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NOËL

 ·         LES QUATRE BOUGIES DE L'AVENT

Les quatre bougies allumées sont le symbole de la lumière de Noël qui approche et qui apporte l'espoir et la paix.  Chaque dimanche de l'Avent, on en allume une de plus.  Plus la fête approche, plus il y a de lumière.  C'est un pasteur luthérien allemand, après la première guerre mondiale, qui a pris l'initiative de placer les bougies allumées sur la couronne. 

Ces bougies symbolisent les grandes étapes du salut avant la venue du Messie. 

 

La première est le symbole du pardon accordé à Adam et Ève.

La deuxième est le symbole de la foi d'Abraham et des patriarches qui croient au don de la terre promise.

La troisième est le symbole de la joie de David dont la lignée ne s'arrêtera pas.  Elle témoigne de l'alliance avec Dieu.

La quatrième est le symbole de l'enseignement des prophètes qui annoncent un règne de justice et de paix.

Actuellement, pour la messe dans les églises catholiques, pendant l'Avent, on allume progressivement les quatre bougies, mais le symbolisme des étapes du salut n'est pas exprimé.

 

 

 

Vous le savez, nous sommes de plus en plus entourés de personnes aux convictions religieuses variées. Noël n'a évidemment pas la même signification pour tous. Mais si on réunissait autour d'une table les représentants de différentes confessions religieuses au sujet de Noël, voici ce qu'on pourrait recueillir comme affirmation et comme vœux.

 

Un membre de la communauté juive : Nous reconnaissons que pour vous, chrétiens, Noël, c'est l'arrivée de la Lumière sur terre en la personne de Jésus. Cette fête n'a pas de signification pour notre communauté. Par contre nous célébrons la fête des lumières (Hanouka).Pendant une semaine, nous allumons des lumières pour éclairer le monde contre les Ténèbres.

Mon souhait pour votre Noël serait que les grandes familles religieuses monothéistes prient pour la paix dans la justice et le droit.

 

Un membre de la communauté chrétienne : Bien que notre plus grande fête soit celle de la Résurrection, Noël marque pour nous la venue de Dieu dans notre monde et dans notre histoire. Cette fête nous fait saisir la grandeur de son amour pour nous et pour tous les humains.

Un souhait pour Noël ? Je souhaite que l'amour du prochain soit la valeur dominante, que les réflexes identitaires n'empêchent pas les rencontres entre les différentes communautés.

 

Un membre de la communauté musulmane : Nous reconnaissons Jésus comme un prophète. Mais Noël ne s'inscrit pas dans le calendrier des fêtes musulmanes. Nous fêtons plutôt la fin du Ramadan, début décembre.

Un souhait pour Noël ? Qu'il y ait plus de recherche de la vérité et de modestie culturelle. Nous voulons un vrai échange responsable entre les religions. Nous faisons partie de religions monothéistes : apprenons à dialoguer et à vivre en bon voisinage.

 

La diversité n'est pas un obstacle.  Au contraire, c'est un carrefour, une croisée par laquelle nous grandissons ensemble.

Dieu tient parole.  Il nous partage sa Vie en son Fils Jésus.

Joyeux Noël à tous!   Souhaitons-nous d'apprendre de plus en plus à être accueillants entre nous, en frères et soeurs.

Normand Bergeron, ptre, curé

 

 

 Nuit de Noël
 

 

 

C'est beau dans l'église ce soir... C'est chaud... Ça sent la fête...

 

J'aime ça venir à l'église à Noël... Je ne suis pas le seul comme ça... Regardez-moi tout ce monde,,, Ce serait intéressant de pouvoir lire dans la tête de chaque personne et voir à quoi ils pensent... Pourquoi monsieur Paquet est là... pourquoi madame Langlois est venue à l'église ce soir ?

 

L'autre jour, au bureau, on parlait de ce qu'on allait faire à Noël, puis c'est venu sur le sujet de la messe... Roger disait qu'il allait préparer le réveillon de bonne heure pour venir à la messe familiale... à cause de sa petite qui chante dans la chorale. Il ferait n'importe quoi pour sa petite. Charles lui, il va fêter Noël chez ses beaux-parents à Sainte-Julie. C'est la tradition que toute la famille va à la messe de Noël dans leur belle vieille église qui lui rappelle son enfance, il va y aller lui aussi. À Noël, comme il dit, c'est pas pareil... Puis, il a Gérard, le plus jeune du bureau : célibataire... Un bonhomme bien agréable à côtoyer, mais pas beaucoup religieux. Il n'a pas manqué son coup de nous tirer la pipe, de nous traiter de vieux jeu. Lui, il va avec sa blonde dans un « party », il paraît que ça va « swinguer » plus qu'à l'église.

 

Puis, il a moi qui passe pour un pilier d'église parce que je vais ordinairement à la messe du dimanche. Pour moi, c'est évident que je ne pouvais pas manquer la messe de Noël. Mais, dimanche passé, le curé qui prêchait nous a dit : « Il reste quelques jours avant Noël, pensez donc à ce que vous allez venir fêter à Noël » En revenant à la maison, j'en ai parlé avec ma femme Laurette; et c'est encore à ça que je pense actuellement.

 

Jésus-Marie-JosephAvec la crèche qui est là, avec « Les anges dans nos campagnes », « Ça bergers » et les autres chants, c'est évident qu'on fête l'anniversaire de la naissance du petit Jésus à Bethléem. C'est ça qu'on raconte aux enfants, mais c'est vrai pour les grands aussi. Chaque année, à la maison, on fête bien l'anniversaire de chaque membre de la famille. Pourquoi la grande famille des chrétiens ne fêterait pas la naissance du plus important de la famille ?  Évidemment, Jésus n'est pas un bébé dans une crèche ce soir. Quand je célèbre l'anniversaire de naissance de mon père, je fête mon vieux père, avec ce qu'il est aujourd'hui pour les enfants et les petits enfants. C'est la même chose pour Jésus. Je rappelle sa naissance, mais je le fête comme Il est aujourd'hui dans le monde.

 

Justement, ma femme a de la misère avec ça. Quand on parlait de cela à la maison l'autre jour, Laurette a dit : « Tu trouves pas que ton Jésus, brille par son absence dans le monde où on vit. Moi, quand je prends les nouvelles, j'ai hâte qu'il revienne ton Jésus pour mettre un peu d'ordre dans ce monde de fou. » Laurette, elle est comme ça : elle se dit plus réaliste que moi, et elle voit un monde qui va mal. Moi, je regarde plutôt le monde avec mes lunettes d'espérance. Je vois le même monde que Laurette : un monde où il y a bien du mal, un monde qui a de grands problèmes et qui a de la misère à trouver les solutions; mais un monde qui va de l'avant.

 

Il y a beaucoup de guerres, mais on cherche la paix... Il y a plein de monde qui meurent du cancer et d'autres maladies, mais on continue à chercher les remèdes et à organiser la prévention... Il y a plein d'organismes qui travaillent pour le partage des richesses, même s'il y a encore plein de pays où les gens meurent de faim... C'est la même chose pour l'environnement et tout le reste.

 

Avec mes lunettes d'espérance, je vois plein de problèmes, mais je vois aussi plein de recherches pour résoudre ces problèmes et faire un monde plus beau, plus juste, plus fraternel, plus humain... Et je crois que Jésus est là dedans... Je crois qu'on y parviendra parce que justement Jésus est présent et agissant là dedans. C'est Lui qui inspire et soutient toutes ces recherches pour un monde meilleur. C'est Lui qui continue à travailler à travers un tas d'hommes et de femmes de bonne volonté...

 

Oui, Jésus, C'est là qu'il est aujourd'hui... Et c'est ce Jésus vivant et agissant dans notre monde que je veux fêter ce soir.  Bonne fête, Jésus, et je te souhaite beaucoup d'aide dans ton travail pour que ça vienne plus vite ce monde qui sera plein de ta présence. On dit que tu vas revenir pour fêter ça. J'ai hâte.

 

Euclide Ouellet, prêtre  (Extrait du bulletin de Saint-Philomène)