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2009- B : Lundi 5e semaine ordinaire-Mc 6, 53-56 des foules courent voir Jésus

Année B : Lundi 5e semaine ORDINAIRE (Litbo05l.09)
Mc 6, 53-56 des foules courent voir Jésus

Quand il s’agit de voir Dieu, de reconnaître Dieu en Jésus, nous cherchons des témoins exceptionnels. Ces témoins ne sont pas les chefs religieux, les érudits, les notables, mais des gens ordinaires, la foule. Elle semble avec les démons, les possédés chez Marc, avoir percé le secret messianique de Jésus.

La foule est omniprésente chez Marc. C’est l’humanité qui de tout temps cherche, veut voir au-delà du thaumaturge, au-delà des ouï-dire qui est cet homme qui guérit.  Cette foule, l’humanité silencieuse, recherche Jésus parce que fascinée par l’homme. Elle cherche aussi à s’en approcher pour Le connaître davantage. Pour percer son mystère.  Simple! La foule s’approche de Jésus pour voir et croire.

La foule perce les entrailles de miséricorde qui se dégage de cet homme, également « remué jusqu’aux entrailles » par la foule. Elle perce sa grande compassion et Jésus est attiré par son ouverture à son mystère. Elle perçoit bien dans les mots du poète Rimbaud que Jésus est un Autre, que son « Je est un autre ». Elle réalise avec étonnement que Jésus offre le même accueil pour tous, qu’Il ne fait aucune différence entre les humains. Qu’Il les accepte tels qu’ils sont. Elle perçoit que Jésus ne s’annonce pas, n’a rien à prouver, ne recherche pas les honneurs. Allons ailleurs (Mc 1, 29-29).  Elle voit qu’avec Lui, il y a de l’avenir. Qu’Il est l’Avenir. Qu’Il ouvre l’Avenir.
 
Il y a entre la foule qui cherche, qui veut toucher et Jésus une attirance mystique. Un mystère de réciprocité.  Pour la foule, Jésus ne se fait pas prier pour nourrir l’affamé en se donnant à manger, pour habiller celui qui est nu en se contentant de peu, pour soulager les opprimés même un jour de sabbat et quelle que soit leur détresse. La foule a perçu que Jésus est l’œil des aveugles, le pied des boiteux, le bouclier des veuves et des orphelins, qu’Il aime ses ennemis de telle façon qu’elle ne perçoit aucune différence entre eux et ses amis.  Oui, la foule a percé le mystère Jésus. Paradoxe, plus elle perce ce mystère moins elle sera en mesure de le supporter. Elle exigera sa mort.

Aujourd’hui, avons-nous la même perception que cette foule sur Jésus? Percevons-nous qu’en Jésus émane une force qui fascine, qui nous fait accourir vers lui non seulement en temps de crise, mais quand la joie et le bonheur nous pulvérisent?  Notre société occidentale semble peu attirée par Jésus parce que contrairement à la foule d’hier, nous prétendons Le connaître. Erreur qui fausse tout. Prétendre connaître quelqu’un, c’est le tuer en le réduisant à nos perceptions extérieures, nos ouï-dire. Nous connaissons bien l’expression, véritable assassinat : « je te connais comme si je t’avais tricoté ».  Avec une telle affirmation, nous tuons toute véritable connaissance, nous évacuons la part du mystère, la source inaccessible, invisible de toute vie.
 
À votre contemplation ces mots de Silouane : il m’a été donné de connaître par le Saint-Esprit combien il aime les hommes.  Mon âme ne veut penser à aucune réalité terrestre, mais elle est attirée là où est le Seigneur. Avec la grâce de l’Esprit saint, saisissons son immense bonté pour nous jusqu’à goûter sa Présence dans ce Pain qu’Il nous offre. AMEN.

 

 

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Date: 
Vendredi, 1 mai, 2009

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