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Jean 5

2023-A-Jn 5, 17-30- mercredi de la 4e semaine CARÊME- l'oeuvre de Jésus

Loin d’être un déviant religieux, Jésus est un fervent croyant, initiateur plutôt que réformateur, d’une pratique religieuse axée non sur la maladie de l’apparence, mais sur un comportement nouveau caractérisé par la fraternité. Le seul programme de Jésus n’est pas de vivre les yeux au ciel, détaché des réalités vécues en bas. Il se bat contre ceux qui se sentent meilleurs parce qu’ils vont au temple, à la messe (cf. Lc 18, 9-14). Il prône comme programme la fraternité, un vivre ensemble. Il refuse de s’enfermer dans une forme spécifique d’une pratique religieuse réservée aux parfaits. Telle est la conviction centrale qui court du début à la fin des évangiles.

2022-C-Jn 5, 17-30- mercredi de la 4e semaine du CARÊME- sortir Jésus d'un système qui tue

Les autorités cherchaient à le faire mourir. Les exégètes s’entendent aujourd’hui pour dire que Jésus n’est pas mort pour nous sauver. Ce qui l’a conduit à la mort, c’est son regard sur les non désirables, sur ceux qui comme l’homme paralysé qu’il remettait debout, empêchent la « machine » de fonctionner. Jésus voulait redonner des droits aux exclus, les intégrer de plein droit dans la vie civile et religieuse.

2021-B-Jn 5, 17-30- mercredi 4e semaine CARÊME- une parole qui fait sens

S’il y a une recommandation qui revient souvent chez le pape François et qu’il adresse à ses proches collaborateurs de la curie, c’est celle d’éviter le bavardage souvent dépourvu d’intérêt et qu’il considère comme une bombe qui détruit la communauté[1] du terrorisme[2].

Nous connaissons bien l’expression souvent attribuée à un politicien : il a l’art de parler pour ne rien dire et celle entendue après une prédication : quelle enflure de mot où il aurait été mieux qu’il se taise plutôt que de ne rien dire.

2019-C-Jn 5, 17-30- mercredi 4e semaine carême - il est minuit et cinq

Écoute et tu arriveras. La règle de saint Benoît s’ouvre sur un appel : écoute. Elle se conclut, et nous l’oublions, sur une affirmation : tu arriveras. Cela pourrait faire une belle devise de vie. Jean nous présente ce matin la devise privilégiée de Jésus, une autre belle devise de vie : si tu entends, si tu crois. Il écrit : celui qui entend ma parole est transféré (passé) de la mort à la vie. Dans sa première lettre, il écrit : nous savons, nous, que nous sommes passés de la mort à la vie (1 Jn 3, 14).

2019-C- Jn 5, 24-25, 28-30 - pour un grand priant

Commençons par faire mémoire, dans notre coeur, de tout ce qu'il y a eu de beau, de grand, de vrai dans la vie de Robert. Ce qu'il a cherché à être au milieu des siens. Faire mémoire apporte un peu de soulagement à Louise, à ses enfants. Faire mémoire fait reculer un peu, si possible, la tristesse, redynamise la vie qui se poursuit. Prenons un instant de silence, faisons mémoire de l’amour de Robert pour les siens, de sa proximité, de sa disponibilité, de son grand cœur.

2017-A- Jn 5, 1-16 - mardi 4e semaine carême - où est passé notre humanité ?

Je n’ai personne pour me plonger dans la piscine. C’est la réponse du paralysé à la question de Jésus: veux-tu être guéri ? À travers le paralysé, c’est à nous que Jésus pose une question d’une envergure sociale; cette question sera insoluble si chacun de nous et notre société dans son ensemble passent outre sans arrêter près des chassés de leur terre et pays dévastés, des sans-abris de nos villes qui se déclarent des sanctuaires de l’accueil.

2016-C-Jn 5, 1-16 - mardi 4e semaine du carême - de l'eau qui guérit

Ézéchiel parle de l'eau qui guérit. Cette eau, dit le prophète, assainit tout ce qu’elle pénètre, et la vie apparaît en tout lieu où arrive le torrent. Dans l'évangile de saint Jean, il se passe la même chose avec l’eau de la piscine à Bethesda. Un homme paralysé depuis 38 ans attend le mouvement de l’eau qui sauve. Il attend de l'aide pour le plonger dans la piscine au moment où l'eau bouillonne.

2015-B-Jn 5, 1-16-mardi 4e semaine carême-le déluge Jésus

Il y eut au temps de Noé ces quarante jours d'une pluie abondante qui couvrit toute la terre. La genèse rapporte que tout fut détruit. Un évêque, saint Maxime de Turin (v. 420), parle de cet événement non comme un déluge mais un baptême. La méchanceté a disparu et la droiture en est sortie revigorée.

Il y eut, et nous voyons moins cela, un second déluge qui a aussi ravagé toute l'étendue de la terre. C'est le déluge Jésus. Quand Jésus dit au malade va te plonger dans la piscine de Bethesda, il lui dit: va te plonger en moi. Quelle caresse de Jésus, quelle proximité de Jésus il y a dans sa question veux-tu guérir !

2014-A-Jn 5, 1-16 -mardi 4e semaine carême- nous laisser plonger dans la piscine de la miséricorde

Veux-tu retrouver la santé ? Connaissez-vous quelqu'un qui répondrait non à cette question ? Cette question posée à un malade depuis longtemps et supportant le désintérêt de tous à son égard, Jésus la repose aujourd'hui à chacun de nous. À notre monde.

2009-B- Jn 5, 1-16- Mardi 4e semaine carême - nous laisser surprendre par Dieu

Qu’est-ce qui peut bien unifier entre eux Paul et le paralysé malade depuis plus de trente huit ans? Réponse simple, mais bouleversante : les deux ont été surpris par Dieu qui s’est trouvé sur leur passage. N’est-ce pas aussi – je dis bien – ce qui pourrait nous arriver, à nous aussi, durant ces jours de retraite? Paul, persécuteur de Dieu et ce paralysé immobile, autre manière de parler de cette terrible épreuve de l’acédie, c’est vous, c’est moi qui ont besoin d’être surpris, foudroyés, réveillés par le passage de Dieu.

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