1993-AMtt 5, 1-12 Dimanche 4e semaine ordinaire -heureux.
Heureux, un mot clé pour lire notre vie. Jésus commence son ministère publique en disant qu'il est "pour" le bonheur. C'est une bonne nouvelle qui devrait soulever enthousiasme.
Heureux, un mot clé pour lire notre vie. Jésus commence son ministère publique en disant qu'il est "pour" le bonheur. C'est une bonne nouvelle qui devrait soulever enthousiasme.
Il est Dieu né de Dieu, lumière né de la lumière, engendré non pas crée, pour nous et notre Salut, il a pris chair de la Vierge Marie et s'est fait homme". Devant une telle naissance, St Jean de la Croix s'exclamait: Ce qui est dans le Christ est inépuisable.. on a beau y puiser on n'en voit jamais le terme, chaque repli renferme de nouveaux filons à richesses nouvelles.
" Jean est venu...Jésus est venu ". Vraiment rien de nouveau sous le soleil. Comme celle qui l'on précédé, la génération de Jésus ignore l'oeuvre de Dieu, refuse d'entrée dans la fête. "Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé ". La génération de Jésus hésite à s'associer à la joie de l'Epoux comme elle a refusé l'ascèse de Jean-Baptiste.
Impossible à la lecture des textes des derniers jours, de ne pas remarquer qu'il est question du temps. Il y a une tension vers l'avenir... Encore un peu de temps et le Liban se changera en verger, les aveugles verront , les sourds entendront. C'est à de demander s'il on ne rêve pas en couleur.
ésus vient de nous donner une certitude merveilleuse et forte qui est une des plus belles révélations de la Bonne Nouvelle. Si nous acceptons de faire partie du peuple de Dieu dont il est le Berger (jn 10:27), personne ne les arrachera de ma main . Pas plus de la main du Fils que de celle du Père.
Il n'est pas de route chrétienne sans chemin de croix. Il n'y a pas d'art de vivre selon l'Evangile sans la mort de soi-même. Le renoncement est aujourd'hui un mot que l'on veut oublier, un mot aux oubliettes, à placer sur les tablettes. Pourtant il n'y a de bon vin que si le vigneron a taillé le cep. C'est par amour pour sa vigne qu'il agit ainsi
Il est bon que je m'ai aille." Difficile pour nous humain de comprendre. Notre expérience nous dit qu'un départ est quelque chose de pénible. Partir c'est mourir un peu. C'est se perdre de vue, s'éloigner.
Croire en Dieu, c'est déjà difficile. Mais le prier, n'est-ce pas encore plus difficile? Ce qui est le plus exigeant, vous le savez très bien, n'est pas votre travail (action) quotidien. C'est de devenir prière ( contemplative). Les Pères grecs appelaient cette démarche " la divinisation de l'homme".
Prier ne consiste pas simplement à " imiter " Jésus (1 Cor 11.1). Il faut entrer dans la " communion à Jésus" , d'accepter la condition de " serviteur souffrant " qui fut celle de Jésus sur le chemin de Jérusalem.
Il n'est pas de route chrétienne sans chemin de croix. Il n'y a pas d'art de vivre selon l'Evangile sans la mort de soi-même. Le renoncement est aujourd'hui un mot que l'on veut oublier, un mot aux oubliettes, à placer sur les tablettes. Pourtant il n'y a de bon vin que si le vigneron a taillé le cep. C'est par amour pour sa vigne qu'il agit ainsi.
Qui est cet homme? Là, est bien la question. Les paysans de Nazareth, les pêcheurs de Tibériade, les pharisiens de Jérusalem n'ont pas eu assez de temps ( trente ans) pour percer le secret ce celui qu'ils appelaient Jésus. Qui est ce " beau-parleur" ? D'où lui vient cette prétention qu'il affiche? Pourquoi ces fréquentations dangereuses avec les gens de petite vertu ?