacité de répondre aux questions des scribes sans animosité comme le texte de ce matin le démontre, est tellement étonnante, admirable que « le peuple l’écoutait avec plaisir ». On écoutait Jésus parce qu’il savait faire voir la beauté intérieure de ceux et celles qu’ils rencontraient. Lui, « le plus beau des enfants des hommes », était tellement cohérent avec sa beauté propre, qu’il l’a faisait ressortir chez les autres. C’est le chemin qu’Il a choisi pour annoncer du neuf. Pour faire du neuf. Quel chemin d’avenir pour nous là-dedans. Nous donner des yeux qui voient ce qui est beau et bon dans ce monde, autour de nous.

Nous ne cessons comme Église, de promouvoir la Vie mais nous le faisons en condamnant. Jésus le fait en révélant ce qui est beau. Si notre Église offrait une Parole de beauté devant la vie, si nous savions faire voir parce que nous l’observons nous-même dans les cœurs, cette beauté, ne serions-nous pas « écouté avec plaisir ?». Dans notre monde où la nouveauté se nomme mondialisation, courriels, nous pourrions offrir nous chrétiens une nouvelle sagesse : voir le beau dans le laid, l’appel à la vie dans la mort. Une telle attitude détonnerait tellement qu’elle susciterait admiration et écoute.

Observons l’admiration de Jésus devant cette femme païenne, syro phénicienne, qui venait de lui répliquer « oui, mes les chiens sous la table mangent les miettes des enfants (Mc7, 29) », il lui accorda sa demande. Il ne lui a pas dit «tu n’es qu’une païenne». Observons son attitude devant cette autre femme en perte de sang qui l’a simplement « touché » dans la foule. Jésus l’a sortie de l’anonymat parce que « sa foi l’avait sauvé (Mc 5, 34) ». Etre admiratif de la foi des différentes cultures religieuses jusqu’à ne pas nous sentir menacé par leur présence; être admiratif de toutes ces personnes qui oeuvrent auprès des victimes de violence de toutes sortes; être admiratif de la foi de notre peuple qui s’expriment autrement que la nôtre mais qui se faisant, nous aide à questionner nos manières d’annoncer Jésus. Jésus n’a jamais parlé  « ex cathedra ». Il a parlé avec autorité, authenticité, avec cohérence. Il n’a jamais caché ses convictions non plus. Pour promouvoir son Évangile, Il a été non pas « humain » mais « extrêmement humain » disait le concile Vatican 11 dans le décret sur le ministère de la vie des prêtres (#6). Cette attitude là est évangélisatrice. Elle le demeure.

Contemplatives, contemplatifs, retrouvons comme Église, cette capacité de susciter l’admiration pour nos manières de voir et le « peuple écoutera avec plaisir ». La perception d’être une Église qui condamne plus qu’elle relève n’est pas pure imagination ! Sachant qu’il faut plus de deux générations pour changer une culture, il nous faut semer une autre culture que d’autres récolteront.  Jésus n’insistait pas pour qu’on croie en lui. Il montrait sa transparence. « Si vous ne voulez pas croire en moi, croyez en mes oeuvres, pour savoir et reconnaître que le Père est en moi, et moi dans le Père »...

À votre contemplation : « Par quel pouvoir, fais-tu cela » demandait les scribes à Jésus ? Le théologien Hans Balthasar donne cette réponse : c’est l’évidence de la beauté du comportement inédit de Jésus qui lui donne une « autorité intrinsèque ». Jésus demeure le plus grand critique de notre histoire ecclésiale et pourquoi pas contemplative. Il agit ainsi parce qu’il est l’ami de son peuple. Une eucharistie pour nous donner une mémoire évangélique, une mémoire dangereuse qui rafraîchie nos manières d’être Evangile de Jésus. AMEN. Accueil : Jésus a été un grand insoumis (Père Poudrier). Dès le début de sa vie publique, on voulait le faire disparaître. Et nous à quoi sommes-nous le plus soumis ? A une manière de faire de longue durée ou à l’évangile qui souffre du neuf dans nos veines ?

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Date: 
Samedi, 1 septembre, 2007

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